De la nature politique des
hommes
Compilation d'aphorismes, maximes et pensées, consacrés à la
politique, tant au sens noble (la poursuite du mieux être du
plus grand nombre et la protection des plus faibles membres
et acteurs de la Cité) qu'à son acception étriquée et
mesquine (le métier, l'ambition et l'esprit retors que
beaucoup ont substitué à une vocation idéalement généreuse
et désintéressée) et ce qui en découle ou y préside.
Sentences, humeurs, opinions, idées, aigreurs parfois et
désillusions souvent.
Sélection personnelle, phrases issues de
recueils précédents ou nouvellement formulées.
.©
2004 - 2012 Romain Guilleaumes. Tous droits réservés.
◊
"Celui qui ignore le passé est condamné à le revivre."
Ce louable enseignement se délite hélas entre l'émetteur et un récepteur toujours enclin à simplifier ce qu'il entend.
Ainsi crie-t-on "au facho !" ou "au nazi !" dès qu'un mot ou une idée déroge au laxisme de la pensée unique, mais a-t-on laissé se perpétrer - sans gêne et sans honte - les génocides rwandais et yougoslave.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
"Ma liberté s'arrête où commence celle d'autrui" est le fondement des droits de l'Homme mais, paradoxalement, rien ne serait plus contestable que la proposition inverse qui m'arrogerait le droit de fixer unilatéralement les limites de la liberté d'autrui.
(Diary "110317" -
De la nature politique des hommes)
◊
"Tuer ceux qu'on ne peut soumettre ou rallier", telle est la devise de la barbarie.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
A commencer par le travail et la consommation, tout dans notre société vise à occuper notre temps pour nous empêcher de penser et de réfléchir. Il en va de sa propre survie.
(Diary "110304" -
De la nature politique des hommes)
◊
A
force d'abuser de la liberté, on s'expose à n'en avoir plus que la
nostalgie.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
A part un ego surdimensionné, rien ne nous autorise à enfreindre les lois.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
A voir croître l'impunité des délinquants et un climat d'insécurité s'installer durablement, on se dit qu'un jour viendra où l'unique solution sera un État policier. Et l'on ne sait plus très bien s'il faut le craindre ou l'espérer...
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Accabler
les élus, c'est accorder une étrange impunité aux électeurs.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
Amis Grecs, cassez donc ces banques et repaires de lobbies affameurs, qui brisent des gens et des vies entières en toute impunité.
Peut-être écrivez-vous l'Histoire et, malgré nos égoïsmes et nos lâchetés, nous emboîterons-vous le pas sous peu.
L'argent au service de l'homme et non l'inverse ! Il est grand temps de rétablir de nobles valeurs perverties et viciées par la cupidité des spéculateurs.
Abattre les privilèges éhontés des profiteurs et des exploiteurs a toujours été le ferment des grandes révolutions.
("Diary 120217" & "Le Crachoir à venin" -
De la nature politique des hommes)
◊
Au contraire des codes pénal, civil et leur cohorte de semblables, le code de la presse est extrêmement simple et clair :
Art. 1 - Le pouvoir et la police, toujours tu critiqueras ou contesteras.
Art. 2 - La sensation, toujours tu exploiteras.
Art. 3 - Par ton unique parti pris, l'objectivité tu définiras.
Point final !
(Diary "110224" -
De la nature politique des hommes)
◊
Au
contraire du fouillis multiculturel, la société multiraciale ou
multiethnique est parfaitement viable, pour autant que tous adhèrent aux
mêmes valeurs morales et sociales, culturelles par essence.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Au
fond de lui-même, chacun abhorre la démocratie qui fait trop de cas de
ceux qui ne pensent pas comme lui. Tous les hommes sont des dictateurs
en puissance, très peu en ont l'étoffe.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Aujourd'hui, ce sont des non précarisés, pas même en voie de le devenir, qui protestent, manifestent et pleurnichent pour obtenir une revalorisation de leur pouvoir d'achat, afin de mieux
abreuver la société de consommation et de se gaver de superflu, de futile et d'inutile. Ces gens-là n'ont jamais eu faim...
Tout le contraire de ceux qui longent les murs, qui vivent dans la rue ou se cachent chez eux, honteux d'être pauvres mais trop fiers et orgueilleux pour faire entendre leur voix.
L'homme est égoïste et ne voit jamais midi qu'à sa porte.
Comme disait Diderot, avec tant d'à-propos : "Sans un immense superflu, chaque condition se croit misérable."
Ecce homo !
(Diary - "110122"
-
De la nature politique des hommes)
◊
Aujourd'hui, en démocratie, l'électeur n'élit plus des politiciens mais désigne la meilleure agence de pub, pudiquement rebaptisée "de communication". A chaque élection, on nous vend des yaourts et non des idées !
(Diary "110129"
- De la nature politique des hommes)
◊
Aujourd'hui, les leaders d'opinion sont
des chanteurs ou comédiens, gorgés d'alcool ou de stupéfiants, qui ont à
peine leur certificat d'études.
(Plume
de fiel I
-
De la nature politique des hommes)
◊
Aujourd'hui, Sodome et Gomorrhe se nomment San Francisco et Los Angeles. Dès que l'argent coule à flots, la dégénérescence mentale et morale devient vite modèle ou référence.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Aux yeux de
l'Histoire, une nation qui existe à peine 180 ans relève de
l'insignifiance ; les interminables râles d'agonie de la
Belgique ne sont qu'anecdote et démontrent uniquement que,
fruit artificiel des intérêts géopolitiques des grands
d'Europe, ce pays fait de bric et de broc n'avait pas
vocation d'être.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Avec pour devise "Ni
obéir, ni soumettre", on ne va jamais loin dans la société
des hommes, sinon seul et en marge.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Beaucoup de gens ne semblent concevoir le compromis qu'en abandonnant vingt-cinq pourcents de leurs positions, pour autant que leur contradicteur renonce à soixante-quinze pourcents des siennes.
(Diary "110317" -
De la nature politique des hommes)
◊
Beauté, richesse et pouvoir séduisent le vice et
ricanent de la vertu.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Ce ne sont pas les gros salaires qui sont indécents, mais les faibles ressources des plus pauvres qui doivent, en plus, subir le mépris affiché de classes vraiment très moyennes, médianes et médiocres.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Ce
que nous pensons naît plus souvent de nos épreuves que de nos
réflexions.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
Celui dont les valeurs encouragent l'oppression de la femme n'a pas place dans un pays de libertés et d'égalité !
(Diary "110311"
-
De la nature politique des hommes)
◊
Celui que l'humanité ne désespère pas, n'a jamais cru en
elle.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Celui qui néglige l'importance du passé ne peut rien comprendre au présent qui en est le fruit. Il exonère ainsi ses opinions de toute pertinence et les rend indignes de la moindre considération.
