Thème : La société des
hommes
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Romain Guilleaumes. Tous droits réservés.
"Tu ne
tueras point" contraint à l'impuissance un Dieu contrit
d'avoir créé cet homme qui saccage le paradis terrestre.
(Diverses idées)
A bien
les observer, ce n’est pas dans l’entretien de leur liberté
que les hommes trouvent le bonheur, mais dans leur capacité
à s’insérer – d’abord – aux bas échelons d’une hiérarchie
rigoureusement organisée.
(Diverses idées)
A en
croire chaque homme, sa réussite se doit au mérite et son
échec au destin. Le sort des autres, par contre, s'explique
par la chance ou par l'incompétence.
(Impertinences)
A force
d'abuser de la liberté, on s'expose à n'en avoir plus que la
nostalgie.
(Diverses idées)
A la
vengeance, je préfère la revanche ; à la souffrance infligée
sans gloire, la noble victoire qui fait rager. (Errance)
Accabler
les élus, c'est accorder une étrange impunité aux électeurs.
(Diverses idées)
Alors que
les tyrans brûlent les livres, des démocrates se
contentent de prohiber l'usage de certains mots.
(Impertinences)
Apprendre
à se contenter de ce qu'il a est le premier instinct du
loser.
(Impertinences)
Argent.
Réalité conceptuelle destinée à établir ou représenter les
rapports de puissance et de force entre les hommes. N'a que
la valeur du prix que chacun est prêt à mettre pour
l'obtenir.
(Dictionnaire singulier)
Au
contraire de la femme, l’homme blessé préfère inspirer la
crainte que la pitié.
(Impertinences)
Au
contraire du fouillis multiculturel, la société multiraciale
ou multiethnique est parfaitement viable, pour autant que
tous adhèrent aux mêmes valeurs morales et sociales,
culturelles par essence.
(A vrai dire)
Au fil du
temps, la beauté devient un calvaire pour les femmes
superbes qu'on résume trop aisément à leurs courbes et à
leurs charmes.
(Diverses idées)
Au fond
de lui-même, chacun abhorre la démocratie qui fait trop de
cas de ceux qui ne pensent pas comme lui. Tous les hommes
sont des dictateurs en puissance, très peu en ont l’étoffe.
(Impertinences)
Aucun
adulte ne peut réparer son enfance brisée. De là naissent
les vainqueurs insensibles et les vaincus romantiques, les
puissants et les ratés.
(A vrai dire)
Aujourd'hui, la valeur du travail ne se mesure plus qu'au
profit matériel qu'il génère. Le travail gratuit ou peu
rentable ne mérite, hélas, plus le moindre respect.
(Impertinences)
Aujourd'hui, les leaders d'opinion sont des chanteurs ou
comédiens, gorgés d'alcool ou de stupéfiants, qui ont à
peine leur certificat d'études.
(Plume de fiel)
Beauté,
richesse et pouvoir séduisent le vice et ricanent de la
vertu.
(Impertinences)
Bête.
Tout animal dont la bêtise n'atteint pas celle de l'homme.
(Diverses idées)
Bonté.
Bienveillance indulgente ou charitable inspirée par
l'éducation, le conditionnement, la foi ou la bêtise.
(Dictionnaire singulier)
C'est
dans la solitude que l'homme puise, au plus profond de
lui-même, ses richesses les plus inespérées.
(Errance)
C'est
quand on ne se pardonne plus rien qu'on en veut au monde
entier.
(Diverses idées)
C'est
quand on perd les choses qu'on s'aperçoit qu'on pouvait s'en
passer. Pour les gens, c'est le contraire.
(Diverses idées)
C'est une
loi naturelle que la qualité l'emporte sur la quantité.
Ainsi un Dieu succéda aux dieux et l'humanité décline en
proliférant.
(Impertinences)
Cabotin.
Acteur médiocre qui a une haute opinion de lui-même.
Synonyme parfait : politicien commun.
(Diverses idées)
Ce qu'il
y a de risible avec la bêtise, la sottise et la connerie,
c'est que chacun s'en croit immunisé et que personne ne
l'est, tant le jugement humain est subjectif.
