Impudeurs
Compilation d'aphorismes,
maximes et pensées, directement puisés dans mon vécu,
étroitement liés à des émois, sentiments, considérations et souvenirs éminemment
personnels.
Sélection personnelle, phrases issues de
recueils précédents ou nouvellement formulées.
.©
2004 - 2012 Romain Guilleaumes. Tous droits réservés.
◊
"Dessine-moi un joli week-end" lui demandai-je avec connivence, et elle m'offrit ce joli sourire qui m'émeut tant et qui me comble d'aise des heures durant.
(Diary "110226" -
Impudeurs)
◊
- Pensée pour les précarisés qui endurent la pire période de l'année, dans le froid, leur indigence cruellement confrontée à la joie conditionnée de serviles consommateurs et aux libations insolentes des insouciants ou des évadés des tracas du quotidien ;
- Pensée pour les solitaires et les cœurs délaissés ;
- Pensée pour les malades et pour les endeuillés, pour ceux qui souffrent dans leur chair ou dans leur âme ;
- Pensée pour ceux que j'aime et pour ceux que j'ai aimés, pour ceux qui m'aiment et pour ceux qui m'ont aimé ;
- Pensée pour ceux qui sont partis, emportés par la mort ou simplement éloignés géographiquement, dont la présence me manque et dont l'absence me rend la vie amère ;
- Pensée pour celles qui ont marqué mon cœur au fer rouge et qui resteront les principaux jalons de mon existence ;
- Pensée pour tous ceux dont la vie n'a pas ménagé la sensibilité, les accablant de ces souffrances et tourments qu'ils taisent - par fierté ou par lassitude - et qu'on ne peut ni voir ni deviner de l'extérieur... à moins de les aimer vraiment et suffisamment ;
- Pensée, enfin mais néanmoins d'abord, pour ma famille et mes amis, morts ou vivants, que j'aimerai au présent tant que je serai.
(Diary "111224" -
Impudeurs)
◊
A l'absence volontaire, on ne peut rien opposer que le silence.
Comme la vie est bien faite, puisque c'est justement là tout ce qu'elle mérite.
(Tourments
-
Impudeurs)
◊
A la longue, chacun finit par aimer sa servitude essentielle, celle dont son quotidien s'est accommodé par la force des choses.
Et la solitude n'est certainement pas la moindre de ces addictions que l'on n'aime guère, finalement, voir entravées.
(Diary "110325" -
Impudeurs)
◊
A part moi-même, et
sans réserve, je n'ai rien à vous offrir ; mais l'amour
véritable exige-t-il autre chose ?
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
A part souffrir, y a-t-il pire que vieillir ?
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
A
présent que je n'ai plus rien à me dire, que ma compagnie me lasse, il
serait sain que je songe à me quitter.
(Solitudes
-
Impudeurs)
◊
A
vingt ans, le monde nous appartient. Mais on rate une marche, puis deux,
puis trois, et l'on apprend l'humilité. Pour peu que l'on dégringole les
escaliers, les années passent trop vite et l'on se révèle l'ombre,
fuyante et pâle, de ce que l'on croyait incarner.
(Diverses idées
-
Impudeurs)
◊
Ah !, le sourire de quelqu'un qu'on aime ! Mais que demander de plus à la vie quand on est malheureux ?
(Chapitre 48
-
Impudeurs)
◊
Ai-je tout dit de l'essentiel, ai-je bien fait, puis-je me satisfaire d'un parcours complet, raisonnablement achevé, dont je puisse ne pas avoir honte à défaut d'en être fier ?
(Diary "111222" -
Impudeurs)
◊
Angoisse existentielle du dépressif :
- J'hésite encore, suis-je une merde ou une sous-merde ?
(Diary "110208" -
Impudeurs)
◊
Apaiser la violence de mes angoisses,
tempérer l'ardeur de mes souffrances, me réconcilier avec moi-même et
avec le monde, m'étourdir du feu de la passion, me révéler que l'amour
n'est pas qu'illusion, voilà l'impossible cahier des charges qu'une
pathétique désespérance impose à celles qui, inconscientes, m'invitent
dans les précieux méandres de leur cœur.
(Amertumes
-
Impudeurs)
◊
Après avoir connu tant de femmes pour m'ouvrir les yeux, j'aimerais rencontrer enfin celle qui me les fermera.
