Romain Guilleaumes sur Facebook

Accueil

>> Mises à jour <<

Le Bûcher
des Illusions

RECUEILS

- 2004 -
Impertinences
- 2004 -
Solitudes
- 2005 -
Errance
- 2006 -
Sans, tu mens
- 2007/08 -
Plume de fiel
- 2007 -
Diverses idées
- 2007/08 -
Amertumes
- 2007/08 -
A vrai dire
- 2008 -
Faim de vie
- 2009 -
Salmigondis
- 2010 -
Reliefs & Digestifs
- 2010 / 11 -
Chapitre 48
- 2011 / 12 -
L'Amanite humanoïde
- 2011 / 12 -
Le Crachoir à Venin
! Public averti !
- 2011 / 12 -
Tourments

Diary - Le journal de Romain Guilleaumes, à partir de janvier 2011.

SELECTIONS

- Thématique
D'une vie
- Thématique
L'Amoutié
- Thématique
J'dérange ?
- Thématique
Politique
- Thématique
Impudeurs
- Thématique
Voile noir
Contact
Portrait
Copyright

Romain Guilleaumes

Faites également la promotion de votre Page

RÉFÉRENCE

Synapse Développement est la société qui produit le logiciel Cordial et ses nombreux dictionnaires, ainsi que les correcteurs orthographique et grammatical de  Word.

Dans son dictionnaire de citations, Synapse présente 152 aphorismes de Romain Guilleaumes depuis 2008.

Romain y est présenté comme l'un des derniers moralistes contemporains vivants.

Lien : Synapse-fr.com
Reliefs & Digestifs
Aphorismes, pensées et sentences.
Reliefs d'un repas de vie qui se termine et digestifs pour faire passer le reste.
Ce que je n'ai pas encore dit et ce que j'aime tant ressasser, encore et encore, redondant mais différent, quelquefois mieux formulé.
.© 2010 Romain Guilleaumes. Tous droits réservés.

Contexte


"Croire savoir" et "croire comprendre" fondent la plupart des erreurs de l'humanité.

A ma naissance, je fus déclaré mort. Seule, l'obstination d'un médecin permit de me ramener à la vie.
 Si je n'ai, bien entendu, aucun souvenir de ces instants qui m'ont ouvert les portes de l'au-delà ou du néant, peut-être une part de mon être garde-t-elle confusément la nostalgie d'un monde plus accueillant, par-delà la vie.
 Tout au long de mon existence, je fus fasciné par la mort et son chapelet de questions sans réponses, mû tant par l'attirance que par la répulsion. Peut-être simplement habité par un combat permanent entre un conscient ignorant de l'envers du décor et un inconscient impatient de le retrouver.

Acharnée, la vie creuse plus de cicatrices au cœur que de rides au front.

Altruiste, j'aime l'autre pour lui-même ; égoïste, j'aime l'autre pour ce qu'il m'apporte.

Après des semaines et des mois d'hésitation, il suffit d'une seconde de détermination, d'une fraction de seconde de courage, pour qu'à l'intention macabre succède enfin l'acte libérateur.

Arrogance et naïveté obligent, les certitudes de la jeunesse sont plus erronées que les aigreurs de la vieillesse, amers fruits de l'expérience.

Au contraire des femmes qui leur trouvent souvent tant de charme, je n'ai pas la moindre complaisance pour les hommes qui trompent leur femme, qui trichent, qui mentent, qui dissimulent, qui usent, qui abusent, et qui en revendiquent le droit au titre de disposition naturelle ou de privilège lié à leur statut social ou intellectuel.

Aucune religion - d'hier ou d'aujourd'hui, d'ici ou d'ailleurs - ne peut survivre qui ne tend vers l'universalisation de son message et de ses valeurs. Elle n'a d'autre choix que convertir ou combattre qui s'en défie ou s'en détourne.

Avec pour devise "Ni obéir, ni soumettre", on ne va jamais loin dans la société des hommes, sinon seul et en marge.

C'est avoir tort que d'avoir raison le premier.

C'est dans son miroir que, tôt ou tard, chacun découvre son enfer intime.

C'est l'animal qui fait l'homme puisque c'est de nos sens que naissent les passions qui secouent notre raison et la tirent de sa confortable et arrogante léthargie.

C'est la sérénité que je cherche dans la vie. Si je ne l'y trouve pas, faudra bien chercher ailleurs...