(Impertinences)
Ce que
nous pensons naît plus souvent de nos épreuves que de nos
réflexions.
(Diverses idées)
Ce
qui transforme un peuple noble en vulgaire public, c'est sa répugnance à
comprendre et sa
propension à croire.
(Amertumes)
Celui qui
cherche dans le livre de quoi servir son intérêt, et non de
quoi s'interroger, est étranger à l'intelligence.
(Impertinences)
Celui qui revendique
l'égalité, aspire en fait à inverser les rapports de force.
(A vrai dire)
Comme
l'amour, toute vérité est imaginaire et illusoire. Elle
n'attend qu'un démenti ou une trahison pour disparaître. (Solitudes)
Comment faire confiance à un peuple
qui croit que la vérité sort des tabloïds ?
(Amertumes)
Croyant.
Qui adhère aveuglément à la parole de celui qui sait
exhorter ses plus forts sentiments ou ressentiments.
(Plume de fiel)
Dans tout
compliment se faufile une sollicitation de bienveillance.
(Diverses idées)
Dans
toute vie, le plus dur et permanent des combats consiste à
s'accorder avec les autres sans se renier soi-même.
(Diverses idées)
D'être ne
peut se targuer celui qu'un groupe social conforme à ses
préceptes.
(Plume de fiel)
De nos
jours, il est de grandes âmes pour qui la pauvreté consiste
à ne pouvoir se payer le resto plus d'une fois par mois.
(D’Ironie en Sarcasmes)
De tous
temps, les politiques ont dû choisir entre l'avenir du
peuple et l'avis du peuple, entre s'occuper de la société ou
de leur carrière.
(A vrai dire)
Démocratie
: famille où les parents s'abandonnent aux plus viles bassesses et facilités
afin de plaire aux enfants, seuls maîtres à bord.
(Amertumes)
Démocratie. Régime politique qui offre la possibilité à une
minorité d'ambitieux opportunistes, malins et flatteurs, de
se faire élire par une majorité d'émotifs et d'ignares.
(Plume de fiel)
Dieu.
Créateur de l'univers auquel on impute les torts de
l'humanité et que l'on charge de satisfaire nos passions.
(Diverses idées)
Dieu est
le nom de la conscience des hommes. Lorsque la foi
s'éloigne, la morale s'égare.
(A vrai dire)
Discourir
sur l'inexistence de Dieu, c'est faire beaucoup d'honneur au
néant ou deviner son erreur.
(Diverses idées)
Docilité.
Disposition mentale qui incline à la soumission en échange
de la satisfaction d'un intérêt ou d'une aspiration.
Atavisme canin répandu chez l'homme.
(Plume de fiel)
Du pauvre
qui le reste ou du riche dont les privilèges ne seront plus
que souvenirs, j'ignore qui est le plus à plaindre.
(A vrai dire)
Du
présent, nous attendons toujours plus et mieux. Ainsi le
bonheur ne se conjugue-t-il qu'au passé ou au futur.
(A vrai dire)
En
démocratie, règne la dictature du plus petit commun cru ou
ressenti. Certainement pas pensé.
(Impertinences)
En
démocratie, où le suffrage universel l'emporte toujours, on
n'a que les élus que l'on mérite. (Solitudes)
En
politique, il y a intérêt à ce que l'ennemi soit fort et
fasse peur pour que la masse des neutres prenne notre parti.
(Impertinences)
En termes
de croyances, l'intégrisme est la règle. Croire
partiellement n'est pas croire.
(Impertinences)
Enfreindre l'ordre établi est un devoir où le droit est
absent ; une méprisable insolence où il règne.
(Impertinences)
Eprouvons
l'expérience de nos principes avant de les transmettre.
(Diverses idées)
Faillite
de l'utopie multiculturelle, la Belgique est un Etat
artificiel, une non-nation dépourvue d'âme, dont la
déroute est un enseignement pour tous les peuples.
(A vrai dire)
Fascisme.
Mésalliance du socialisme et de l'ethnocentrisme.
(Plume de fiel)
Femme.
Ignare, elle se soumet à l'homme ; instruite, elle méprise
l'homme ; intelligente, elle dialogue.