(Diary "110408" -
Impudeurs)
◊
Après des
semaines et des mois d'hésitation, il suffit d'une seconde
de détermination, d'une fraction de seconde de courage, pour
qu'à l'intention macabre succède enfin l'acte libérateur.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Après tant
d'admiration stérile, je cherche désormais, et sans succès,
la femme exceptionnelle qui saura détourner mon cœur et mes
tendres pensées de celle qui va bientôt se marier avec cet
autre qu'elle aime.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Après une jeunesse pleine de ces excès de vie qui font sa richesse, las des relations bancales et du plaisir immédiat, j'ai fait miens les dictons "Mieux vaut être seul que mal accompagné" et "Qualité vaut mieux que quantité". Après huit ans de célibat et quatre de solitude, je n'y vois plus que de sacrées conneries !
Le temps a passé, j'ai vieilli, les Sabine, Stéphanie, Wafa et autres très jolies filles, dont les sourires me sont précieux, ne m'ont pas attendu pour faire leur vie ou me regardent aujourd'hui comme un vieux débris importun...
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Aucun
adulte ne peut réparer son enfance brisée. De là naissent les vainqueurs
insensibles et les vaincus romantiques, les puissants et les ratés.
(A vrai dire
-
Impudeurs)
◊
Aux jeunes générations l'on cite en
exemple les apparentes belles réussites, alors qu'il leur serait plus
profitable d'entendre l'enseignement des cabossés de la vie, seuls aptes
à les édifier sur les inévitables et cruels écueils que l'existence leur
imposera.
(A vrai dire
-
Impudeurs)
◊
Avec pour devise "Ni
obéir, ni soumettre", on ne va jamais loin dans la société
des hommes, sinon seul et en marge.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Belle-mère qui aboie fait marcher au pas. Certains, en tout cas.
(Diary "110412" -
Impudeurs)
◊
Bien que vieillissant, il vous reste
de vrais amis ? C'est que vous n'avez pas dû faire grand-chose de bien
ou de mal pour qu'ils ne soient devenus ni envieux, ni dédaigneux.
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
Blues. Jusqu'au 20 octobre 1996, je n'étais pas qu'un, nous ne concevions la solitude qu'à deux, pour la vie pensions nous... Autres temps et autres lieux dont il me reste la souffrance d'une petite nostalgie que plus personne ne partage.
(Diary "110301"
-
Impudeurs) - Merci au souvenir de Catherine, muse de ma vie et de ma déchéance.
◊
C'est dans le regard des jolies jeunes femmes qu'on se
découvre vieux tout à coup.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
C'est la
sérénité que je cherche dans la vie. Si je ne l'y trouve
pas, faudra bien chercher ailleurs...
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
C'est le plus souvent quand on commence à aimer vraiment, sans réserve et tous boucliers baissés, que l'autre choisit de s'en aller.
(Tourments
-
Impudeurs)
◊
C'est par profond et sincère irrespect que je ne vous rendrai jamais vos coups, père ; et je n'aurai jamais assez de ce qu'il me reste à vivre pour te rendre tout ton amour, maman.
(Diary "120205"
-
Impudeurs)
◊
C'est quand j'aimerais qu'elle sache tout de moi, le bien comme le mal, que je me sais vraiment amoureux d'une femme.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Ce dont un homme défait a le plus besoin, c'est qu'on ne réclame et n'attende plus rien de lui.
(Diary "110205" -
Impudeurs)
◊
Ce garçon a tendance à tout
dramatiser, il cultive le sens de l'exagération, prétend contribuer à
transmettre le savoir qu'il ne possède pas et s'enorgueillit de son
esprit de contradiction. Pour peu qu'il soit servi par un zeste de
talent, une aura médiatique et beaucoup de chance, on en fera un auteur
ou un journaliste, peut-être brillant. Sinon, il passera toute sa vie
pour un moins que rien.
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
Ce n'était donc que cela, la vie ? Beaucoup d'agitation, d'émotions, de prises de tête,... et puis plus rien !
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
Ce
sont des pleurs étouffés, intimes et secrets, qui fécondent la hargne et
la rage des mots qui blessent ou scandalisent.
(A vrai dire
-
Impudeurs)
◊
Cela fait 47 ans que je t'attends, et tu me demandes encore un peu de patience ?
C'est bien parce que tu en vaux la peine et que je n'aurais pas attendu si longtemps pour moins que toi.