(Diary "110217"
- De la nature politique des hommes)
◊
Chanter la paix face aux armées triomphantes, c'est
mériter le seul droit de se taire ensuite et à jamais.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Chaque culture est un
enrichissement mais la multiculturalité, le mélange, est un
appauvrissement de chaque culture, un amas hétéroclite, un chaos
culturel proche du cloaque.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Chaque peuple doit souffrir son lot de criminels et de délinquants ; aucun ne devrait se sentir obligé - moralement ou légalement - d'admettre ceux d'importation et de les traiter avec égards.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
Chassez ces pauvres de ma vue ! Ils pourraient donner mauvaise conscience à mes jérémiades, moi qui suis moins riche que ceux que j'envie...
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
- Merci à Didier Reuter pour l'inspiration
◊
Cinq, cinquante et quarante-cinq sont, en millions de morts, les nombres de victimes de la première guerre mondiale, de la seconde et le bilan annuel de l'avortement. Si l'homme est belliqueux, la femme est assassine, et tous deux sont d'ignobles criminels.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des homme)
◊
Civisme. Respect d'autrui garanti par celui de l'ordre et des lois.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des homme)
◊
Coercition
est le premier mot d'ordre.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
Colonialisme. Occupation territoriale, volonté de domination
philosophique et exploitation économique d'une région ou d'un État
peu développé par les ressortissants d'une nation riche ou
puissante. En sens inverse, cela s'appelle l'immigration.
(Plume de fiel
-
De la nature politique des hommes)
◊
Comme les enfants ne dirigent pas une famille respectable, il n'appartient pas à un peuple uniquement soucieux d'intérêts, de caprices et de privilèges égoïstes de diriger une nation.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
Comment faire confiance à un peuple
qui croit que la vérité sort des tabloïds ?
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
Curieuse
civilisation où sont honorables et respectables des métiers
qui nuisent à autrui, et où l'on désigne à la vindicte
populaire des hommes et des femmes qui ne demandent rien à
personne sinon qu'on les laisse vivre en paix, dans la
pauvreté mais libres.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Dans l'idéal, le rôle de la justice
devrait se borner à confondre les coupables et à disculper les innocents
avec sûreté. Seulement alors, pour une peine proportionnée, la loi du
talion serait la plus équitable entre toutes.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
Dans l'isoloir,
c'est la clémence complice des corrupteurs et des
corruptibles qui maintient au pouvoir les corrompus.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Dans les media et les milieux artistiques américains, on trouve évidemment plus de drogués et d'alcooliques que de Républicains...
(Diary "110805"
- De la nature politique des hommes)
◊
Dans
une démocratie moderne on ne brûle pas les livres, on condamne
en justice les idées et les opinions dissonantes.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
De
tous temps, les politiques ont dû choisir entre l'avenir du peuple et
l'avis du peuple, entre s'occuper de la société ou de leur carrière.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Démocratie : droit pour le peuple d'élire le personnel politique qui fonctionne sous l'influence permanente du pouvoir économique, des groupes de pression et de lobbies non élus.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
Démocratie
: famille où les parents s'abandonnent aux plus viles bassesses et facilités
afin de plaire aux enfants, seuls maîtres à bord.
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
Démocratie. Régime politique qui offre la possibilité à une
minorité d'ambitieux opportunistes, malins et flatteurs, de se faire
élire par une majorité d'émotifs et d'ignares.
(Plume
de fiel I
-
De la nature politique des hommes)
◊
Dès qu'un politique fait une campagne simpliste, facile à comprendre, il révèle tout son mépris du peuple. Ce en quoi son élection ne pourra que le conforter...
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Économie et technologies se sont
emballées. N'ayant plus le temps de réfléchir, l'homme devient servant,
serviteur, esclave.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
En démocratie, grands cœurs et petits
esprits sont les fléaux qui légitiment la démagogie et le populisme,
répugnants parasites d'un fruit qui eut pu être si délicieux.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
En démocratie, la somme des minorités
peut faire une courte majorité très acceptable dès qu'on mobilise les
médias à grands coups de millions et d'émotions.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
En démocratie, où le
suffrage universel l'emporte toujours, on n'a que les élus que l'on
mérite.
(Solitudes
-
De la nature politique des hommes)
◊
En démocratie, règne la dictature du plus petit commun
cru ou ressenti. Certainement pas pensé.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
En dictature, les intellectuels sont
réduits au silence par le pouvoir ; en démocratie, ce sont les ignorants
et les commerçants qui monopolisent les espaces de communication.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
En politique, il est deux sortes
d'individus dont il faut toujours se méfier : ceux qui flattent le
peuple et ceux qui le méprisent. Les pires, démagogues et populistes,
dissimulent leur mépris derrière la flatterie et se révèlent souvent les
plus populaires...
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
En politique, il y a intérêt à ce que l'ennemi soit fort
et fasse peur pour que la masse des neutres prenne notre parti.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
En politique, les girouettes ne se fixent jamais, tant les vents venus des sondages soufflent en tous sens.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
En règle générale, les manifestations démontrent surtout la force mobilisatrice des partis d'opposition qui disposent pourtant d'hémicycles parlementaires pour faire valoir leurs considérations.
La manif tente de manipuler les médias afin d'influencer l'opinion publique. Une manipulation finalement bien plus subtile qu'il pourrait y paraître au premier abord, un début d'ersatz de coup de force, quoi.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
En toute chose
humaine autre que politique et philosophie, il est bon que
le sentiment l'emporte sur la raison.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
En toute chose humaine, une crise est
toujours - pour les consciences jusqu'alors endormies - une opportunité
salutaire de réévaluer le système qui y a présidé, de le corriger et de
l'optimiser.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Enfreindre
l'ordre établi est un devoir où le droit est absent ; une méprisable
insolence où il règne.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Est décadent celui qui
privilégie ce qui le détruit en croyant accroître sa
puissance ou son bien-être. Qu'est donc cette civilisation
qui prospère en ruinant la planète qui l'abrite et la
nourrit, sinon la parfaite illustration de la décadence ?
(Faim de
vie
-
De la nature politique des hommes)
◊
Faillite
de l'utopie multiculturelle, la Belgique est un Etat artificiel, une
non-nation dépourvue d'âme, dont la déroute est un enseignement pour
tous les peuples.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Fascisme.
Mésalliance du socialisme et de l'ethnocentrisme.
(Plume
de fiel I
-
De la nature politique des hommes)
◊
Fondamentalement
bons par nature, nous naissons tous idéalistes. Le matérialisme ne
s'acquiert qu'au prix d'un reniement de soi et de l'adoration des
choses.
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
Gouvernée par des tricheurs et des menteurs, la police verbalise peu et rechigne à enregistrer trop de plaintes, afin de produire des statistiques faisant passer l'insécurité pour un "sentiment d'insécurité" que ne confirment pas les chiffres.
(Diary "110319" -
De la nature politique des hommes)
◊
Grâce à la libération de la femme et à l'égalité des sexes, nous fûmes nombreux à croire que seul l'amour, et non plus l'argent, motiverait l'essentiel des alliances. Il n'en fut rien puisque, même confortablement salariées, ces dames continuent généralement de préférer des hommes plus fortunés qu'elles...
(Diary "110211" -
De la nature politique des hommes)
◊
Histoire. Succession des événements passés de l'évolution
humaine, dont l'analyse et la juste relation sont l'apanage des
seuls vainqueurs.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
Hollande est aussi plat que les Pays-Bas !