C'est le tatouage qui nous a permis de marquer les bêtes, quelle que soit leur espèce. Mais aux vaches et moutons, on a ajouté le piercing.

Ce que l'Homme espère de la mort, ce n'est pas Dieu mais la possible perpétuation de l'esprit au-delà du corps. Cet espoir-là ne fait pas vivre, il aide à mourir.

Ce qui n'est pas radical ne peut être souverain, Majesté.

Celui dont l'orgueil et la fierté ne tolèrent aucun échec, perd vite son esprit d'entreprise.

Celui dont l'unique conviction lui enjoint d'entendre tous les vents, sans jamais prendre parti, vaut moins qu'un ignorant.

Celui qui estime que faire le bonheur d'autrui mérite la récompense du faire savoir est aussi médiocre et mesquin qu'égoïste.

Ceux qui vantent leur intelligence publiquement avouent ainsi en manquer cruellement.

Coma : grève de la fin.
(Reliefs et digestifs, mais tiré des recueils "D'Ironie en Sarcasmes" et/ou "Dictionnaire singulier", non publiés)

Correspondance : simulacre de conversation qui permet de tenir un long monologue sans risque d'être interrompu.
(Reliefs et digestifs, mais tiré des recueils "D'Ironie en Sarcasmes" et/ou "Dictionnaire singulier", non publiés)

Critiquer ses amis dans la sphère privée est un devoir, le faire sur la place publique procède d'une nature foncièrement inamicale.

Curiosité de la physique, le globe tourne sous nos pieds sans que nous bougions. Ainsi suis-je aujourd'hui en terre d'islam sans y être né et sans jamais avoir quitté mon pays pour m'y rendre...

Dans toute souffrance intime solide vient un moment où même le rêve et l'espoir ne servent plus à rien.

De trop nombreuses femmes ne semblent avoir retenu qu'une seule chose de l'égalité des sexes : qu'elles avaient désormais le droit de se montrer aussi vulgaires que les hommes, sinon plus.

Depuis de Gaulle - et dans une très moindre mesure, Mitterrand -, la France n'a plus connu de dirigeant, plutôt des gestionnaires plus ou moins imprégnés de leurs responsabilités de hauts fonctionnaires.

Dieu est parfois l'unique espoir des gens qui ne sont pas assez naïfs ou arrogants pour croire en l'Homme.

Donnez un peu de pouvoir à celui qui en est dépourvu et il en abusera.

Eduquer un enfant dans l'adoration de l'argent, c'est le condamner à devenir un employé servile, un meneur d'hommes impitoyable, un margoulin, un escroc ou un voleur. Parfois le tout en un...

Elle m'éloigna de l'orbite de ses sourires, à des années lumière des faveurs de son cœur.

En s'élevant, en prenant de l'altitude, l'aigle rapetisse aux yeux de l'insignifiant moineau bondissant, incapable du moindre vol conquérant.

En toute chose humaine autre que politique et philosophie, il est bon que le sentiment l'emporte sur la raison.

Enfermé dans l'oppressant cachot qu'est son désastre social, il attendait résigné l'unique délivrance encore à sa portée, la peine capitale.

Est fragile et n'est peut-être qu'apparence le couple qui tolère que "je" l'emporte sur "nous".

Est-il donc exagéré de soutenir que si l'on sort des études sans comprendre complètement ce qu'on lit - même si l'on maîtrise exemplairement un métier -, c'est que l'enseignement à gravement failli ?

Fumer est un excellent moyen de se tuer en y prenant plaisir.
L'à peine sevré qui déprime, par l'un et l'autre se laisserait volontiers tenter.

Généralement, j'entends ce qui est dit et non ce que l'on aurait voulu dire et qu'on n'a pas dit, ni ce que l'on croit avoir dit en disant autre chose.

Hippocrate pervertit à ce point les esprits que les praticiens préfèrent le criminel qui tient à la vie au philosophe qui en mesure toute la vanité.

Il est parfois pertinent de se demander si l'amour ne serait pas qu'un vulgaire négoce, un commerce sordide, mais habile et si discret qu'on n'en prendrait pas toujours conscience. Un troc, un échange d'avantages réciproques, d'intérêts bien compris...

Il est rare que nous soyons disposés à entendre une vérité qui ne confirme pas nos convictions ou nos croyances.

Il est toujours plus facile d'adapter ses idées à sa nature que de conformer ses actes à ses principes.

