Thème : Passe le temps,
passe la vie
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Romain Guilleaumes. Tous droits réservés.
A en
croire chaque homme, sa réussite se doit au mérite et son
échec au destin. Le sort des autres, par contre, s'explique
par la chance ou par l'incompétence.
(Impertinences)
A présent
que je n'ai plus rien à me dire, que ma compagnie me lasse,
il serait sain que je songe à me quitter. (Solitudes)
A vingt
ans, le monde nous appartient. Mais on rate une marche, puis
deux, puis trois, et l'on apprend l'humilité. Pour peu que
l'on dégringole les escaliers, les années passent trop vite
et l'on se révèle l'ombre, fuyante et pâle, de ce que l'on
croyait incarner. (Diverses idées)
Au
contraire de l'avenir, le passé est connu. Il n'est ni vain
ni vide, en cela il me rassure. (Solitudes)
Au grand
dégoût de la jeunesse cruelle, la vie marque les corps de
ses traces et cicatrices. (Solitudes)
Aucun
adulte ne peut réparer son enfance brisée. De là naissent
les vainqueurs insensibles et les vaincus romantiques, les
puissants et les ratés.
(A vrai dire)
Aux
derniers instants de la vie, le seul bilan qui vaille est
celui de l'affection. Amour, haine et peine. Qu'as-tu donné,
qu'as-tu reçu ?
(A vrai dire)
C'est
dans le néant de la mort que se mesure l'empreinte d'une
existence.
(Diverses idées)
C'est
effarant le nombre de gens qui meurent sans avoir pris le
temps de dire qu'ils existaient.
(Errance)
Celui qui renonce à ses espérances est bien près de nous quitter.
(A vrai dire)
Comment
savourer la vie si l'on ne goûte le plaisir d'être ? (Solitudes)
Dans tout
combat - surtout la vie -, on est toujours vainqueur tant
qu'on n'est pas vaincu.
(Diverses idées)
Dans
toute vie, le plus dur et permanent des combats consiste à
s'accorder avec les autres sans se renier soi-même.
(Diverses idées)
Désabusé,
je me suis longtemps détaché de la vie, de ses passions et
servitudes. Puis j'ai croisé ton sourire, étincelle qui
raviva mon être. Mais le temps avait passé et j'avais
vieilli. Trop !
(Sans, tu mens...)
Destin.
Résultat inattendu, positif ou négatif, d'actes et de choix
consacrés à d'autres desseins. Ratage, quoi.
(Diverses idées)
Du
présent, nous attendons toujours plus et mieux. Ainsi le
bonheur ne se conjugue-t-il qu'au passé ou au futur.
(A vrai dire)
Entre le
passé et l'avenir, le présent n'est qu'un fifrelin d'instant
déjà évanoui.
(Diverses idées)
Epitaphe.
Une vie trop longue des années durant ; bien trop courte au
dernier instant. "Encore !" se perd dans le silence du
trépas.
(Errance)
Faible et vacillante, au bord de l'extinction, la petite
flamme qui anime mon être n'attend plus qu'un souffle
nouveau pour reprendre ou pour s'éteindre.
(Amertumes)
Fougueuse
jeunesse qui révolutionne, qui crée, qui invente... ce
qu'elle ignore avoir été pensé par une infinité d'âmes
disparues !
(Errance)
Histoire.
Succession des événements passés de l'évolution humaine,
dont l'analyse et la juste relation sont l'apanage des seuls
vainqueurs.
(Diverses idées)
Il est
des pères dont la seule oeuvre est de réjouir leurs enfants
de leur mort.
Il est
des périodes de la vie où chaque jour de plus ressemble
furieusement à un jour de trop.
(Errance)
Il faut
toute la vie pour apprivoiser la mort.
(Errance)
Il faut
travailler pour vivre, non vivre pour travailler.
(Impertinences)
Je manque
d'espoir pour donner à l'avenir un tour suffisamment
exceptionnel qui me donne envie de le vivre. (Solitudes)
Je me
suis délesté de mes amis et je m'emploie à ne plus en avoir,
car la mort de qui j'aime lacère mon coeur et me rend la vie
amère.