L'homme qui fait actuellement campagne pour la présidentielle française n'est que le produit artificiel d'une agence de pub, pardon d'une agence de "communication". Un vulgaire yaourt, quoi.
Le vrai François Hollande, celui qu'on connaît depuis plus de vingt ans, est un personnage falot, diaphane et inconsistant, sans aucune envergure digne du pays qu'il espère incarner à l'avenir.
Certains hommes politiques sont tellement insignifiants que les voir briguer la magistrature suprême de la cinquième puissance mondiale relève de l'injure à cette dernière.
("Le Crachoir à venin" & "Diary 120130" -
De la nature politique des hommes)
◊
Il est absurde de demander au citoyen de voter pour l'intérêt général, lorsque rien ne le meut que son intérêt particulier.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Il est excessif de parler d'Histoire de Belgique lorsqu'on prend conscience que nos grands-parents ou nos arrière-grands-parents - que l'on a parfois eu la chance de connaître - sont nés alors que ce pays n'était que balbutiant. C'était hier.
(Diary "110721" -
De la nature politique des hommes)
◊
Il est peu de plus infécondes intentions que de vouloir instruire un peuple d'un sujet qui ne sert pas ses intérêts et qui ne contribue pas à augmenter ses profits.
(Diary "110210" -
De la nature politique des hommes)
◊
Il est peu probable qu'une personne non instruite d'un sujet soit en mesure - par une surprenante inspiration divine ou métaphysique - d'émettre une opinion ou un jugement de qualité à son propos. Pourtant, nous attendons tous que la démocratie fasse le plus grand cas de nos avis à tous propos...
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Il est
toujours plus facile d'adapter ses idées à sa nature que de
conformer ses actes à ses principes.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Il est très
difficile de croire en la vocation socialiste de ceux qui
malmènent leurs subalternes et réjouissent leur banquier.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Il y a les politiciens qui copinent
avec les industriels et ceux qui préfèrent les financiers. Les uns sont
porteurs d'emplois et contribuent à l'essor général, les autres assurent
des profits à quelques particuliers.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
Ils ont voulu la liberté, mais ils n'ont plus de quoi manger. C'est malin, hein ?
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Impuissant
à régenter et à discipliner l'humanité, l'homme s'emploie à soumettre la
nature, quitte à la violenter.
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
Islam. Religion monothéiste obscurantiste à vocation
expansionniste, pratiquée par les musulmans, professée par les
ulémas, répandue par les muftis, imposée par le Djihad que doit accomplir tout bon musulman, tolérée par les
ignorants et les opportunistes.
(Plume
de fiel I
-
De la nature politique des hommes)
◊
J'aime encore bien ces drôles d'oiseaux venus d'ailleurs, mais d'Aras point trop ne m'en faut.
(Le Crachoir à venin
-
De la nature politique des hommes)
◊
Jamais
personne ne vous fera le procès d'une opinion, pourvu que vous la
taisiez. Dans le domaine des idées, c'est la liberté d'expression qui
fait le plus défaut.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Je n'accorderai un soupçon de confiance aux élites de la gauche que le jour où elles consommeront plus de pot-au-feu que de caviar.
Ce jour-là, les poules auront des dents...
(Diary "120217" -
De la nature politique des hommes)
◊
L'économie
doit être au service de l'homme et non l'inverse. Mais la créature
capitaliste a échappé au contrôle de ses concepteurs et, gargantuesque,
ne sera jamais repue des détresses humaines qu'elle engloutit avec
voracité.
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'anarchisme conduit au règne absolu des égoïsmes et à la restauration finale de l'ordre par un pouvoir tyrannique.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'athéisme a aussi
ses fanatiques, intégristes et dogmatiques, particulièrement dangereux puisqu'ils
officient dans les médias et dans les universités, là où l'on façonne la
pensée du peuple et de ses élites.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'austérité, c'est quand la finance internationale contraint les élus à appauvrir le peuple pour enrichir les banques.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'endoctrinement transforme les idées reçues, ou imposées, en vérités intangibles.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'enseignement doit fournir
à chaque individu les moyens d'aller à la rencontre du meilleur de
lui-même.
(Errance
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'erreur fondamentale du communisme
est de nier l'instinct de propriété et le sens du profit de tout être
humain ; celle de la démocratie libérale consiste à nier ses propensions
universelles à l'identité et à la discrimination.
Condamner ou combattre
des dispositions inhérentes à la nature humaine conduit à l'échec tout
système qui cultive un idéal impropre à ses sujets.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'esclave qui justifie ses chaînes ne
mérite pas la liberté.
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'être humain n'aime pas la liberté,
il la redoute et lui préfère un joug qui semble lui garantir un moindre
mal ou une apparente économie d'efforts.
Libérez-le du diktat de son
employeur, il proteste ; libérerez-le de l'emprise de son conjoint, il
pleurniche ; offrez-lui la liberté de pensée et il se range derrière des
personnages charismatiques ou fait siennes des idées entendues ailleurs
et vaguement comprises.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'extrême droite puise son électorat dans les couches opposées de la société. Parmi les moins instruits qui ne pensent qu'avec leurs tripes et leurs instincts primaires, d'une part, auprès des plus instruits qui ne cultivent plus la moindre illusion sur la classe politique et le système démocratique, d'autre part.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'histoire
des hommes, c'est l'histoire des élites passées. Des obscurs et des
laborieux, il ne reste au mieux que d'infimes fragments de gènes.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'homme à terre, exsangue d'espoirs et de rêves pour avoir échoué en tous ses projets et ambitions, mérite-t-il de subir encore le jugement de la société ? La double peine serait-elle devenue admissible ?
(Diary "110124"
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'homme déconsidère généralement tout
sens moral qui ne satisfait pas ses intérêts ou ne contribue pas à
l'optimisation de ses profits.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'Homme est le seul animal capable de
détruire sciemment son habitat, d'hypothéquer son avenir et sa
subsistance, au seul nom de ses plaisirs et confort immédiats. C'est
sans doute au titre de ce talent unique qu'il s'est lui-même placé au
sommet de la pyramide des espèces...
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'Homme ne pourra s'enorgueillir de son intelligence que le jour où il
s'affranchira, sans concession, de tout ce qui nie et de tout ce qui
nuit à son libre arbitre, des idéologies et religions jusqu'au veau d'or
et à la société de consommation, la plus subtile et perverse des
servitudes.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'homme préserve son espèce au
détriment des autres. S'il s'agissait d'une race, on en mesurerait toute
l'ignominie.
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'homme qui malmène et détruit la nature doit être traité en parricide.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'homo consommatus est un
animal dépensant, c'est-à-dire qui cesse de penser.
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'homo sapiens
sapiens, redevenu primitif, ne se reconnaît plus qu'un seul
maître, l'argent, et deux vocations, sa quête et sa dépense.
Esclave de sa propre créature, il s'obstine pourtant à se
croire supérieur à toute autre vie animale...