Il est très difficile de croire en la vocation socialiste de ceux qui malmènent leurs subalternes et réjouissent leur banquier.

Il existe deux sortes d'auteurs : les conteurs d'histoires et ceux qui ont quelque chose à dire. Mais les seconds ne peuvent prétendre au succès que s'ils appartiennent, aussi, à la caste populaire des premiers.

Il existe un abîme de souffrance entre le mal qu'on n'a pas fait et celui qu'on ne voulait pas faire. La conscience honnête ne s'en embarrasse pas également.

Il n'est d'effroyable dans la solitude que de découvrir que personne n'a besoin de nous, que nous ne manquons déjà plus ni à l'avenir, ni au présent, et que le passé ne nous accorde une existence qu'à l'agrément de notre mémoire subjective.

 C'est alors, et seulement alors, que naît et croît l'impatience de voir arriver l'instant ultime et libérateur. Déjà, l'on sait qu'on ne manquera réellement à personne, qu'on n'a plus rien à dire ou à faire qu'autrui attende, qui puisse enrichir son être ou sa vie, plus rien à offrir et plus rien à recevoir non plus.

 Seule la Dame-à-la-Faux alimente encore notre curiosité, en jouant de son retard, traînant paresseusement en chemin, prolongeant inutilement notre supplice, si ce n'est pour son seul bon plaisir.

 Et pourtant, nous sommes prêts, plus et mieux qu'on puisse jamais l'être, pour ce voyage qui nous libérera de tout bagage. Prêt pour le vide, le silence éternel et infini, l'inconscience de ne plus être, le néant absolu. On est prêt et on attend... Se refusant encore à prendre l'initiative, malgré tout convaincu qu'il y a peut-être un sens, une raison à ces apparentes vanités que sont la vie et son inéluctable terme, ou en tout cas un timing à respecter, un timing dont nous ne sommes pas maîtres.

Il n'y a de grand peuple qu'à l'ombre d'un grand drame, comme il n'y a de grand homme qu'à l'ombre d'un traumatisme personnel.

Il n'y a que l'administration publique qui permette d'atteindre très tôt son niveau d'incompétence et de néanmoins accomplir une très belle carrière dans la hiérarchie.

Il ne suffit pas d'être ignorant de sa bêtise pour connaître le bonheur, regardez les envieux.

Il y a des gens qui disent faire couple avec quelqu'un qu'ils ne voient que pour dormir...

Il y a deux sortes d'humains : ceux qui estiment que leur corps est un outil au service de leur cerveau, et ceux qui pensent que leur cerveau doit contribuer à satisfaire les exigences de leur corps et de leurs sens.

Il y a trop d'enfants qui ne ressemblent pas du tout à leur père pour croire que la nature de la femme est plus sage et plus fidèle que celle de l'homme.

J'ai détesté l'argent dès que j'ai compris que sa quête pervertissait les gens jusque dans leurs sentiments.

J'ai parfois tellement peur de l'avenir que j'aimerais en être privé.

J'ai retrouvé mon sourire parmi ceux que tu m'as offerts.
Merci à la muse Sabine

J'ai vu tant de mes rêves s'écrouler que je me demande comment je n'étouffe pas sous leurs décombres.

J'entends dire que lire, s'instruire et se cultiver, une fois adulte, c'est ne rien faire. Etonnant, lorsqu'on sait que c'est pourtant de là que l'homme tire tout ce qui le distingue de l'animal.

Je n'ai jamais nuit à quiconque qui ne m'ait d'abord fait quelque misère ; mais alors mon mépris, ou ma haine et ma rage, n'ont plus connu ni mesure, ni répit.

Je suis arrivé à un âge où l'on vous casse les oreilles avec tout ce qu'il faut arrêter afin de vivre vieux plus longtemps.

Jeune fille, douce et naïve, ne te laisse pas éblouir par l'homme trop sûr de lui et frimeur, attaché aux choses et jouets qui le distinguent, car il ne verra en toi qu'un trophée parmi tant d'autres. Il te trompera, te remplacera, ou l'un puis l'autre.

L'amour est l'unique espoir pour l'homme de trouver mieux que lui-même, un idéal qui peut le réconcilier avec l'existence.

L'amour est rare et précieux pour celui qui en connaît la valeur, courant pour celui qui prend ce qui passe en attendant mieux...