(Diverses idées)
Fondamentalement bons par nature, nous naissons tous
idéalistes. Le matérialisme ne s'acquiert qu'au prix d'un
reniement de soi et de l'adoration des choses.
(Amertumes)
Fougueuse
jeunesse qui révolutionne, qui crée, qui invente... ce
qu'elle ignore avoir été pensé par une infinité d'âmes
disparues !
(Errance)
Histoire.
Succession des événements passés de l'évolution humaine,
dont l'analyse et la juste relation sont l'apanage des seuls
vainqueurs.
(Diverses idées)
Il est
commode de se fixer des objectifs hors de portée ; cela
excuse tous les échecs.
(Diverses idées)
Il faut
travailler pour vivre, non vivre pour travailler.
(Impertinences)
Il paraît
que ce serait l'esprit, la conscience, voire le rire qui
fait l'homme. Et si c'était, seule, la croyance en Dieu ? Ce
credo qui distingue le bien du mal, notions ignorées de
l'animal...
(Errance)
Ignorance
et inconscience sont les mamelles de l’optimisme.
(Diverses idées)
Il ne
croit en rien, celui qui ne croit qu'en lui.
(A vrai dire)
Impuissant
à régenter et à discipliner l'humanité, l'homme s'emploie à soumettre la
nature, quitte à la violenter.
(Amertumes)
Initiatrice de la morale, distinction du bien et du mal, la
religion a empêché plus de crimes que l'homme n'en a commis
en son nom.
(A vrai dire)
J'appelle
culture ce qui permet d'enrichir la pensée, ce qui développe
l'esprit. Je doute que des gesticulations scéniques, des
extravagances vocales et des excentricités médiatiques y
contribuent.
(Plume de fiel)
Jamais la
raison n'infléchira croyances et sentiments. Ainsi, penser
restera toujours distant du nombre.
(Plume de fiel)
Jamais
pensée n'est vérité, elle n'est au mieux que solide conviction.
(Impertinences)
L'activité est une occupation qui dispense de réfléchir et
de penser, lorsqu'elle est intense.
(Diverses idées)
L'ambition économique et sociale trahit une sérieuse maladie
ophtalmologique. Comment expliquer autrement que l'on puisse
voir grandes de viles bassesses humaines telles que
l'argent, les apparats et la possession ?
(Impertinences)
L'animal
blessé grogne et mord, pour se libérer des autres, peu avant
la mort. (Solitudes)
L'angélisme voudrait punir le crime et compatir aux maux du
criminel. C'est confondre cause et conséquence. Sans
criminel, pas de crime !
(Impertinences)
L'appétit
- ou l'envie - est un très mauvais guide pour qui se
voudrait honorable.
(Diverses idées)
L'art est
un mensonge qui travestit la réalité pour nous la rendre
supportable. (Solitudes)
L'avenir
de l'optimisme appartient au divertissement ; celui du
pessimisme à la réflexion.
(Diverses idées)
L'économie
doit être au service de l'homme et non l'inverse. Mais la créature
capitaliste a échappé au contrôle de ses concepteurs et, gargantuesque,
ne sera jamais repue des détresses humaines qu'elle engloutit avec
voracité.
(Amertumes)
L'enfance
est le temps où l'on acquiert ces illusions que la vie nous enlève.
(Amertumes)
L'enseignement doit fournir à chaque individu les moyens
d'aller à la rencontre du meilleur de lui-même.
(Errance)
L'espoir
est un fourbe qui rend imaginables l'improbable et
l'impossible. (Solitudes)
L'être
sans conscience ne se juge jamais. L'absence de conscience
est une bonne conscience permanente.
(Impertinences)
L'excès
de capitalisme tuera le libéralisme.
(Diverses idées)
L'existence est un bûcher où, du premier au dernier jour,
nous brûlons nos illusions jusqu'à l'ultime, l'hypothèse
d'un sens à la vie. (Solitudes)
L'histoire des hommes, c'est l'histoire des élites passées.
Des obscurs et des laborieux, il ne reste au mieux que
d'infimes fragments de gènes.
(A vrai dire)
L'homme a
inventé le travail pour s'éviter de trop penser, et l'argent
pour endurer stoïquement le travail organisé. Ainsi
naquirent tous les maux de l'humanité.