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'homosexualité masculine fut toujours prisée par les grandes civilisations de l'Histoire, mais à l'entame de leur déclin. Sa promotion publique annonce leur décadence, leur pourrissement et leur fin prochaine, elle révèle la négation de tout ordre moral, pourtant ciment nécessaire à toute
civilisation.
La nôtre promeut cette déviance, sans équivoque et de plus en plus, depuis 1990...
(Diary "110211"
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'honneur
suppose de ne rien céder de sa noblesse d'âme aux sirènes de l'intérêt
et du profit.
(Errance
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'humain ne peut vivre sans chercher à
dominer son environnement. Dont ses semblables.
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'humour belge, imprégné d'autodérision et de surréalisme, commence dès la devise du pays : "L'Union fait la force". On n'a pas trouvé mieux que les Belges pour se foutre d'eux-mêmes.
(Diary "110303"
- De la nature politique des hommes)
◊
L'impunité commence avec la paresse ou la corruption de l'autorité.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'intérêt du bien commun -
la politique - est chose trop sérieuse pour laisser des peuples formés
d'égoïstes soucieux du présent et du plaisir immédiat s'en charger. Pis
encore lorsque ces gens délèguent leur pouvoir à des arrivistes,
ambitieux et amoraux. Qu'il est donc difficile, quand on y réfléchit, de
défendre avec conviction la noble idée de démocratie...
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'intolérance de l'athéisme ressemble à s'y méprendre à celle des pires époques de chaque religion.
(Diary "110816"
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'IVG a introduit une notion juridique
jusqu'alors inconnue : le droit de tuer pour convenances personnelles.
La barbarie, quand les notions de droit et de justice pour les faibles
ne signifiaient rien, ne fonctionnait pas autrement.
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'objet de la musique ne consiste-t-il pas à distraire le peuple en le faisant danser ? N'est-il pas plus opportun de s'adresser à l'intelligence des gens avec des mots plutôt qu'à leurs sens avec du bruit ?
(Diary "110317"
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'obligation de vivre en société n'est
supportable que si l'on se dérobe à l'obligation de plaire toujours et à
tous.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'obscurantisme interdit que soit cru autre chose que ce
qu'il estime digne d'être su. Il règne en maître absolu sur
toutes les sociétés humaines, jusqu'aux plus libérales, car
toutes sont mues par leurs partis pris fondateurs et par les
mythes qui garantissent leur cohésion sociale.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'omnipotence des bourses et de la spéculation a fait de l'homme un serviteur de cet argent qui devait lui faciliter la vie.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'opinion est le fruit du viol d'une pensée par un
sentiment.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
L'opinion
publique est le règne sans partage de la pensée temporaire,
induite par les émotions et consacrée par les médias.
(Plume
de fiel I
-
De la nature politique des hommes)
◊
La Belgique a été assassinée par la "flamenpolitik" des deux occupations allemandes.
Une politique visant à diviser pour régner en encourageant le développement de l'identité et de la langue flamandes - jusque là patchwork disparate de patois paysans proches du néerlandais - dont l'usage fut imposé dans les administrations, les tribunaux et les universités, à l'égal du français alors unique langue officielle en ces lieux.
Mais l'occupant défait, le ver resta dans le fruit et assura l'inévitable pourrissement des institutions nationales puis fédérales, inexorable compte à rebours de la désagrégation d'un État que des politiciens, plus optimistes et acharnés que d'autres, s'obstinèrent à maintenir en vie le plus longtemps possible...
Ce n'était que retarder l'inéluctable échéance. Un combat unitariste ou belgicain, souvent pathétique, auquel seuls des francophones naïfs, volontairement ignorants des velléités indépendantistes d'élus flamands soutenus par leurs nombreux électeurs, voulaient encore croire.
(Diary "110127"
- De la nature politique des hommes)
◊
La complaisance des pères avait toléré
l'émergence du nazisme, celle des fils encourage la propagation de
l'islam ; j'en pleure avec toi, mon pauvre David...
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
La conquête du
monde et l'influence durable, ce que Jules César avait raté
avec ses légions, les Italiens l'ont réussit par
l'immigration pacifique. Fins observateurs inspirés, les
Arabes et musulmans l'ont très bien compris...
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
La dégénérescence de
l'Homme a commencé lorsqu'il a décidé de lutter contre la
sélection naturelle et d'encourager les comportements
contraires aux principes de l'évolution. Il s'est dissocié
de la nature et s'en est proclamé maître pour mieux la
soumettre, mais elle n'aura de cesse de le contrecarrer
jusqu'à obtenir sa disparition.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
La démagogie est à
la gauche ce que le populisme est à la droite, le moyen
d'empêcher la réflexion en exploitant les sentiments.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
La démocratie, c'est le
droit fondamental de dire tout ce que l'on pense... à condition que cela
ne heurte pas la volonté du législateur !
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
La démocratie autorise et encourage ceux qui ne savent pas à juger ceux qui savent.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
La démocratie capitaliste, qui produit
richesse et confort au bénéfice du plus grand nombre, a introduit un
hiatus dans l'évolution, corrompu la sélection naturelle en permettant
la survie et la reproduction des plus faibles et des moins aptes.
C'est
à mettre à son crédit !
A moins, bien sûr, qu'on estime que la
surpopulation, l'épuisement des richesses naturelles et la
destruction de la planète soient des objections pertinentes, plus que de
vulgaires détails...
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
La démocratie n'est que le règne du plus grand nombre, c'est-à-dire des quotients intellectuels les moins élevés. Il est qualitativement inéquitable que le vote d'un Q.I. 80 ou 90 pèse autant sur l'avenir d'un pays que celui d'un 150 ou 160.
(Le Crachoir à venin
-
De la nature politique des hommes)
◊
La
démocratie nourrit en son sein un poison virulent et mortel : le
suffrage universel non tempéré.
(Plume
de fiel I
-
De la nature politique des hommes)
◊
La démocratie
s'exerce dans l'isoloir et non dans la rue, car celle-ci
conteste la politique des élus et, donc, le choix des
électeurs.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
La démocratisation a ceci de fabuleux qu'elle place tout
et n'importe quoi à la portée de tous. Désormais, règnent le
prêt-à-porter, le prêt-à-consommer et le prêt-à-penser.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
La dictature, c'est comme le supplice
du pal. Pour certains, ça commence bien ; pour tous, ça finit mal.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
La douloureuse épreuve permanente d'un
esprit libre consiste à s'affranchir des servitudes sociales.
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
La liberté consiste à choisir soi-même ses chaînes.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
La liberté doit être vécue non comme un droit, mais comme une responsabilité. Son plein exercice engage des conséquences qu'il nous faut estimer correctement et assumer sans jérémiades.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
La liberté est un plus lourd fardeau
que la servitude. Les animaux supérieurs le pressentent par instinct et
s'organisent dès lors en société.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
La
liberté est une exigence intellectuelle à laquelle la perspective
du profit nous fait aisément renoncer.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
La liberté ne nourrit pas le peuple révolutionnaire et en fait une proie rêvée pour un totalitarisme militaire ou religieux. La patience et l'aide humanitaire au moment idéal forment la stratégie infaillible des religions obscurantistes.