(Sans, tu mens...)
L'âge en
trop, c'est celui de la désertion de l'espoir. (Solitudes)
L'animal
blessé grogne et mord, pour se libérer des autres, peu avant
la mort. (Solitudes)
L'avenir
de l'optimisme appartient au divertissement ; celui du
pessimisme à la réflexion.
(Diverses idées)
L'enfance est le temps où l'on acquiert ces illusions que la
vie nous enlève.
(Amertumes)
L'espoir
est un abruti qui gobe tout ce qui l'arrange, sans
discernement. Et cet abruti nous fait vivre. (Diverses idées)
L'existence est un bûcher où, du premier au dernier jour,
nous brûlons nos illusions jusqu'à l'ultime, l'hypothèse
d'un sens à la vie. (Solitudes)
L'idée
d'une destinée est une douceur qui se glisse dans le cerveau
de qui ne croit plus en rien mais s'obstine à espérer encore
un peu.
(Errance)
L'orgueilleux préfère n'être rien que pas grand chose.
(A vrai dire)
La
jeunesse, des esprits fragiles dans des corps fermes et
agiles. Rendez-vous de la naïveté et de l'impétuosité.
(Errance)
La
jeunesse ne s'achète pas, mais la vieillesse se paye. En
remords et en regrets. (Solitudes)
La mort
n'accomplit pleinement son oeuvre qu'à l'instant de l'ultime
pensée vous étant accordée par un vivant. (Solitudes)
La
principale faculté de l'homme, de son âge le plus tendre au
plus avancé, est de se convaincre que ses envies sont des
besoins.
(A vrai dire)
La quête
absolue de l'idéal est le plus sûr moyen de rater sa vie.
(Impertinences)
La seule
maladie mortelle définitivement incurable, c'est la vie. Au
premier cri, nous voilà déjà mourants. (Solitudes)
La vie
est comme une insomnie, plus ou moins longue, entre deux
sommes sereins. (Diverses idées)
La vie
est tellement triste qu’on ne peut qu’en mourir.
(D’Ironie en Sarcasmes)
La vie
n'est qu'un long chapelet d'occupations plus ou moins
souhaitées, plus ou moins plaisantes, qui masquent la fuite
du temps. (Diverses idées)
La vie n'est qu'un long suicide qui se nourrit du moindre de nos
gestes.
(Amertumes)
Le
bonheur appartient au présent qui se déleste du passé et
ignore l’avenir.
(Errance)
Le but de
la vie n'est pas le plaisir mais la procréation. Le plaisir
en est l'invite et le moyen.
(Errance)
Le
dépressif qui parle de suicide veut vivre ; pour celui qui
n'en parle plus, il est déjà trop tard. (Solitudes)
Le destin
est un hasard extrême, bon ou mauvais, qui nous sauve de la
médiocrité.
(Errance)
Le monde
n’a pas de maîtres. Les dinosaures ont vécu, l’homme est
venu ; l’homme s’en ira, une autre espèce règnera avant de
disparaître.
(Errance)
Le
plaisir doit être notre seul maître puisque c'est en son nom
que s'accomplit le coït qui donne la vie. (Diverses idées)
Le poids
des ans, c'est avant tout le poids des rancoeurs, remords et
regrets. Ainsi pèse-t-il différemment à chacun.
(Diverses idées)
Le récit
du malheur d'autrui n'instruit personne ; l'expérience du
malheur instruit chacun.
(Errance)
Le seul
devoir que t'impose la vie est d'occuper au mieux le temps
qui sépare ta naissance de ta mort. Au mieux de ton propre
intérêt car, en vérité, personne d'autre ne s'en
préoccupera.
(Amertumes)
Le
souvenir est un savoureux faux témoin de notre passé.
(Errance)
Le
suicide, c'est prendre les choses en mains et se montrer
responsable, refuser enfin de s'en remettre à autrui, au
hasard ou à la providence.