(A vrai dire)
L'honneur
suppose de ne rien céder de sa noblesse d'âme aux sirènes de
l'intérêt et du profit.
(Errance)
L'humain ne peut vivre sans chercher à
dominer son environnement. Dont ses semblables.
(Amertumes)
L'idée de
Dieu n'a pas encore péri sous les impitoyables coups de
butoir de l'intelligence, de l'analyse, de la raison, de la
critique et de la science. C'est un signe! Oui, mais un
signe de son existence ou de la constance du désespoir
humain?
(Errance)
L'insolence est la dignité du pauvre.
(Impertinences)
L'intérêt
du bien commun - la politique - est chose trop sérieuse pour
laisser des peuples formés d'égoïstes soucieux du présent et
du plaisir immédiat s'en charger. Pis encore lorsque ces
gens délèguent leur pouvoir à des arrivistes, ambitieux et
amoraux. Qu'il est donc difficile, quand on y réfléchit, de
défendre avec conviction la noble idée de démocratie...
(Impertinences)
L'opinion
est le fruit du viol d'une pensée par un sentiment.
(Impertinences)
L'opinion
publique est le règne sans partage de la pensée temporaire,
induite par les émotions et consacrée par les médias.
(Plume de fiel)
L'orgueilleux préfère n'être rien que pas grand chose.
(A vrai dire)
La
démocratie, c'est le droit fondamental de dire tout ce que
l'on pense... à condition que cela ne heurte pas la volonté
du législateur !
(Impertinences)
La
démocratie nourrit en son sein un poison virulent et mortel
: le suffrage universel non tempéré.
(Plume de fiel)
La
fidélité est peut-être le plus grand des devoirs qui
s'imposent à l'être humain. Par respect pour l'autre certes,
mais pour rester en paix avec cette conscience qui, seule,
nous différencie de l'animal surtout.
(Errance)
La
liberté consiste à choisir soi-même ses chaînes.
(Impertinences)
La
liberté est une exigence intellectuelle à laquelle la
perspective du profit nous fait aisément renoncer.
(Diverses idées)
La morale
que l'on suit, on veut l'imposer pour en partager les
souffrances.
(Impertinences)
La nudité
dans la relation amoureuse, c'est une offrande que l'on fait
de son moi véritable, dépourvu des boucliers et masques qui
nous protègent de la société, qui nous facilitent l'épreuve
de ses règles et de ses contraintes.
(Errance)
La
plupart des gens ont tout compris à la vie. Pour résoudre
toutes les questions de l'existence, il suffit de ne pas se
les poser. C'est le prérequis de tout bonheur.
(Amertumes)
La plus
enviable des puissances, et la moins répandue, consiste à
rester maître de ses vils instincts et sentiments.
(Diverses idées)
La
principale faculté de l'homme, de son âge le plus tendre au
plus avancé, est de se convaincre que ses envies sont des
besoins.
(A vrai dire)
La
propriété est un jardin d'Eden à la mesure de notre
petitesse.
(Impertinences)
La publicité consacre les
apparences et travestit le mensonge en "vérité subjective".
(A vrai dire)
La
récurrente incompétence politique des peuples est un
plaidoyer permanent contre le suffrage universel.
(Amertumes)
La
richesse crée les amitiés ; la pauvreté compte les amis.
(Impertinences)
La
société de la communication à outrance a galvaudé les mots,
altéré leur sens, privé les gens de leur libre arbitre.
(Diverses idées)
La
souffrance naît de la connaissance car on ne peut souffrir
de ce que l'on ignore. Vouloir l'élévation des humbles par
l'instruction est la plus perverse expression du sadisme.
(Impertinences)
La
tolérance du vice est la vertu de la décadence.
(Impertinences)
La valeur
des êtres réside dans la qualité de leur imperfection.
(Diverses idées)
La vertu
qu'on réclame naît du vice dont on ne peut jouir.
(Impertinences)
La
vocation d'un mot ou d'une pensée n'est pas de quérir
l'accord du lecteur, mais d'afficher une pertinence qui
suscite sa réflexion.