(Diary "110215" -
De la nature politique des hommes)
◊
La méritocratie est
un abus de langage destiné à donner bonne conscience à
ceux dont la position s'accompagne de nombreux privilèges
peu justifiables.
Nul instrument ne permet de mesurer et de
distinguer objectivement le mérite de l'ouvrier de
l'industrie lourde - qui inhale quotidiennement poisons et
germes toxiques qui le tueront avant la retraite - du cadre
commercial qui négocie ses contrats aux tables de
restaurants huppés ou à force de réjouissances et libations
diverses.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
La paix est le plus sournois des crimes contre l'humanité. Avec la fin des grandes guerres, l'homme a cessé d'être son propre prédateur, il prolifère à l'excès et ruine les ressources naturelles de la planète. Sous peu, des milliards d'hommes, de femmes et d'enfants ne vivront que pour connaître l'agonie de la famine.
(Diary "110410"
-
De la nature politique des hommes)
◊
La
particratie démontre la bouffonnerie consternante du
parlementarisme.
Personne n'écoute les élus de l'opposition
et ceux de la majorité n'ont d'autre droit que de se taire
et soutenir le gouvernement, vaille que vaille.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
La patrie est un puissant lien commun auquel on adhère et que l'on
défend. J'en ai deux : ma langue et l'Occident.
(Errance
-
De la nature politique des hommes)
◊
La plupart des gens ne s'intéressent aux grandes questions politiques que lorsqu'il est trop tard pour s'en faire une idée personnelle, dûment instruite et documentée. Alors ils s'en remettent aux politiciens, mais moins à leur clairvoyance qu'à leur pouvoir de séduction.
(Diary "110208"
-
De la nature politique des hommes)
◊
La
plus commune erreur des Français consiste à confondre "république" et
"démocratie". L'une n'est qu'un Etat que le droit régit par des lois, au
même titre que nombre de dictatures ; l'autre suppose le gouvernement du
peuple, par le peuple, pour le peuple. Elles peuvent être associées,
mais pas forcément.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
La politique,
de tous les bords et pas seulement aux extrêmes, ne consiste
jamais qu'à désigner deux ou trois boucs émissaires à la
vindicte populaire et à capitaliser sur leur diabolisation.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
La politique est éminemment agitatrice de testostérone.
(Diary "110309"
-
De la nature politique des hommes)
◊
La protestation stérile élève l'anonyme au rang d'insignifiant.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
La
récurrente incompétence politique des peuples est un plaidoyer permanent
contre le suffrage universel.
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
La répression se révèle souvent la meilleure des préventions.
(Diary "110318"
-
De la nature politique des hommes)
◊
La
restauration de l'ordre moral sera la première mission de la civilisation qui
succédera au capitalisme.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
La seule droite que je respecte n'est
pas celle qui ne jure que par l'omnipotence du fric et du profit, mais
celle qui veut encore croire en des valeurs éminemment humaines -
malmenées de toutes parts -, comme l'honneur, l'honnêteté, la décence, la
vertu et la dignité.
Une droite qui promeut l'ordre moral bénéfique à
chacun et non l'ordre économique qui ne voit dans les êtres que
l'aliment nécessaire à sa croissance ou à sa pérennité.
Quant à la gauche, elle ne conteste le profit que lorsqu'elle n'en
bénéficie pas et ne revendique, en fin de compte, que le droit à
l'avidité et à la cupidité pour le plus grand nombre, conformant ainsi
les masses à l'ordre économique voulu par la droite.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
La
société de la communication à outrance a galvaudé les mots, altéré leur
sens, privé les gens de leur libre arbitre.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
La société formate les gens selon ses besoins. Tout comme en informatique, formater veut bien dire effacer les données anciennes au profit de nouvelles. Autrement dit, il s'agit là d'un lavage de cerveau.
(Diary "110306"
-
De la nature politique des hommes)
◊
La somme des intérêts individuels nuit à l'intérêt général.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
La vérité d'aujourd'hui
est l'hérésie d'hier et la sottise de demain.
(Faim de
vie
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le
bon usage du droit de vote suppose de privilégier l'intérêt collectif
aux aspirations individuelles.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le citoyen démocrate est un
enfant qui exige toute liberté de ses parents mais réclame leur force,
leur protection et leur autorité lorsque les choses tournent mal.
(Solitudes
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le
commandant qui ne sut jamais obéir ne peut être qu'un tyran.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le démagogue
te dit que tu as tous les droits et d'abord celui de
revendiquer toujours et partout, mais il occulte tes devoirs
; le populiste soutient que tes malheurs ne peuvent venir
que des autres, ceux-là mêmes qu'il désigne à ton ire.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le despote et l'anarchiste ont en
commun de ne tolérer qu'une seule autorité, la leur.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le droit des gens
doit l'emporter sur le droit des entreprises, mais les
intérêts particuliers doivent s'effacer devant l'intérêt
général.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le
jugement de l'homme est à ce point peu fiable qu'il se drape dans des
usages et règles dominants, ou dans des lois, pour exercer avec
délectation sa nature discriminatoire des êtres et de leurs
comportements.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le plus sûr et rapide moyen d'appauvrir une nation est encore d'ouvrir ses bras et ses portes à toutes les misères du monde.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les libertés individuelles n'accordent pas le droit de nuire à la quiétude d'autrui.
(Diary "110712" -
De la nature politique des hommes)
◊
Le monde est né sans
l'homme et finira de même. Que peut-il lui arriver de mieux ?
(Solitudes
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le néo-libéralisme
considère que l'individu ne mérite d'autre destin que de
servir les intérêts d'un système omnipotent. Le socialisme,
quand il ne jure que par le pouvoir d'achat et
prône le bonheur
par la consommation, ne s'en distingue en rien.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le
politicien vulgaire suit le peuple ; l'homme d'Etat le précède.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le pacifiste par principe est un vaincu par nature.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le peuple est
partout et de tous temps pareil : il exige la liberté de
faire ce que bon lui semble, sans entraves, mais il
incrimine et charge l'autorité ou l'Etat des conséquences
néfastes de ses actes.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le peuple n'entend rien à la politique car elle s'occupe
de tous et non de chacun.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le peuple réclame
des boniments qui le rassurent ou l'enthousiasment, mais
s'étonne d'élire des bonimenteurs. Est-ce donc ça, la
démocratie que l'on nous vante tant ?
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le principal effet pervers de la démocratie contraint les politiciens à fonder leur popularité sur le manque d'érudition de gens simples dont ils abusent de la naïveté et de la crédulité.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le socialisme, qui n'ambitionne plus que d'accroître le pouvoir d'achat des masses, est devenu le plus grand défenseur de la société de consommation et de l'économie libérale qui l'organise.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Le travail des uns fait
leur survie économique et la richesse des autres.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les Belges sont avant tout des Français, des Néerlandais et des Allemands que des soubresauts historiques, encore récents, ont confinés en un espace aux limites artificielles. Finalement, seuls des Italiens, des Maghrébins, des Turcs et des Africains sont devenus des Belges par choix et par volonté.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les citoyens devraient comprendre, et les politiciens se rappeler, que la politique n'est pas un métier, ni un plan de carrière, mais l'honneur fait à quelques uns d'exercer une fonction représentative de tous.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les complices d'un système en sont les
premiers esclaves.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les conservateurs sont des gens rétrogrades et haineux qui n'aiment ni les homosexuels ni les avorteurs, qui pourchassent trafiquants et drogués, qui ne trouvent aucune excuse aux criminels et s'inquiètent du sort des victimes, qui sont toujours prêts à lutter pour garantir l'ordre, les
libertés et la sécurité des honnêtes gens, quitte à faire la guerre pour défendre le bien face au mal.