(Diary "110415"
-
Impudeurs)
◊
Celui qui estime que
faire le bonheur d'autrui mérite la récompense du
faire savoir est aussi médiocre et mesquin qu'égoïste.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Certains silences sont plus assourdissants que les plus violents tonnerres.
(Diary "110605" -
Impudeurs)
◊
Chaque décès
d'une personne que j'apprécie m'arrache un bout de moi-même
; plus j'aime cette personne, plus grande est la part d'âme
dont je suis amputé.
C'est peut-être ainsi que l'on vieillit avant l'âge, que se taisent les
voix et que s'éteignent les regards des vivants, ainsi que
l'on se prémunit des déchirures intimes en cessant d'aimer,
ou les gens ou la vie.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Comme tout le monde j'aime l'argent, mais sous aucun prétexte je ne vendrais mon âme afin d'en disposer.
(Diary - "111016" -
Impudeurs)
◊
Comment voudriez-vous que je gagne ma vie, alors que je n'ai pas de chance au jeu...
(Diary "110216" -
Impudeurs) - Un p'tit coup d'autodérision que j'espère humoristique ;-)
◊
Critiquer
le monde indiffère qui aime et se sent aimé. Aime-moi, toi qui m'émeus,
que je me taise enfin !
(Sans, tu mens...
-
Impudeurs)
◊
Critiquer ses
amis dans la sphère privée est un devoir, le faire sur la
place publique procède d'une nature foncièrement inamicale.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Dans à peu près tous les domaines d'une existence humaine, il est possible de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Mais de l'absence de câlins, d'amour et de tendresse on ne peut s'accommoder très longtemps sans perdre la raison ou la vie, sinon les deux.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Dans l'intimité, une belle femme uniquement vêtue d'une goutte de Chanel n° 5 est, à mes yeux, l'incarnation suprême de l'élégance et du raffinement.
(L'Amanite humanoïde
-
Impudeurs)
◊
Dans toute
souffrance intime solide vient un moment où même le rêve et
l'espoir ne servent plus à rien.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Dans
toute vie, le plus dur et permanent des combats consiste à s'accorder
avec les autres sans se renier soi-même.
(Diverses idées
-
Impudeurs)
◊
Dès l'enfance je pris des coups, au propre comme au figuré. Je connus un répit de vingt-cinq à trente-cinq ou quarante ans, puis ça reprit de plus belle. Et l'on voudrait que je me montre plus optimiste et positif ?... Mais seul l'amour pourrait relever ce défi avec succès. Et celui-là se dérobe inlassablement à moi depuis
trop d'années...
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Dès qu'on ouvre son coeur, s'y engouffrent vents et tornades, vivifiants ou dévastateurs.
(Diary "110424"
-
Impudeurs)
◊
Des yeux couleur charbon qui me transpercent d'une chaleur exclusive, une épaisse et lisse chevelure de jais qui surmonte une longue silhouette effilée à m'en étourdir, des sourires et petits rires qui me charment et m'emplissent d'un désir tendre, telle m'apparut la résurrection de mon idéal féminin, après
quinze années d'une quête désespérée. Mais jeune, très jeune pour moi, trop jeune sans doute...
(Diary "110907"
-
Impudeurs)
◊
Élégant et subtil comme le bœuf,
intelligent et spirituel comme le veau, tel est le beauf.
(Plume de fiel
-
Impudeurs)
◊
Elle avait trop d'opportunités pour savoir ce qui lui manquait, je manquais trop de confiance pour qu'elle découvre que c'était moi...
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
A Michel, à Jérôme et à Véronique, partie ce jour et si vache fut-elle.
Elle fut l'unique femme de sa vie et, si elle ne lui avait fait tant de misères, il aurait aimé lui tenir la main, aux côtés de leur fils adoré, lorsque la vie s'éloignait de ce corps tant de fois aimé, emportée par cette longue et pénible maladie qu'on répugne encore à nommer cancer.
Mais leurs chemins de vie s'étaient depuis trop longtemps éloignés.
Il souffrit leur seconde séparation dans le silence de sa solitude et elle mourut soutenue par un autre que lui.
(Diary "111105" -
Impudeurs) (Première publication le 3 mars 2011)
◊
Elle m'a tellement habitué à me passer de sa présence, qu'enfin je n'en éprouve plus la moindre souffrance, ni même le plus petit sentiment de tristesse ou de déception. Voilà ce que j'appelle une séparation pleinement réussie.
