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Reliefs et Digestifs
Aphorismes, pensées et sentences.
Reliefs d'un repas de vie qui se termine et digestifs pour faire passer le reste.
Ce que je n'ai pas encore dit et ce que j'aime tant ressasser, encore et encore, redondant mais différent, quelquefois mieux formulé.
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© 2010 Romain Guilleaumes. Tous droits réservés.

Contexte


Altruiste, j'aime l'autre pour lui-même ; égoïste, j'aime l'autre pour ce qu'il m'apporte.

Avec pour devise "Ni obéir, ni soumettre", on ne va jamais loin dans la société des hommes, sinon seul et en marge.

C'est avoir tort que d'avoir raison le premier.

C'est dans son miroir que, tôt ou tard, chacun découvre son enfer intime.

Ce qui n'est pas radical ne peut être souverain, Majesté.

Celui dont l'orgueil et la fierté ne tolèrent aucun échec, perd vite son esprit d'entreprise.

Celui qui estime que faire le bonheur d'autrui mérite la récompense du faire savoir est aussi médiocre et mesquin qu'égoïste.

Généralement, j'entends ce qui est dit et non ce que l'on aurait voulu dire et qu'on n'a pas dit, ni ce que l'on croit avoir dit en disant autre chose.

Il est rare que nous soyons disposés à entendre une vérité qui ne confirme pas nos convictions ou nos croyances.

Il est très difficile de croire en la vocation socialiste de ceux qui malmènent leurs subalternes et réjouissent leur banquier.

Il ne suffit pas d'être ignorant de sa bêtise pour connaître le bonheur, regardez les envieux.

Il y a des gens qui disent faire couple avec quelqu'un qu'ils ne voient que pour dormir...

Il y a trop d'enfants qui ne ressemblent pas du tout à leur père pour croire que la nature de la femme est plus sage et plus fidèle que celle de l'homme.

J'ai retrouvé mon sourire parmi ceux que tu m'as offerts.

Je suis arrivé à un âge où l'on vous casse les oreilles avec tout ce qu'il faut arrêter afin de vivre vieux plus longtemps.

J'ai vu tant de mes rêves s'écrouler que je me demande comment je n'étouffe pas sous leurs décombres.

L'athéisme a aussi ses fanatiques, intégristes et dogmatiques, particulièrement dangereux puisqu'ils officient dans les médias et dans les universités, là où l'on façonne la pensée du peuple et de ses élites.

L'homme de confiance croule sous les questions et non sous les réponses qu'il avance parfois avec conviction mais toujours au conditionnel.

L'homme n'est sociable que par crainte des tourments de la solitude.

L'humanisme n'est ni plus ni moins que du racisme d'espèces ; un racisme tolérable et même encouragé, comme le fut l'autre jusqu'au dernier tiers du vingtième siècle.

L'idiot répute comme fausses les vérités qu'il ignore et rit grossièrement de qui les professe.

La lobotomie est l'opération par laquelle chacun peut accéder au bonheur.

La mort d'un proche est toujours une leçon de vie qui nous enseigne, ou nous rappelle, que chaque individu qui nous touche est un précieux joyau qu'il nous faut chérir tant qu'il est là, quoi qu'il fasse, quoi qu'il soit, quoi qu'il ait.

La vérité est unique mais sa perception varie selon l'angle et la lumière.

Le cœur d'un homme au regard sombre est un cœur qui pleure en silence.

Le malin se sert, utilise et manipule ce qui existe afin de satisfaire ses intérêts ou d'atteindre ses objectifs ; l'intelligent décrypte le complexe, interroge et s'interroge afin d'éclairer l'obscur, d'innover ou d'inventer.

Le néo-libéralisme considère que l'individu ne mérite d'autre destin que de servir les intérêts d'un système omnipotent. Le socialisme, quand il ne jure que par le pouvoir d'achat et prône le bonheur par la consommation, ne s'en distingue en rien.

Le peuple est partout et de tous temps pareil : il exige la liberté de faire ce que bon lui semble, sans entraves, mais il incrimine et charge l'autorité ou l'Etat des conséquences néfastes de ses actes.

Le plus souvent, la musique qui ne sert aucun texte n'est à mes oreilles que du bruit dont les sons oscillent entre vaguement et franchement dysharmonieux.

Le raisonnement populaire repose sur un axiome inaltérable : toute vérité que la majorité n'admet pas se réfute au titre d'erreur.

Le redresseur de torts est un cœur délaissé par l'amour qui dissimule son malheur intime sous une intransigeance et un rigorisme de façade.

Les livres sont des oreilles à la langue bien pendue, les secrets n'y sont pas en sécurité.

Libérée du poids de ses illusions, la vie d'un homme ne tient qu'à un fil, celui qui le relie à la société.

Lorsque quelqu'un s'obstine à nier une vérité pourtant démontrée, j'aime penser qu'il est de mauvaise foi car il n'est d'autre option que la bêtise.

Méfiez-vous d'un cœur qui souffre, il sera bientôt bourreau.

Ne peut se donner que celui qui s'appartient.

Ne se croient la vocation de servir que ceux qu'on éduque en ce sens.

Ne vivent dans le présent que ceux qui ne furent rien et ne seront bientôt plus.

Nos ennemis les plus irréductibles et nuisibles sont en nous.

On meurt toujours plus ignorant que savant ; mille ans ne suffiraient pas pour assimiler tout le savoir humain.

On n'a jamais que la société que méritent nos journalistes.

Passer sa vie à enrichir un cerveau destiné à mourir et à disparaître, c'est le comble de l'absurde s'il n'y a personne à qui transmettre le savoir acquis.

Se réaliser dans sa vie professionnelle trahit d'abord un cruel défaut de vie personnelle.

Seul le journaliste qui enrichit mon savoir et contribue à l'évolution de mon raisonnement est digne de l'idée que je me fais de son métier.

Société, entreprise et famille sont les trois systèmes coercitifs dont l'homme croit son bonheur indissociable.

Souvent, c'est lorsqu'on ne possède rien qu'on prône le plus volontiers les vertus d'une vie de partage.

Tout ce qui distingue l'Homme de la bête se trouve dans sa tête, mais il limite ses passions à cultiver son corps et satisfaire ses sens.


© Bernard Willems-Diriken, dit Romain Guilleaumes .