Thème : Humanité, l'espèce
régnante
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Romain Guilleaumes. Tous droits réservés.
"Tu ne
tueras point" contraint à l'impuissance un Dieu contrit
d'avoir créé cet homme qui saccage le paradis terrestre.
(Diverses idées)
A bien
les observer, ce n’est pas dans l’entretien de leur liberté
que les hommes trouvent le bonheur, mais dans leur capacité
à s’insérer – d’abord – aux bas échelons d’une hiérarchie
rigoureusement organisée.
(Diverses idées)
A en
croire chaque homme, sa réussite se doit au mérite et son
échec au destin. Le sort des autres, par contre, s'explique
par la chance ou par l'incompétence.
(Impertinences)
Alors que
nous n'avons pas de considération pour les vies terrestres
autres qu'humaines, que dissimule notre quête de vies
extraterrestres ?
(Impertinences)
Au fond
de lui-même, chacun abhorre la démocratie qui fait trop de
cas de ceux qui ne pensent pas comme lui. Tous les hommes
sont des dictateurs en puissance, très peu en ont l’étoffe.
(Impertinences)
Bête.
Tout animal dont la bêtise n'atteint pas celle de l'homme.
(Diverses idées)
Bonheur
ou malheur, nous choisissons pour témoins des amis
qui se préfèrent nos juges en notre absence.
(Impertinences)
C'est à
la croisée des regards que se joue le destin des coeurs ; à
la croisée des chemins, celui des hommes.
(Sans, tu mens...)
C'est
dans la solitude que l'homme puise, au plus profond de
lui-même, ses richesses les plus inespérées.
(Errance)
C'est une
loi naturelle que la qualité l'emporte sur la quantité.
Ainsi un Dieu succéda aux dieux et l'humanité décline en
proliférant.
(Impertinences)
Ce qu'il
y a de risible avec la bêtise, la sottise et la connerie,
c'est que chacun s'en croit immunisé et que personne ne
l'est, tant le jugement humain est subjectif.
(Impertinences)
Ce que
nous pensons naît plus souvent de nos épreuves que de nos
réflexions.
(Diverses idées)
Ce qui
donne à la beauté son irrésistible charme, c'est
l'indéfinissable touche d'humanité que lui procure la
timidité.
(Diverses idées)
Celui que
l'humanité ne désespère pas, n'a jamais cru en elle.
(Impertinences)
Dans
toute vie, le plus dur et permanent des combats consiste à
s'accorder avec les autres sans se renier soi-même.
(Diverses idées)
Darwinisme. L'élimination des faibles par la lutte pour
l'obtention de sexe et de nourriture garantit l'amélioration
de l'espèce. Peut-on parler d'évolution lorsque l'homo
sapiens sapiens entretient les mêmes motivations depuis
100.000 ans ?
(Dictionnaire singulier)
Démocratie. Régime politique qui offre la possibilité à une
minorité d'ambitieux opportunistes, malins et flatteurs, de
se faire élire par une majorité d'émotifs et d'ignares.
(Plume de fiel)
Dieu.
Créateur de l'univers auquel on impute les torts de
l'humanité et que l'on charge de satisfaire nos passions.
(Diverses idées)
Dieu est
le nom de la conscience des hommes. Lorsque la foi
s'éloigne, la morale s'égare.
(A vrai dire)
Docilité.
Disposition mentale qui incline à la soumission en échange
de la satisfaction d'un intérêt ou d'une aspiration.
Atavisme canin répandu chez l'homme.
(Plume de fiel)
Fondamentalement bons par nature, nous naissons tous
idéalistes. Le matérialisme ne s'acquiert qu'au prix d'un
reniement de soi et de l'adoration des choses.
(Amertumes)
Histoire.
Succession des événements passés de l'évolution humaine,
dont l'analyse et la juste relation sont l'apanage des seuls
vainqueurs.
(Diverses idées)
Humain.
Animal dont les capacités cérébrales supérieures génèrent
une bêtise sans bornes.
(Plume de fiel)
Il paraît
que ce serait l'esprit, la conscience, voire le rire qui
fait l'homme. Et si c'était, seule, la croyance en Dieu ? Ce
credo qui distingue le bien du mal, notions ignorées de
l'animal...
(Errance)
Impuissant
à régenter et à discipliner l'humanité, l'homme s'emploie à soumettre la
nature, quitte à la violenter.
(Amertumes)
Initiatrice de la morale, distinction du bien et du mal, la
religion a empêché plus de crimes que l'homme n'en a commis
en son nom.
(A vrai dire)
L'ambition économique et sociale trahit une sérieuse maladie
ophtalmologique. Comment expliquer autrement que l'on puisse
voir grandes de viles bassesses humaines telles que
l'argent, les apparats et la possession ?
(Impertinences)
L'économie
doit être au service de l'homme et non l'inverse. Mais la créature
capitaliste a échappé au contrôle de ses concepteurs et, gargantuesque,
ne sera jamais repue des détresses humaines qu'elle engloutit avec
voracité.
(Amertumes)
L'enfance
est le temps où l'on acquiert ces illusions que la vie nous enlève..
(Amertumes)
L'humain ne peut vivre sans chercher à
dominer son environnement. Dont ses semblables.
(Amertumes)
L'histoire des hommes, c'est l'histoire des élites passées.
Des obscurs et des laborieux, il ne reste au mieux que
d'infimes fragments de gènes.
(A vrai dire)
L'homme a
inventé le travail pour s'éviter de trop penser, et l'argent
pour endurer stoïquement le travail organisé. Ainsi
naquirent tous les maux de l'humanité.
(A vrai dire)
L'homme
déteste ses semblables mais il excelle dans l'hypocrisie
qui, selon ses intérêts, lui facilite leur fréquentation.
(A vrai dire)
La
principale faculté de l'homme, de son âge le plus tendre au
plus avancé, est de se convaincre que ses envies sont des
besoins.
(A vrai dire)
La
science naît de la prétention suprême de l'Homme : tout
savoir pour mieux contrôler et influer. La nature, la
planète et l'univers tremblent d'effroi à cette terrible
perspective.
(Impertinences)
Le
jugement de l'homme est à ce point peu fiable qu'il se drape
dans des usages et règles dominants, ou dans des lois, pour
exercer avec délectation sa nature discriminatoire des êtres
et de leurs comportements.
(Diverses idées)
Le monde
est né sans l'homme et finira de même. Que peut-il lui
arriver de mieux ? (Solitudes)
Le monde
n’a pas de maîtres. Les dinosaures ont vécu, l’homme est
venu ; l’homme s’en ira, une autre espèce règnera avant de
disparaître.
(Errance)
Les
honnêtes gens passeront toujours après les profiteurs, les
malins, les cupides, les opportunistes et les arrivistes.
Par leur honnêteté, ils se rendent seuls coupables de leur
propre sort. Triste humanité !
(Amertumes)
Les
idées, les phrases et les mots sont des dons faits à
l'humanité. Dépourvus de valeur marchande, ils incarnent
l'ultime refuge de la noblesse humaine, ou ce qu'il en
reste.
(A vrai dire)
Sans les
préjugés, jamais l'humanité n'aurait eu à débattre et
l'homme serait toujours erectus.
(Diverses idées)
Sans
liberté, l'humain commun s'astreint au travail sous la
contrainte ; libre, il choisit le même esclavage contre de
l'argent.
(Impertinences)
Univers.
Ensemble de ce qui existe dans l'espace infini, dont tant
l'espèce humaine que chaque individu s'imagine être le
centre.
(Diverses idées)
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