L'athéisme a aussi ses fanatiques, intégristes et dogmatiques, particulièrement dangereux puisqu'ils officient dans les médias et dans les universités, là où l'on façonne la pensée du peuple et de ses élites.

L'esprit de conformité répond au principe des vases communicants. Ainsi, celui qui épouse corps et âme l'ordre socio-économique, au point d'en devenir un incorruptible parangon, revendique généralement le droit de se soustraire à l'ordre moral qu'il méprise. Et la réciproque se constate tout autant.

L'homme de confiance croule sous les questions et non sous les réponses qu'il avance parfois avec conviction mais toujours au conditionnel.

L'homme n'est sociable que par crainte des tourments de la solitude.

L'homme qui ne place pas sa femme en tête de liste de ses passions et priorités reste un cœur à prendre.

L'homme qui se révèle capable de préférer la solitude aux histoires de sexe et aux affections de façade, cet homme-là est enfin mûr pour l'amour.
Merci à la muse Sabine

L'homo sapiens sapiens, redevenu primitif, ne se reconnaît plus qu'un seul maître, l'argent, et deux vocations, sa quête et sa dépense.
Esclave de sa propre créature, il s'obstine pourtant à se croire supérieur à toute autre vie animale...

L'humain de qualité est animé par la tendresse du sentiment et par la fermeté de l'opinion. Par l'un il respecte les gens, par l'autre il crée le débat qui fait évoluer le groupe.

L'humanisme n'est ni plus ni moins que du racisme d'espèces ; un racisme tolérable et même encouragé, comme le fut l'autre jusqu'au dernier tiers du vingtième siècle.

L'idiot répute comme fausses les vérités qu'il ignore et rit grossièrement de qui les professe.

L'imbécile voit un chaos d'erreurs et de fautes là où ne règne que son ignorance.

L'obscurantisme interdit que soit cru autre chose que ce qu'il estime digne d'être su. Il règne en maître absolu sur toutes les sociétés humaines, jusqu'aux plus libérales, car toutes sont mues par leurs partis pris fondateurs et par les mythes qui garantissent leur cohésion sociale.

La bêtise, ça ne vole jamais très haut ; voilà sans doute pourquoi elle s'empare si souvent des petites gens.

La bêtise est toujours prompte à s'admirer.

La conquête du monde et l'influence durable, ce que Jules César avait raté avec ses légions, les Italiens l'ont réussit par l'immigration pacifique. Fins observateurs inspirés, les Arabes et musulmans l'ont très bien compris...

La lobotomie est l'opération par laquelle chacun peut accéder au bonheur.

La maturité est cette dignité que l'on acquiert en faisant siens les partis pris d'un ensemble social que l'on intègre.

La méritocratie est un abus de langage destiné à donner bonne conscience à  ceux dont la position s'accompagne de nombreux privilèges peu justifiables. Nul instrument ne permet de mesurer et de distinguer objectivement le mérite de l'ouvrier de l'industrie lourde - qui inhale quotidiennement poisons et germes toxiques qui le tueront avant la retraite - du cadre commercial qui négocie ses contrats aux tables de restaurants huppés ou à force de réjouissances et libations diverses.

La mort d'un proche est toujours une leçon de vie qui nous enseigne, ou nous rappelle, que chaque individu qui nous touche est un précieux joyau qu'il nous faut chérir tant qu'il est là, quoi qu'il fasse, quoi qu'il soit, quoi qu'il ait.

La particratie démontre la bouffonnerie consternante du parlementarisme.

 Personne n'écoute les élus de l'opposition
et ceux de la majorité n'ont d'autre droit que de se taire et soutenir le gouvernement, vaille que vaille.

 Tous se muent en presse-boutons obséquieux, dépourvus de conscience propre, entièrement soumis à la discipline de vote de leur parti et de sa poignée de dirigeants.
Les acariens qui font vivre meubles et tissus des assemblées qui les abritent sont encore plus utiles qu'eux...

La politique, de tous les bords et pas seulement aux extrêmes, ne consiste jamais qu'à désigner deux ou trois boucs émissaires à la vindicte populaire et à capitaliser sur leur diabolisation.

La science n'est à la connaissance que la photographie d'un instant fugace, celui de l'état présent du savoir.

 Véritable art de l'éphémère, une science est toujours en danger d'être contestée, corrigée, niée ou désavouée par de nouvelles découvertes. Figée, elle ne serait plus science mais doctrine.