(Diary "111206" -
Impudeurs)
◊
Elle m'éloigna
de l'orbite de ses sourires, à des années lumière des
faveurs de son cœur.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
En décidant enfant de ne jamais ressembler, ni épouser les choix ou suivre les voies de ce père qui m'avait brisé, je m'étais condamné à rater ma vie, selon les critères des adorateurs du Veau d'or, des banquiers et des commerçants.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
En règle générale, le pessimiste est
tout simplement mieux informé que l'optimiste.
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
Enfant, je m'étais juré que, une fois adulte, plus personne ne me ferait souffrir et ne m'imposerait sa volonté. J'y suis globalement parvenu, mais j'avais négligé les affres de cet amour que j'ignorais tortionnaire.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Enfermé dans
l'oppressant cachot qu'est son désastre social, il attendait
résigné l'unique délivrance encore à sa portée, la peine
capitale.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Entre j'espère et j'expire, il n'y a parfois qu'un lapsus révélateur.
(Diary "110413" -
Impudeurs)
◊
Epitaphe. Une vie trop longue
des années durant ; bien trop courte aux derniers instants. "Encore !" se
perd dans le silence du trépas.
(Errance
-
Impudeurs)
◊
Epitaphe II
: "L'heure était venue puisque je ne me voyais plus
l'avenir de personne, pas même le mien."
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Espoir, maudit espoir qui fait prendre
des vessies pour des lanternes, qui fait endurer chaque jour au nom
d'une promesse de meilleurs lendemains qu'aucune raison ne confirme
pourtant.
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
Etre vieux, c'est
savoir son avenir derrière soi. Tant qu'on l'imagine à
réaliser, la jeunesse nous anime.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Évite de maltraiter mon coeur, car tu te trouves à l'intérieur.
(Diary "111216"
-
Impudeurs)
◊
Il
est commode de se fixer des objectifs hors de portée ; cela excuse tous
les échecs.
(Diverses idées
-
Impudeurs)
◊
Il est difficile
d'admettre qu'un esprit alerte doive mourir avec le corps
qui l'abrite.
(Faim de vie
-
Impudeurs)
◊
Il est des pères dont l'unique mérite est de réjouir leurs enfants de leur mort.
(Solitudes
-
Impudeurs)
◊
Il est la proie, je suis l'ombre, l'erreur qui fait faire n'importe quoi.
(Diary "110412"
- Impudeurs)
◊
Il est plus facile de critiquer un
homme que de débattre de ses idées, cela réclame moins d'efforts et
n'exige aucune compétence.
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
Il est une porte que tous franchiront, souvent à contre coeur et par surprise mais inévitablement. Elle ouvre sans doute sur un néant qui nous baignera de sérénité et de repos éternels. Mais nombre d'anxieux, de torturés et de malheureux la franchiront, volontaires et déterminés, à
un moment choisi par eux seuls et comme ils l'entendront.
(Diary "110206"
- Impudeurs) - Fruit d'une conversation avec Frédéric Havard, qu'il en soit remercié.
◊
Il n'est d'effroyable dans la solitude que de découvrir que
personne n'a besoin de nous, que nous ne manquons déjà plus
ni à l'avenir, ni au présent, et que le passé ne nous
accorde une existence qu'à l'agrément de notre mémoire
subjective.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Il
n'est pas de bien aussi précieux que le sourire de ceux qu'on aime.
(A vrai dire
-
Impudeurs)
◊
Il n'est pas de couple épanoui sans sexualité épanouie.
(Chapitre 48
-
Impudeurs)
◊
Il ne faut jamais me chercher très longtemps pour me trouver... et pour le regretter ! Je n'en suis pas fier, mais c'est ainsi.
(Diary "120213"
- Impudeurs)
◊
Il ne suffit pas
d'être ignorant de sa bêtise pour connaître le bonheur,
regardez les envieux.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Il paraît que je ne sais pas rire, que je ne sais pas m'amuser. Mais voyez-vous en ce monde quelque chose qui - sans se voiler la face - prête plus à rire qu'à pleurer ?
(Diary "110801"
- Impudeurs)
◊
J'ai beau me raisonner, j'ai beau
faire, je ne peux éprouver que du mépris pour les femmes qui acceptent
d'être trompées pourvu qu'elles aient de beaux enfants et qu'elles
reçoivent des garanties de confort et d'honorabilité sociale.
Quant à celles qui trompent un brave type tant qu'il a du fric et le
quittent pour un autre dès qu'il n'en a plus, elles me répugnent.
