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Portrait
Bernard Willems-Diriken, dit Romain
Guilleaumes, est un moraliste belge d'expression française né le 18
septembre 1963.
Journaliste de formation, il exerça
d'abord cette profession avant d'évoluer vers la publicité et divers
aspects de la communication.
Peu sensible à l'appât du gain et à la
poursuite de la réussite sociale, il n'a pas suivi les règles communes
acceptées par le plus grand nombre d'entre nous. Guidé par ses seules
passions pour l'écriture, la lecture, les idées et les opinions, il
s'est obstiné - avec une constance presque suicidaire - à négliger les
réalités économiques de l'existence.
Idéaliste et romantique, Romain
Guilleaumes exalte la noblesse des sentiments et leur préséance sur la
vulgarité du réalisme, l'omnipotence du matérialisme et l'arrogance du
scientisme. Parfois désabusé, il se distingue alors par un cynisme qui
confine à la méchanceté. Sa critique de l'humanité se fait acerbe,
ironique, ou cruelle et outrancière.
D'un tempérament excessif et passionné,
il ignore la modération. Il vénère ou il exècre, la vie peut le fasciner
ou la mort le subjuguer. Il éprouve chaque sentiment intensément,
soucieux d'en goûter pleinement les moindres émotions et sensations.
Des sentiments qu'il a trop souvent vu se
briser au contact d'autrui et qui l'ont, peu à peu, mené sur la voie
d'une misanthropie involontaire. Un isolement qui l'invite à
s'interroger sur la vie et son sens, sur l'amour, la haine et, enfin,
sur la société humaine. Des réflexions imprégnées
de références morales, le plus souvent marquées par l'incompréhension et
l'indignation... à contre-courant d'une
société qu'il estime lobotomisée, adulatrice de valeurs futiles
et décadentes.
Volontiers
classé par
ses détracteurs dans le camp des conservateurs et des réactionnaires,
Romain Guilleaumes sourit
doucement et en rajoute une couche. La provocation
intellectuelle, il aime cela. Il martèle
que le choc des idées est le ferment vital de la démocratie
et que ne la méritent que ceux qui s'en réjouissent. Tout un programme.
Le 25 avril 2008, un accident cardiaque
enclenche le compte à rebours fatal que nous redoutons tous. Il
entreprend alors la réalisation de "Damoclès", qu'il imagine
comme le journal d'une fin de vie annoncée. Un voyage qui pourrait aussi
bien durer six jours que six semaines, six mois, six ou seize ans...
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"Le
Bûcher des Illusions" est le titre générique de l'ensemble de
ses recueils d'aphorismes : |
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Solitudes
(2004) - Aphorismes, maximes
et pensées. |
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Impertinences
(2004) - Aphorismes, maximes
et pensées. |
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Errance
(2005)
- Aphorismes, maximes et pensées. |
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Dictionnaire singulier
(2006-2007) -
Dictionnaire revisité qui cultive la dérision et l'esprit de fronde. |
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Plume de fiel
(2006-2008)
- Humeurs et opinions importunes. Sentences, aigreurs et méchancetés
diverses. |
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Sans, tu mens
(2006-2007)
- Bons sentiments qui égarent la raison. Aphorismes, maximes et pensées. |
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Diverses idées
(2007) - Considérations
variées. Aphorismes, maximes
et pensées. |
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D'Ironie en Sarcasmes
(2007-2008) - Amertume acide,
mouillée de vitriol. Aphorismes, maximes
et pensées. |
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Amertumes
(2007-2008) - Constats amers
teintés de tristesse et de déception. Aphorismes, maximes
et pensées. |
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A vrai dire
(2007-2008) - La mesure du
réel. Aphorismes, maximes
et pensées. |
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Damoclès
(2008- ? ) -
Journal d'un voyage personnel vers une fin de vie annoncée. |
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