(A vrai dire)
Le bon
usage du droit de vote suppose de privilégier l'intérêt
collectif aux aspirations individuelles.
(A vrai dire)
Le
bonheur, c'est simple comme l'ignorance.
(Amertumes)
Le combat des nations est dépassé, le contraste des cultures
annonce l'antagonisme des civilisations.
(A vrai dire)
Le
commandant qui ne sut jamais obéir ne peut être qu'un tyran.
(Diverses idées)
Le
demeuré se reconnaît aisément. Il n'a d'autre ambition que
de gagner l'argent qu'il consacre à ses seuls confort et
divertissements.
(Plume de fiel)
Le
jugement de l'homme est à ce point peu fiable qu'il se drape
dans des usages et règles dominants, ou dans des lois, pour
exercer avec délectation sa nature discriminatoire des êtres
et de leurs comportements.
(Diverses idées)
Le mérite
d'un homme vaut plus - ou moins - par l'idée qu'on s'en fait
que par ce qu'il est réellement.
(Diverses idées)
Le
pacifiste par principe est un vaincu par nature.
(Impertinences)
Le peuple
n'a pas d'idées, il n'a que des envies.
(Plume de fiel)
Le peuple
n'entend rien à la politique car elle s'occupe de tous et
non de chacun.
(Impertinences)
Le plein
exercice de la liberté condamne à l'isolement. Peu d'âmes
sont assez riches pour payer un prix aussi exorbitant.
(A vrai dire)
Le
politicien vulgaire suit le peuple ; l'homme d'Etat le
précède.
(Impertinences)
Le récit
du malheur d'autrui n'instruit personne ; l'expérience du
malheur instruit chacun.
(Errance)
Le savoir
se perd avec celui qui néglige de le transmettre.
(A vrai dire)
Le sexe
c'est le pouvoir, puisque les hommes ne pensent qu'à l'un et
que l'autre est leur seule quête.
(Errance)
Le tort
de la scolarité obligatoire est de donner l'illusion du
savoir, et son insolence, à tous les imbéciles.
(Plume de fiel)
Le
travail des uns fait leur survie économique et la richesse
des autres.
(Impertinences)
Le voyage
permet au médiocre d'ici de jouer le riche là-bas.
(Plume de fiel)
Le
voyageur est un vaniteux qui s'en va montrer ailleurs qu'il
existe.
(Plume de fiel)
Les
aigris sont les arrogants qui n'ont pas réussi.
(Impertinences)
Les
artistes n'ont pas d'idées, ils n'ont que des émotions ou
des sentiments.
(Plume de fiel)
Les
bibliothèques sont les caveaux de la pensée humaine. Chaque
exhumation grouille de révélations et de questionnements ;
elle enrichit.
(Errance)
Les
communautés humaines sont détestables. Pour s'en convaincre,
il suffit d'entendre ce qui s'y dit des absents.
(Amertumes)
Les
échecs répétés n'encouragent pas plus l'assurance que les
succès n'enseignent la modestie.
(Diverses idées)
Les
écrivains et philosophes, si soucieux de discipliner les
mots en un ordre harmonieux mais strict, sont souvent
éblouis par les sociétés rigoureuses dont les prétextes
rencontrent leurs sentiments. Les dictatures communistes en
ont séduit quantité, les fascistes quelques uns.
(A vrai dire)
Les
faiblesses des hommes sont le moyen de les mener, de les
soumettre, de les abuser. Bref, de les gouverner.
(Impertinences)
Les
haines communes sont mères d'amitiés improbables.
(Diverses idées)
Les
honnêtes gens passeront toujours après les profiteurs, les
malins, les cupides, les opportunistes et les arrivistes.
Par leur honnêteté, ils se rendent seuls coupables de leur
propre sort. Triste humanité !
(Amertumes)
Les idées
n'ont de valeur que par la force de persuasion de leurs
prêcheurs.
(Diverses idées)
Les idées
ne vieillissent pas et ne meurent pas, il leur arrive juste
de ne pas être dans l'air du temps. Quant aux hommes, ils
servent uniquement à les cultiver et à les véhiculer.