Une mentalité arriérée qui ne peut que choquer et scandaliser les médias promoteurs de la pensée unique, les organisations progressistes et les partis de gauche qui cultivent fièrement des valeurs exactement contraires à celles-là.
(Diary "110212"
- De la nature politique des hommes) [ Version raccourcie :
"Les conservateurs sont rétrogrades et haineux. Ils n'aiment ni les gays ni les avorteurs, ne trouvent pas d'excuses aux criminels et s'inquiètent des victimes, mènent des croisades morales pour l'ordre, les libertés et la sécurité des honnêtes gens.
Mentalité arriérée qui dérange la pensée unique des médias et des organisations de gauche qui cultivent des valeurs exactement contraires."]
(Diary "110212"
- De la nature politique des hommes) ◊
Les convictions qui
s'enracinent prennent des allures de vérités qui enchaînent
l'esprit et le rapprochent de la bêtise.
(Faim de
vie
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les
écrivains et philosophes, si soucieux de discipliner les mots en un
ordre harmonieux mais strict, sont souvent éblouis par les sociétés
rigoureuses dont les prétextes rencontrent leurs sentiments. Les
dictatures communistes en ont séduit quantité, les fascistes quelques
uns.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les faibles et les fragiles ont autant
le droit de vivre décemment, par la seule grâce de leur naissance, que
les forts et les malins. Hors de ce principe, se perpétue la sélection
naturelle qui exclut jusqu'à l'idée de civilisation.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les
faiblesses des hommes sont le moyen de les mener, de les soumettre, de
les abuser. Bref, de les gouverner.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les femmes qui couchent avec les Arabes valent-elles mieux que celles qui couchaient avec les Allemands, puisque c'est toujours avec l'occupant ? Mais de punition il n'y a qu'à la libération et, cette fois, il n'y en aura hélas aucune, puisque que la colonie de peuplement et de brassage est la plus sûre et efficace stratégie de conquête et de soumission durable.
(Diary "110730"
- De la nature politique des hommes)
◊
Les fossoyeurs
d'une nation, les fossoyeurs de la démocratie, les
fossoyeurs du droit des gens et promoteurs de privilèges
sont ceux qui estiment que la marche d'un pays doit être
dirigée par les intérêts économiques, par la volonté des
conseils d'administration, et non par les débats d'idées qui
magnifient l'humain.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les
honnêtes gens passeront toujours après les profiteurs, les malins, les
cupides, les opportunistes et les arrivistes. Par leur honnêteté, ils se
rendent seuls coupables de leur propre sort. Triste humanité !
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les
idées n'ont de valeur que par la force de persuasion de leurs prêcheurs.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les
idées ne vieillissent pas et ne meurent pas, il leur arrive juste de ne
pas être dans l'air du temps. Quant aux hommes, ils servent uniquement à
les cultiver et à les véhiculer.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les
lois liberticides sont celles qui taisent la pensée, non celles qui
entravent le mouvement.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les
lois que l'on enfreint impunément ou à faible amende déforcent l'empire
de la loi.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les opinions sont filles de nos émotions, au contraire de nos pensées qui s'en émancipent par la réflexion et la raison froides.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les politiciens n'ont même plus besoin de nous convaincre de leurs mensonges.
Les prometteuses autoroutes de l'information d'il y a quinze ans sont devenues les voies royales de la désinformation. Elles regorgent de pseudos vérités, populaires car séduisantes mais néanmoins fausses, répandues par des personnes mal informées, mal intentionnées ou militantes, qui leur
mâchent la besogne.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les politiques visionnaires sont des intellectuels, pas des comptables aux ordres de lobbies économiques.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les racistes sont des imbéciles, sinon pourquoi la plupart d'entre eux voteraient quand même socialiste, à l'encontre leurs préjugés ?
(Diary "110305" -
De la nature politique des hommes)
◊
Les religions sont des systèmes omnipotents qui rassurent, endorment ou manipulent les peuples tout en permettant à des clergés d'assouvir leur soif de pouvoir ou de biens matériels. J'encourage celles qui rassurent et aident les gens à vivre, je combats les autres.
(Diary "110228" -
De la nature politique des hommes)
◊
Les troupeaux adorateurs d'étendards, fussent-ils bêtement sportifs, nous rappellent cet instinct grégaire qui fit les heures de gloire du nazisme et du communisme, entre autres horreurs bestiales. Les foules fanatiques, ça fait peur !
(Diary "110208" -
De la nature politique des hommes)
◊
Les
tyrannies naissent où règne la pauvreté, qu'elle soit matérielle, morale
ou intellectuelle.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Les utopies font progresser l'humanité mais conduisent toujours les individus à la désillusion, souvent à l'aigreur, parfois au suicide.
(Diary "110303" -
De la nature politique des hommes)
◊
Lorsqu'un
système de libertés ne profite plus qu'aux forts et aux malins,
qu'insécurité et pauvreté accablent les faibles, il est mûr pour un
ordre moral et social manichéen, autoritaire et rassurant. Le XXIè
siècle verra le triomphe du dernier système rigoriste, l'islam.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Lorsqu'une
société humaine se sait vulnérable ou à l'agonie, elle cesse de proposer
ses valeurs et les impose. Par la force ou par un arsenal juridique
abusif.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Lorsque des intérêts particuliers
prévalent sur l'intérêt collectif, tout système devient inique et
appelle son abolition.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Ma langue et ma culture sont ma patrie. Les autres, quelque soit leur puissance ou leur arrogance m'importent très peu et ne me concernent guère. Begrijp ?
(Diary "110224" -
De la nature politique des hommes)
◊
Malgré mes réticences bien connues, il me faut reconnaître quelques qualités à la démocratie. Elle a su se munir de garde-fous naturels très efficaces. Ainsi des candidats très actifs, populaires et clientélistes, mais n'exprimant jamais que des idées et des pensées empruntées à d'autres, trop savantes ou trop bien tournées pour leur ressembler, se discréditent, passent pour des tricheurs, des menteurs ou des hypocrites, et
ne parviennent jamais à se faire élire.