La solitude, c'est quand personne n'a besoin de toi ; la mort, c'est quand tout le monde parvient finalement, malgré les pleurs et les promesses des premiers émois pourtant sincères, à se passer de toi.

 Si pour l'une on respire encore, il n'en est simplement plus rien pour l'autre. Mais la solitude ne peut être un entraînement à la mort que si l'esprit survit au corps.

 S'il n'en est rien, quel beau gâchis
qu'une vie solitaire... quel beau gâchis que la vie tout court, s'il n'est rien à emporter de soi pour un ailleurs à éprouver, où se continuer, s'améliorer, se magnifier, croître et embellir sans repartir de zéro.

La vérité est unique mais sa perception varie selon l'angle et la lumière.

La vérité qu'on nous révèle paraît toujours plus suspecte que l'erreur qu'on nous a enseignée.

La vie est d'abord une affaire de cœur, la mort aussi.

La vie est tellement triste qu'on ne peut qu'en mourir.
(Reliefs et digestifs, mais tiré des recueils "D'Ironie en Sarcasmes" ou "Dictionnaire singulier", non publiés)

La vie d'un homme sans descendance s'arrête le jour il perd sa mère ; ensuite, il ne fait que lui survivre.

Le cœur d'un homme au regard sombre est un cœur qui pleure en silence.

Le démagogue te dit que tu as tous les droits et d'abord celui de revendiquer toujours et partout, mais il occulte tes devoirs ; le populiste soutient que tes malheurs ne peuvent venir que des autres, ceux-là mêmes qu'il désigne à ton ire.

Le fonctionnaire est une énigme de la biologie : comment peut-il y avoir tant de bêtise dans si peu de matière grise ?

Le malin se sert, utilise et manipule ce qui existe afin de satisfaire ses intérêts ou d'atteindre ses objectifs ; l'intelligent décrypte le complexe, interroge et s'interroge afin d'éclairer l'obscur, d'innover ou d'inventer.

Le meilleur moyen de ne pas tromper ou trahir consiste à ne pas s'engager à la légère.

Le néo-libéralisme considère que l'individu ne mérite d'autre destin que de servir les intérêts d'un système omnipotent. Le socialisme, quand il ne jure que par le pouvoir d'achat et prône le bonheur par la consommation, ne s'en distingue en rien.

Le nostalgique ne savoure le présent qu'au passé, lorsqu'il a cessé d'être éphémère.

Le peuple est partout et de tous temps pareil : il exige la liberté de faire ce que bon lui semble, sans entraves, mais il incrimine et charge l'autorité ou l'Etat des conséquences néfastes de ses actes.

Le plus souvent, la musique qui ne sert aucun texte n'est à mes oreilles que du bruit dont les sons oscillent entre vaguement et franchement dysharmonieux.

Le premier couple d'une vie d'adulte est rarement le dernier.

Le premier pas de la philosophie consiste à penser l'homme indépendamment des systèmes qui l'asservissent, dont il fut l'initiateur avant d'en perdre le contrôle.

Le raisonnement populaire repose sur un axiome inaltérable : toute vérité que la majorité n'admet pas se réfute au titre d'erreur.

Le redresseur de torts est un cœur délaissé par l'amour qui dissimule son malheur intime sous une intransigeance et un rigorisme de façade.

Le suicidaire est un réaliste dont le jugement n'est plus corrompu par l'espoir ou l'illusion.

Les fossoyeurs d'une nation, les fossoyeurs de la démocratie, les fossoyeurs du droit des gens et promoteurs de privilèges sont ceux qui estiment que la marche d'un pays doit être dirigée par les intérêts économiques, par la volonté des conseils d'administration, et non par les débats d'idées qui magnifient l'humain.

Les gens intelligents et les imbéciles ont en commun de se croire intelligents et de prendre les autres pour des imbéciles.

Les livres sont des oreilles à la langue bien pendue, les secrets n'y sont pas en sécurité.

Les yeux pleins d'étoiles, éblouis par un merveilleux rayon de soleil, je compris qu'une vie pouvait être fascinante dès lors que la passion la guidait ou l'habitait.

Libérée du poids de ses illusions, la vie d'un homme ne tient qu'à un fil, celui qui le relie à la société.

Lorsque, inlassablement, les événements qui dirigent votre vie échappent à votre emprise, lorsqu'ils contrarient votre volonté, vous bousculent et vous tourmentent, c'est peut-être par la volonté d'une puissance supérieure et mystérieuse qui souhaite vous amener à un certain endroit, dans un certain état d'esprit, à un moment donné, afin que vous y posiez les seuls actes capables d'assurer votre renouveau...