(Impertinences)
Le
suicide est l'ultime courage et la bravoure sublime des
lâches.
(Impertinences)
Le
suicide est un supplice pour ceux qui restent sans
comprendre.
(Errance)
Le
suicide est une pièce dont la face est la mort de l'amour,
et le pile l'amour de la mort. (Solitudes)
Le temps
vient à bout de toutes les peines, dit-on. Et comment, donc
! Six pieds sous terre, nulle souffrance ne subsiste.
(D’Ironie en Sarcasmes)
Le
vieillard parle de lui au passé. Quel que soit son âge...
(Diverses idées)
Les
ambitions d'un homme vaincu se résument à survivre un jour
de plus.
(Amertumes)
Les
enfants sont innocents et souriants car aucun passé ne les
poursuit.
(Errance)
Mesure la
valeur de ta vie non à ce que tu possèdes, mais à cette part
de toi qui te survivra.
(Diverses idées)
Mort.
Quand ne reste que ce qu'on a été. Le plus souvent rien,
puisque avoir n'est pas être.
(Diverses idées)
Mourir
sans que personne ne se souvienne qu’on a existé équivaut à
perdre sa vie. (Solitudes)
Ne
devient-on pas sédentaire par crainte de mourir loin des
siens ?
(Diverses idées)
Notre
pire destin n'est-il pas de décevoir nos maîtres et qui nous
aimons ?
(Amertumes)
On ne
pleure pas le destin d'un mort mais la perte du bien qu'il
nous apportait. Si nous pleurions le martyre à venir, les
maternités seraient océans de larmes.
(Impertinences)
On ne se
voit jamais tel qu'on est. Jeune, on se croit mûr ; mûr ou
décati, on s'imagine "encore jeune".
(Errance)
Orgueil.
Fierté qui permet à chacun de défier la vie au point,
parfois, d'y renoncer.
(Diverses idées)
Penser la
vie ou vivre sa vie, il faut choisir puisque l'un exclut
l'autre.
(Amertumes)
Pour un
désespéré il y a pire que le suicide, c'est l'instinct de
conservation. (Solitudes)
Qu'as-tu fait du précieux enfant que tes parents t'avaient confié ?
(Amertumes)
Qu'est-ce que ta vie ? Le creuset de bonheurs évanouis, de plaisirs
évaporés, de rêves inachevés, de sentiments usés. Un présent
qui peine à espérer demain.
(Amertumes)
Quand on
a peu d'occasions de se réjouir de l'existence, nos instants
de joie nous semblent suspects ou coupables.
(Amertumes)
Quel
horrible crime avons-nous commis, en un ailleurs oublié,
pour mériter la vie ?
(Sans, tu mens...)
S'il n'y
avait notre faculté de rêver et d'espérer, très peu d'entre
nous toléreraient leur vie au-delà de trente ou quarante
ans.
(Amertumes)
Se
vouloir "encore jeune" n'est qu'un flirt avec le souvenir de
sa jeunesse disparue.
(Errance)
Si nous
aimons tant parler à nos morts, n'est-ce pas que nous leur
reconnaissons l'indicible mérite d'ignorer la contradiction
?
(Impertinences)
Subsister
est le vivre des insoumis.
(Impertinences)
Tout
homme de quarante ans est devenu un vieux con, ou resté un
jeune con.
(Impertinences)
Toute vie
est marquée par deux traumatismes : la naissance et la mort.
(Diverses idées)
Toute vie
est vaine si elle n'est marquée par une grande réalisation
ou ne donne jour à une progéniture. (Solitudes)
Un
enfant, ça rit et ça pleure. Un enfant, ça invente le
bonheur. (Solitudes)
Un
mensonge qui n'a pas même la décence de faire rêver est un
crime contre l'espoir et la vie qui en découle.
(Sans, tu mens...)
Une
illusion déçue, on s’en remet toujours. C’est la somme des
illusions perdues qui menace la viabilité d’un être.
(Diverses idées)
Vivre
consiste à donner la pleine mesure de ce qui nous
différencie d’autrui.
(Diverses idées)
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