(Diary - "110119"
-
De la nature politique des hommes)
◊
Morale. Ciment pacificateur de tout groupe humain. Peu
importe qu'elle varie, si ce n'est dans le même groupe.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
Ne pas confondre libéralisme et capitalisme ! Le premier défend et promeut les libertés individuelles de tous, dont celle d'entreprendre, le second enrichit une minorité sur le dos des détresses humaines qu'il occasionne.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Ni démagogues ni
populistes, les anarchistes de droite n'ont pas pour
vocation naturelle de connaître la popularité.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Nous sommes le produit du vécu de nos maîtres. Les victimes et témoins du nazisme ont engendré une génération morale et manichéenne, les "golden sixties" ont accouché de la première génération consumériste, et les '70 ont donné la génération cannabis.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Nous vivons un temps où la liberté
d'être importe moins que la liberté d'avoir et de consommer.
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
Nul n'a le droit de prohiber quelle
qu'opinion que ce soit, pourvu qu'elle ne mette pas en péril la vie
d'autrui.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
Nulle part on ne peut être mieux et plus en droit de régner en maître que chez soi, c'est-à-dire aux lieux de nos racines.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
On ne gouverne bien ni les hommes ni les nations avec de bons sentiments et des émotions.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
On
ne peut faire de politique sans être très doué. Pas tant pour donner des
coups que pour les encaisser sans faiblir.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
On s'arrange mieux avec l'exclusion sociale que de l'exclusion affective. On peut vivre malgré l'une, mais notre santé mentale ou physique ne survit pas longtemps à la seconde.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Ordre, rigueur
et discipline forment le terreau nourricier de la sécurité.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Où la morale perd son crédit, triomphe la loi du plus
fort. N'immolons pas les vestiges vertueux du christianisme.
(Errance
-
De la nature politique des hommes)
◊
Paix. Noble aspiration de tous et argument invincible
des traîtres et des lâches.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
Paradoxe. La garantie des libertés individuelles passerait-elle par l'établissement d'un État policier incorruptible ?
Puisque la liberté de chacun s'arrête là où commence celle d'autrui, il faut une grande - et ô combien improbable ! - autodiscipline de l'individu pour l'assurer, à moins de légiférer drastiquement en ce sens.
Or, l'on sait combien l'humain est souvent enclin à enfreindre les règles, règlements et lois, en l'absence de toute autorité.
Plus de policiers incorruptibles (!) et plus de répression de l'irrespect des libertés individuelles, seraient-ils donc les garants de la pérennité de nos libertés ?
(Diary - "110127"
-
De la nature politique des hommes)
◊
Paradoxe. Qui parle du sort du monde,
ne se soucie le plus souvent que de la survie de l'humanité, sa
principale vermine.
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
Passion, toi seule donne
des accents de vérité à tous les menteurs et bonimenteurs, politiques,
urbains ou amoureux.
(Errance
-
De la nature politique des hommes)
◊
Patrie
des droits de l'homme et de la démocratie appliquée, la France n'a
pourtant jamais autant brillé que lorsqu'elle confiait son destin à un
despote éclairé, élu ou non.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Plutôt
que le règne de la majorité, la démocratie ne serait-elle pas la
dictature des minorités protégées ?
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Pour assurer
et renforcer la cohésion sociale, les assuétudes collectives
sont imparables. Il n'en est pas aujourd'hui de plus
puissante que le lucratif marché des loisirs.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Pour être un
bon agent de consommation, l'homme doit d'abord accepter de
n'être qu'un outil de production.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Pour sauver quelques
assassins, combien donc d'enfants ont-ils tués dans le ventre de leur
mère, ces pourfendeurs de la peine de mort et zélateurs de l'avortement
? Qu'est donc un génocide s'il n'en est point un, là ?
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Pour séduire le peuple il faut lui
mentir, et pour le bien gouverner il faut lui mentir encore, telle est
sa volonté. Si les choses tournent mal, il lui sera alors aisé de
protester de sa bonne foi et de critiquer sans gêne, sans honte et sans
rougir.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
Pour vaincre l'élitisme, il
faut nourrir le peuple de connaissance. Jamais, hélas, le nombre n'a
réellement eu faim ou soif de celle-ci. Et, quand on le force, il vomit
ou défèque mais n'assimile rien.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Qu'est-ce
qu'un libéral ? Quelqu'un qui a plus de fric que son voisin.
Qu'est-ce qu'un socialiste ? Quelqu'un qui veut avoir plus
de fric que son voisin.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Quand
l'Histoire fait un procès, c'est toujours celui d'un vaincu
; aux vainqueurs, elle accorde ses éloges, son respect ou
son silence complice.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Quand on a vu la politique de l'intérieur, soit on s'est mis au diapason de l'arrivisme, de l'opportunisme, de l'hypocrisie et de la cruauté de ce noeud de vipères, soit on s'est encouru, profondément écoeuré par l'odeur pestilentielle dont elle sature la démocratie.
(Le Crachoir à Venin
-
De la nature politique des hommes)
◊
Quand une civilisation
atteint son apogée, elle pervertit la tolérance par l'excès et entame
son agonie. Ainsi, les moralité diaphane et sexualité débridée
sonnèrent, jadis, le glas de Rome et d'Athènes.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Quant au sort et à l'histoire de la Belgique, les gens qui découvrent aujourd'hui les questions que je me pose depuis trente ans ne peuvent évidemment aboutir aux mêmes réponses.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Qui d'autre qu'une candide jeunesse peut se croire capable de changer le monde, qui d'autre peut aller, fièrement et passionnément, à la rencontre de tant de désillusions sans passer pour fou ou le devenir ?
(Diary "110216"
- De la nature politique des hommes)
◊
Qui
n'épouse les valeurs des autres s'exclut, de fait, de leur organisation.
Toutes les sociétés humaines sont totalitaires par essence.
(Amertumes
-
De la nature politique des hommes)
◊
Relative
doit devenir la liberté de celui qui, en son nom, attente au droit
d'autrui.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
S'il est au moins un prédateur de l'humain dévastateur, il est nommé Dieu et fait ce qu'il peut pour contrer la prolifération des nuisibles avec ses deux seules pauvres armes, la maladie et les catastrophes naturelles. L'homme se charge lui-même des guerres et des crimes.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Sans aucune illusion sur la pertinence du régime démocratique, je ne tolèrerai pourtant sa fin qu'à l'unique condition que la majorité des gens en ait le souhait et l'exprime clairement par la voie des urnes.
(Diary "111118"
- De la nature politique des hommes)
◊
Sans
les préjugés, jamais l'humanité n'aurait eu à débattre et l'homme serait
toujours erectus.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
SDF. Personnage malheureux, brisé par les vicissitudes
de son existence, dont l'errance est devenue le quotidien.
Marginal désabusé qu'exhibe la société pour décourager ceux que tente
l'insoumission au diktat social.
(Plume
de fiel I
-
De la nature politique des hommes)
◊
Si l'État a
pour devoir de garantir le minimum existentiel à ses
citoyens, il ne lui appartient pas de subventionner des
entreprises déjà florissantes. Pourtant, tel est l'habituel
effet pervers des aides à l'emploi.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Si la société ne peut t'intégrer et t'en tient rigueur,
réjouis-toi d'être un homme et non un rouage.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
Si laisser libre cours à des opinions
dangereuses peut fragiliser la démocratie, borner la liberté
d'expression aux seules idées compatibles avec l'ordre établi, c'est la
nier, avouer sa faillite et s'en arranger.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
Si le droit consacre
pour la femme la propriété exclusive de son corps et de ce
qui s'y produit ou s'y développe, ne serait-il pas juste que
l'homme puisse faire valoir la propriété de sa semence et un
droit de regard sur l'usage qui peut en être fait par des
partenaires parfois peu scrupuleuses ?