Lorsque de trop nombreux hommes d'Eglise tripotent plus volontiers des petits garçons que des petites filles, n'ayons pas peur des mots, nous sommes d'abord confrontés à un problème d'homosexualité, le jeune âge des victimes ne révélant que la lâcheté d'abuseurs pervers et hypocrites, usant de leur autorité pour assouvir plus facilement leurs pulsions particulières.

 Si ces malades avaient été mariés, ils n'en seraient pas moins des déviants sexuels.

 D'ailleurs, quels peuvent être l'équilibre sexuel et la santé mentale d'hommes désintéressés par les attraits du corps féminin au point de faire vœu de chasteté en leur jeune temps, au plus fort des bouleversements hormonaux de la vie d'un homme ?

Lorsque quelqu'un s'obstine à nier une vérité pourtant démontrée, j'aime penser qu'il est de mauvaise foi car il n'est d'autre option que la bêtise.

Méfiez-vous d'un cœur qui souffre, il sera bientôt bourreau.

Même insatisfaits, les besoins d'un homme lui importent souvent moins que ses désirs.

Mes plaisirs et mes joies sont faits de sentiments, d'émotions et spirituels.

 Je laisse la possession des choses et le souci du pouvoir d'achat aux gens possessifs, égoïstes, égotistes et égocentriques, esclaves de l'avoir et ignorants de l'être.

Avec moi, pas de voyages aux antipodes, pas de villa cossue,
ni de belle voiture ou moto dans le garage... Seulement des mots, des regards, des gestes, des baisers et des caresses.

Misanthrope : rebelle aux autres puisque fidèle à soi !

N'est pas libre celui qui se laisse déposséder de 50% de son temps de veille.

Ne peut se donner que celui qui s'appartient.

Ne se croient la vocation de servir que ceux qu'on éduque en ce sens.

Ne vivent dans le présent que ceux qui ne furent rien et ne seront bientôt plus.

Nos ennemis les plus irréductibles et nuisibles sont en nous.

On connaît nombre de personnes simples, avides de connaissances, au commerce bien plus agréable que celles, finalement vulgaires, qui s'affirment intelligentes lorsqu'elles ne sont qu'instruites, et imparfaitement.

On est jeune et con tant qu'on prend ses rêves pour des réalités et ses idées reçues pour des vérités. Les deux sont associables, mais pas forcément.

On meurt toujours plus ignorant que savant ; mille ans ne suffiraient pas pour assimiler tout le savoir humain.

On n'a jamais que la société que méritent nos journalistes.

On n'est jamais heureux qu'au prix de quelques illusions et beaucoup d'ignorance.

Ordre, rigueur et discipline forment le terreau nourricier de la sécurité.

Passer sa vie à enrichir un cerveau destiné à mourir et à disparaître, c'est le comble de l'absurde s'il n'y a personne à qui transmettre le savoir acquis.

Peu de gens associent spontanément l'exercice de leur liberté au respect d'autrui.

Pour assurer et renforcer la cohésion sociale, les assuétudes collectives sont imparables. Il n'en est pas aujourd'hui de plus puissante que le lucratif marché des loisirs.

Pour avoir la précieuse sensation d'exister, bien des gens n'imaginent d'autre chemin que se fondre dans le moule et la masse ; ressembler à tout le monde et n'importe qui, en fait.

Pour être un bon agent de consommation, l'homme doit d'abord accepter de n'être qu'un outil de production.

Pour toute matière précieuse, peu de gens distinguent aisément les nombreux faussaires des trop rares orfèvres. L'amour n'y fait pas exception.

Puisque le présent est déjà le passé de l'avenir, ceux qui nient la valeur du passé nient déjà celle du présent.

Qu'est-ce qu'un libéral ? Quelqu'un qui a plus de fric que son voisin. Qu'est-ce qu'un socialiste ? Quelqu'un qui veut avoir plus de fric que son voisin.

Qu'est-ce qu'un littéraire pur jus peut bien faire dans un milieu de scientifiques distingués, sinon passer pour un imbécile ?

Quand l'Histoire fait un procès, c'est toujours celui d'un vaincu ; aux vainqueurs, elle accorde ses éloges, son respect ou son silence complice.

