Reliefs et Digestifs
Aphorismes,
pensées et sentences.
Reliefs d'un repas de vie qui se termine et digestifs pour
faire passer le reste.
Ce que je n'ai pas encore dit et ce que j'aime tant
ressasser, encore et encore, redondant mais différent,
quelquefois mieux formulé.
.©
2010 Romain Guilleaumes. Tous droits réservés.
Contexte
◊
Altruiste, j'aime
l'autre pour lui-même ; égoïste, j'aime l'autre pour ce
qu'il m'apporte.
◊
Avec pour devise "Ni
obéir, ni soumettre", on ne va jamais loin dans la société
des hommes, sinon seul et en marge.
◊
C'est avoir tort que
d'avoir raison le premier.
◊
C'est dans son
miroir que, tôt ou tard, chacun découvre son enfer intime.
◊
Ce qui n'est
pas radical ne peut être souverain, Majesté.
◊
Celui dont l'orgueil
et la fierté ne tolèrent aucun échec, perd vite son esprit
d'entreprise.
◊
Celui qui estime que
faire le bonheur d'autrui mérite la récompense du
faire savoir est aussi médiocre et mesquin qu'égoïste.
◊
Généralement,
j'entends ce qui est dit et non ce que
l'on aurait voulu dire et qu'on n'a pas dit, ni ce que l'on
croit avoir dit en disant autre chose.
◊
Il est rare que nous
soyons disposés à entendre une vérité qui ne confirme pas
nos convictions ou nos croyances.
◊
Il est très
difficile de croire en la vocation socialiste de ceux qui
malmènent leurs subalternes et réjouissent leur banquier.
◊
Il ne suffit pas
d'être ignorant de sa bêtise pour connaître le bonheur,
regardez les envieux.
◊
Il y a des gens qui
disent faire couple avec quelqu'un qu'ils ne voient que pour
dormir...
◊
Il y a trop
d'enfants qui ne ressemblent pas du tout à leur père pour
croire que la nature de la femme est plus sage et plus
fidèle que celle de l'homme.
◊
J'ai retrouvé mon
sourire parmi ceux que tu m'as offerts.
◊
Je suis arrivé
à un âge où l'on vous casse les oreilles avec tout ce qu'il
faut arrêter afin de vivre vieux plus longtemps.
◊
J'ai vu tant
de mes rêves s'écrouler que je me demande comment je
n'étouffe pas sous leurs décombres.
◊
L'athéisme a aussi
ses fanatiques, intégristes et dogmatiques, particulièrement dangereux puisqu'ils
officient dans les médias et dans les universités, là où l'on façonne la
pensée du peuple et de ses élites.
◊
L'homme de confiance
croule sous les questions et non sous les réponses qu'il
avance parfois avec conviction mais toujours au
conditionnel.
◊
L'homme n'est
sociable que par crainte des tourments de la solitude.
◊
L'humanisme n'est ni
plus ni moins que du racisme d'espèces ; un racisme
tolérable et même encouragé, comme le fut l'autre jusqu'au
dernier tiers du vingtième siècle.
◊
L'idiot répute comme
fausses les vérités qu'il ignore et rit grossièrement de qui
les professe.
◊
La lobotomie
est l'opération par laquelle chacun peut accéder au bonheur.
◊
La mort d'un proche
est toujours une leçon de vie qui nous enseigne, ou nous
rappelle, que chaque individu qui nous touche est un
précieux joyau qu'il nous faut chérir tant qu'il est là,
quoi qu'il fasse, quoi qu'il soit, quoi qu'il ait.
◊
La vérité est unique
mais sa perception varie selon l'angle et la lumière.
◊
Le cœur d'un homme
au regard sombre est un cœur qui pleure en silence.
◊
Le malin se
sert, utilise et manipule ce qui existe afin de satisfaire
ses intérêts ou d'atteindre ses objectifs ; l'intelligent
décrypte le complexe, interroge et s'interroge afin
d'éclairer l'obscur, d'innover ou d'inventer.
◊
Le néo-libéralisme
considère que l'individu ne mérite d'autre destin que de
servir les intérêts d'un système omnipotent. Le socialisme,
quand il ne jure que par le pouvoir d'achat et
prône le bonheur
par la consommation, ne s'en distingue en rien.
◊
Le peuple est
partout et de tous temps pareil : il exige la liberté de
faire ce que bon lui semble, sans entraves, mais il
incrimine et charge l'autorité ou l'Etat des conséquences
néfastes de ses actes.
◊
Le plus
souvent, la
musique qui ne sert aucun texte n'est à mes oreilles que du
bruit dont les sons oscillent entre vaguement et franchement
dysharmonieux.
◊
Le raisonnement
populaire repose sur un axiome inaltérable : toute vérité
que la majorité n'admet pas se réfute au titre d'erreur.
◊
Le redresseur de
torts est un cœur délaissé par l'amour qui dissimule son
malheur intime sous une intransigeance et un rigorisme de
façade.
◊
Les livres sont des
oreilles à la langue bien pendue, les secrets n'y sont pas
en sécurité.
◊
Libérée du
poids de ses illusions, la vie d'un homme ne tient qu'à un
fil, celui qui le relie à la société.
◊
Lorsque quelqu'un
s'obstine à nier une vérité pourtant démontrée, j'aime
penser qu'il est de mauvaise foi car il n'est d'autre option
que la bêtise.
◊
Méfiez-vous d'un
cœur qui souffre, il sera bientôt bourreau.
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Ne peut se donner
que celui qui s'appartient.
◊
Ne se croient
la vocation de servir que ceux qu'on éduque en ce sens.
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Ne vivent dans le
présent que ceux qui ne furent rien et ne seront bientôt
plus.
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Nos ennemis les plus
irréductibles et nuisibles sont en nous.
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On meurt toujours
plus ignorant que savant ; mille ans ne suffiraient pas pour
assimiler tout le savoir humain.
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On n'a jamais que la
société que méritent nos journalistes.
◊
Passer sa vie à
enrichir un cerveau destiné à mourir et à disparaître, c'est
le comble de l'absurde s'il n'y a personne à qui transmettre
le savoir acquis.
◊
Se réaliser dans sa
vie professionnelle trahit d'abord un cruel défaut de vie
personnelle.
◊
Seul le
journaliste qui enrichit mon savoir et contribue à
l'évolution de mon raisonnement est digne de l'idée que je
me fais de son métier.
◊
Société,
entreprise et famille sont les trois systèmes coercitifs
dont l'homme croit son bonheur indissociable.
◊
Souvent,
c'est lorsqu'on ne possède rien qu'on prône le plus
volontiers les vertus d'une vie de partage.
◊
Tout ce qui
distingue l'Homme de la bête se trouve dans sa tête, mais il
limite ses passions à cultiver son corps et satisfaire ses
sens.
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