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Selon la loi du pendule, la
recherche de l'équilibre réclame que tout excès soit naturellement
compensé par son contraire. La liberté débridée génère l'ostracisme et
le fascisme.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Si la tolérance prône la
coexistence de toutes les idées, même et surtout antinomiques, elle
devient la négation de tout système de valeurs. Une société ouverte et
tolérante par principe est dépourvue de valeurs, elle agonise si elle
n'a déjà trépassé.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Si le devoir essentiel de chaque homme
est d'être agréable aux autres, il ne nous reste plus qu'à ériger
l'hypocrisie, le mensonge, la flatterie et la fausseté en vertus
cardinales. Mais peut-être est-ce fait depuis longtemps, sous l'habile
vocable de "politesse".
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
Si le français est la langue de France ou des gens de
France, alors partout où il est pratiqué majoritairement
doit s'étendre le territoire de la France.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Si
le moraliste s'interroge sur les mœurs de son époque, le moralisateur
veut régenter celles de ses proches.
(Errance
-
De la nature politique des hommes)
◊
Si les citoyens étaient convenablement instruits, les politiciens n'auraient plus à les séduire mais uniquement à les convaincre.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Si tant de gens ont aujourd'hui une orthographe exécrable, c'est qu'on ne leur apprend plus guère qu'à compter, à gagner de l'argent et à le dépenser.
Il importe à la société que la population consomme le plus possible plutôt qu'elle se mettent à penser et à exprimer ses réflexions par des écrits qui défient le temps.
(Diary "110212" -
De la nature politique des hommes)
◊
Si vous êtes bien le modèle de tolérance que vous vantez, tolérez donc mon intolérance !
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
Société,
entreprise et famille sont les trois systèmes coercitifs
dont l'homme croit son bonheur indissociable.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Tant que la droite
et les fachos me disent gauchiste, que les gauchistes et
socialos me voient facho, tant que je heurte le sectarisme
des embrigadés, je peux être en paix avec ma conscience, ma
quête du vrai et du juste.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Tant que le peuple de France estimera ses dirigeants politiques et économiques dignes d'égards de la part de la justice, la révolution égalitaire restera un mythe national.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Tes convictions ne
doivent de comptes qu'à ta conscience. Au contraire de ceux
de tes actes qui nuisent à autrui.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Toujours et partout, l'islam promeut - sans concession - les droits de l'homme... sur la femme !
(Diary "110824"
- De la nature politique des hommes)
◊
Tous
les hommes naissent parasites sociaux. Les plus serviles au système
deviennent citoyens honorables.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Toute aide
sociale doit bénéficier aux faibles, aux fragiles et aux
nécessiteux ; l'abus du système commence là où l'aide
profite à qui s'en passerait aisément pour vivre décemment.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Toute société a la jeunesse que méritent ses enseignants.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Toutes les opinions sont dignes de respect tant qu'on ne nous les impose pas.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
Tradition oratoire de la gauche, la démagogie vante à chacun la primauté absolue de ses droits en occultant ses devoirs ; discours simpliste de la droite, le populisme stigmatise ceux qu'il accuse d'être la source de tous nos maux.
(L'Amanite humanoïde
-
De la nature politique des hommes)
◊
Trop
de collectivisme tue le socialisme ; les excès du capitalisme tueront le
libéralisme.
(Diverses idées
-
De la nature politique des hommes)
◊
Trop
peu d'Etat, et ce sont les entreprises qui gouvernent les gens, qui
décident de leurs moyens et dictent leurs besoins.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
◊
Un
"loser" ou un raté, c'est un être qui reste sourd à nos valeurs,
servitudes et ambitions. A ses yeux, nous sommes également dans
l'erreur.
(Errance
-
De la nature politique des hommes)
◊
Un auteur subsidié, hier c'était un ami ou un charmeur des puissants, aujourd'hui c'est un assisté social que sa plume sauve de la folie.
(Chapitre
48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Un ego surdimensionné s'accompagne souvent d'une intelligence limitée et, parfois, d'un charisme extraordinaire. Gourous et dictateurs en témoignent chaque jour.
(Diary "110305" -
De la nature politique des hommes)
◊
Un État qui autorise l'élimination des innocents au nom du confort individuel mais proscrit celle des assassins au nom du droit à la vie, ne peut qu'intriguer quant à la cohérence de ses valeurs.
(Diary "110418" - De la nature politique des hommes)
◊
Un grand politique sait toujours
intriguer pour se trouver au bon endroit, au bon moment. Mais en
démocratie, il lui faut en plus s'abaisser à se rendre populaire.
(Salmigondis
-
De la nature politique des hommes)
◊
Un peuple qui ne vise qu'à se divertir, voilà le
blanc-seing des gouvernants.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Une
administration bête et méchante est toujours servie par des
fonctionnaires zélés, à l'esprit étriqué, incapables
d'ouverture d'esprit et donc d'intelligence.
(Reliefs
et digestifs
-
De la nature politique des hommes)
◊
Une bonne loi ne peut être qu'intransigeante. Son unique
mission est d'interdire, jamais d'autoriser ou de tolérer, sinon elle se
mêlerait de régenter la liberté des êtres et perdrait son autorité.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Une grève de qualité ne s'envisage qu'un vendredi ou un lundi.
(Chapitre 48
-
De la nature politique des hommes)
◊
Une justice de qualité, qui mérite son nom, ne peut jamais appliquer de peines disproportionnées par rapport aux actes répréhensibles commis. Ainsi, comme de juste, ne peut-elle opposer au meurtre que l'exécution. Ça, ce serait tout à fait proportionnel !
(Diary "110405"
- De la nature politique des hommes)
◊
Une loi est transgressée non parce qu'elle est injuste
mais parce que sa sanction est insuffisante.
(Impertinences
-
De la nature politique des hommes)
◊
Une nation ne se justifie
que par l'identité de langue et de culture, jamais par des frontières
arbitraires et absurdes.
(Errance
-
De la nature politique des hommes)
◊
Une pléthore de gens ont les idées à gauche et le portefeuille à droite. Je dois être un des rares spécimens dont les idées sont à droite mais le coeur et le portefeuille, toujours vide et malgré tout généreux, à gauche.
(Diary "111114"
-
De la nature politique des hommes)
◊
Une seule phrase peut faire la condamnation sans appel de quiconque, fut-il le plus innocent. Servez-vous, je vous offre une pléthore de munitions suffisantes pour m'exécuter en place publique...
(Diary "111205" -
De la nature politique des hommes)
◊
Vous réclamez la paix dans le monde ?
Commencez donc par enseigner à vos enfants de ne jamais nuire à
quiconque, de quelque manière et pour quelque motif que ce soit.
(A vrai
dire
-
De la nature politique des hommes)
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