Que seraient les critiques sans leurs victimes ? Exactement et uniquement ce que la nature les a faits : rien !

Que te reste-t-il à vivre ? Ce que tu as déjà vécu : un peu de bien, un peu de moche, beaucoup de rien, et du temps qui passe...

Qui sème le doute, récolte la défiance et la colère.

Réussir des études n'est pas une question d'intelligence, mais de travail, de méthode et de discipline.

Rien de ce qui est ne serait sans ce qui fut. Ignorer le passé condamne à méconnaître le présent.

Sans plus d'amour à vivre, sans fortune ou manne céleste à espérer, sans estime de soi digne d'entretien, demain n'est qu'un supplice à endurer en silence à moins d'y renoncer.

Se réaliser dans sa vie professionnelle trahit d'abord un cruel défaut de vie personnelle.

Seul le journaliste qui enrichit mon savoir et contribue à l'évolution de mon raisonnement est digne de l'idée que je me fais de son métier.

Seuls les privilèges d'autrui nous paraissent illégitimes. C'est là ce qui nous rend si communs.

Si l'Etat a pour devoir de garantir le minimum existentiel à ses citoyens, il ne lui appartient pas de subventionner des entreprises déjà florissantes. Pourtant, tel est l'habituel effet pervers des aides à l'emploi.

Si le français est la langue de France ou des gens de France, alors partout où il est pratiqué majoritairement doit s'étendre le territoire de la France.

Si les enseignants ont éveillé mon attention et ma curiosité, s'ils m'en ont fourni les armes et les outils, tout ce que j'ai appris c'est l'expérience qui me l'a enseigné.

Si nous avons tous un passé et un présent, d'avenir gardons-nous d'en préjuger.

Si tu avais trouvé l'amour, tu n'éprouverais pas le besoin de sortir et de t'amuser avec d'autres que ton partenaire de cœur.

Si vous n'êtes pas vous, alors qui êtes-vous sinon personne ?

Société, entreprise et famille sont les trois systèmes coercitifs dont l'homme croit son bonheur indissociable.

Son aura étoilait dans mon regard et rayonnait dans mon âme, la faisant soleil de mes jours et de mes nuits.

Souvent, c'est lorsqu'on ne possède rien qu'on prône le plus volontiers les vertus d'une vie de partage.

Tant que la droite et les fachos me disent gauchiste, que les gauchistes et socialos me voient facho, tant que je heurte le sectarisme des embrigadés, je peux être en paix avec ma conscience, ma quête du vrai et du juste.

Tes convictions ne doivent de comptes qu'à ta conscience. Au contraire de ceux de tes actes qui nuisent à autrui.

Tout ce qui distingue l'Homme de la bête se trouve dans sa tête, mais il limite ses passions à cultiver son corps et satisfaire ses sens.

Tout métier dont l'objet revient à nuire à autrui devrait frapper d'infamie ceux qui l'exercent sans états d'âme.

Toute aide sociale doit bénéficier aux faibles, aux fragiles et aux nécessiteux ; l'abus du système commence là où l'aide profite à qui s'en passerait aisément pour vivre décemment.

Très triste, très malheureux, je ne crois plus en rien que ma misérable existence puisse magnifier ou dont elle puisse un jour s'enorgueillir sans forfanterie.

Un amoureux ne pense à l'objet de son cœur qu'une fois par jour, mais cela dure vingt-quatre heures.

Une administration bête et méchante est toujours servie par des fonctionnaires zélés, à l'esprit étriqué, incapables d'ouverture d'esprit et donc d'intelligence.

Une famille recomposée, c'est d'abord deux familles décomposées. Il n'y a là rien d'admirable ou de réjouissant.

Une personne de qualité ne vend pas ce qu'elle peut offrir.

Une société humaine restera animale tant qu'elle honorera les êtres dominants et les dominés, les puissants et les fiers qui rejettent les insoumis comme parasites. La civilisation suppose une autre estime des êtres et de leur droit à la vie, indistinctement.

Une vie est avant tout une chance offerte d'aimer sans retenue, à la passion, et de s'épanouir à travers l'autre et son bonheur.
Merci à la muse Bircan

Une vie est un trésor qui ne dévoilera ses joyaux qu'à celui qui saura l'aimer et la magnifier.
Merci à la muse Bircan

Volatiles sont les larmes ; pleureuse du jour, aux éclats rira demain.


© Bernard Willems-Diriken, dit Romain Guilleaumes .