(A vrai dire)
Les
imbéciles sont une bénédiction. Chacun découvre ceux qui
l'aident à se croire intelligent.
(Impertinences)
Les
livres sont des oasis patientes où s'abreuveront les ânes
quand ils auront soif.
(Diverses idées)
Les lois
liberticides sont celles qui taisent la pensée, non celles
qui entravent le mouvement.
(A vrai dire)
Les lois
que l'on enfreint impunément ou à faible amende déforcent
l'empire de la loi.
(Diverses idées)
Les
maîtres à penser que se choisit la jeunesse correspondent à
ses humeurs et à ses sentiments. Ce qu'il lui faudrait, ce
sont des maîtres à réfléchir, mission qui échappe volontiers
à l'entendement ou à la compétence des enseignants.
(Plume de fiel)
Les
rancoeurs sont les catins de l'aigri. Il lui en coûte de les
aimer, mais il n'a qu'elles.
(A vrai dire)
Les
tyrannies naissent où règne la pauvreté, qu'elle soit
matérielle, morale ou intellectuelle.
(A
vrai dire)
Les
voyages n'enrichissent plus que l'industrie du tourisme.
(Impertinences)
Loin du
souhait des contrevenants récurrents, la société ne doit pas
s'adapter à l'indiscipline des citoyens. L'harmonie passe
par l'éducation et la coercition.
(Diverses idées)
Lorsqu'un
système de libertés ne profite plus qu'aux forts et aux
malins, qu'insécurité et pauvreté accablent les faibles, il
est mûr pour un ordre moral et social manichéen, autoritaire
et rassurant. Le XXIè siècle verra le triomphe du dernier
système rigoriste, l'islam.
(A
vrai dire)
Lorsqu'une société humaine se sait vulnérable ou à l'agonie,
elle cesse de proposer ses valeurs et les impose. Par la
force ou par un arsenal juridique abusif.
(A
vrai dire)
Méfie-toi
du flatteur, méfie-toi de toi-même.
(A vrai dire)
Morale.
Ciment pacificateur de tout groupe humain. Peu importe
qu'elle varie, si ce n'est dans le même groupe.
(Diverses idées)
N'avoir
foi qu'en soi ! Ainsi une communauté s'enrichira de quelques
esprits, se mutilera de trop d'ambitions et se détruira
d'une multitude d'égoïsmes.
(Impertinences)
Ne sont
innocents que les coupables qui se dissimulent ou qui
s'ignorent.
(Amertumes)
Nous
envions nos supérieurs et nous méprisons nos inférieurs. En
cela, oui, nous sommes tous égaux.
(Impertinences)
Nous
rougissons rarement de ce que nous sommes ou faisons. La
gêne ou la honte ne nous gagne que par l'opinion d'autrui,
réelle ou supposée.
(Diverses idées)
Nuance.
Faible degré de variation entre semblables qui fait
néanmoins toute la différence et distingue chacun de tous. (Dictionnaire singulier)
On a tôt
fait de juger immature l'adulte qui reste fidèle aux idéaux
de sa jeunesse. Pour mériter l'estime d'autrui, il n'y a
d'autre voie que partager les mêmes reniements et
s'enorgueillir des mêmes abdications et soumissions.
(A vrai dire)
On ne
peut faire de politique sans être très doué. Pas tant pour
donner des coups que pour les encaisser sans faiblir.
(A vrai dire)
Où la
morale perd son crédit, triomphe la loi du plus fort.
N'immolons pas les vestiges vertueux du christianisme.
(Errance)
Paix.
Noble aspiration de tous et argument invincible des traîtres
et des lâches.
(Diverses idées)
Passion,
toi seule donne des accents de vérité à tous les menteurs et
bonimenteurs, politiques, urbains ou amoureux.
(Errance)
Patrie
des droits de l'homme et de la démocratie appliquée, la
France n'a pourtant jamais autant brillé que lorsqu'elle
confiait son destin à un despote éclairé, élu ou non.
(A vrai dire)
Plus
zélateur ou pourfendeur que judicieux critique, nul n'est
bon juge de lui-même.
(Impertinences)
Plutôt
que le règne de la majorité, la démocratie ne serait-elle
pas la dictature des minorités protégées ? |