Je ne vois là, pour les unes et les autres, que des variantes honteuses
et hypocrites de la prostitution.
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
J'ai connu tant de belles choses dans la première partie de ma vie d'adulte, jusques et y compris Catherine, et si peu ensuite, que je ressens douloureusement ce qu'est le déclin d'un être dont la vie n'est plus qu'un interminable cheminement, sans joie ni enthousiasme, vers son terme libérateur.
(Diary "110828" - Impudeurs)
◊
J'ai détesté l'argent dès que j'ai compris que sa quête
pervertissait les gens jusque dans leurs sentiments.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
J'ai été riche
et puis pauvre ; si riche c'était évidemment plus
confortable, pauvre c'est beaucoup plus paisible puisque
plus personne ne recherche votre compagnie.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
J'ai parfois
tellement peur de l'avenir que j'aimerais en être privé.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
J'ai peine à comprendre que l'on
puisse passer le plus clair de son temps loin de ceux que l'on dit
aimer. Travail, argent, loisirs, devoir, qu'ont-ils donc qui pèse plus
lourd que le besoin de vivre et de dire son amour à chaque instant, de
profiter de ces rares privilèges dont la vie nous privera toujours trop
tôt ?
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
J'ai retrouvé mon
sourire parmi ceux que tu m'as offerts.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
J'ai
très tôt atteint mon niveau d'incompétence. Quand j'ai été confronté au
réel et au concret, j'imagine.
(Errance
-
Impudeurs)
◊
J'ai vu tant
de mes rêves s'écrouler que je me demande comment je
n'étouffe pas sous leurs décombres.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
J'aime les femmes, précieuses et
rares, qui sont honnêtes et sincères lorsqu'elles soutiennent préférer
l'amour à l'argent.
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
J'aimerais ne plus voir personne, souvent, mais sans vie sociale qui donc peut survivre longtemps ?
(Diary "111127" - Impudeurs)
◊
J'aimerais tant vivre dans une bulle, à l'abri du monde des autres et de mes angoisses...
(Diary "110305" - Impudeurs)
◊
J'eus aimé être le Sabin élu, heureux habitant du cœur de la
plus jolie région d'Italie centrale.
(Chapitre 48
-
Impudeurs)
◊
Je manque d'espoir pour donner à l'avenir un tour suffisamment exceptionnel qui me donne envie de le vivre.
(Solitudes
-
Impudeurs)
◊
Je me demande si mon caveau ne sera pas trop humide pour mes vieux os et mon arthrose. Heureusement que j'y serai insensible à tout. Enfin !
(Diary "110123"
-
Impudeurs)
◊
Je n'ai jamais haï aucune de mes ex, mais il y a effectivement un commencement à tout...
(Tourments
-
Impudeurs)
◊
Je n'ai jamais
nuit à quiconque qui ne m'ait d'abord fait quelque misère ; mais
alors mon mépris, ou ma haine et ma rage, n'ont plus connu ni mesure,
ni répit.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Je n'ai pas d'enfants, mais je suis certain qu'un jour je donnerai la vie, ne serait-ce qu'à des milliers d'asticots.
(Diary "110211"
-
Impudeurs)
◊
Je ne conçois pas d'aimer sans me donner entièrement et exclusivement... et j'attends de l'autre qu'il (elle, en l'occurrence) en fasse autant. Cette conception, hélas, comprend son revers comme toute médaille, et celui-ci se nomme jalousie.
(L'Amanite humanoïde
-
Impudeurs) - Merci à Didier Reuter pour l'inspiration
◊
Je ne suis pas rancunier, ce sont mes blessures qui ont la mémoire longue, tenace et implacable.
(Tourments
-
Impudeurs)
◊
Je ne veux pas n'être qu'aimé de vous, ni même préféré, je veux vous être unique et incomparable.
(Diary - "110314" - Impudeurs)
◊
Je
suis fait de la seule peau dont on fait les survivants. Celle des
lâches.
(Solitudes
-
Impudeurs)
◊
Je t'en prie Jacques, cesse donc de m'appeler Jef... Tu as raison sur toute la ligne sauf pour le prénom et la bibine.
(Chapitre 48
-
Impudeurs)
◊
Jolie métisse parmi les bleus, dans son réduit isolée n'échappera plus à mon œil curieux et gourmand, de sa présence et de son sourire.
(Diary "110207" -
Impudeurs)
◊
L'amant est toujours bien bête, qui veut voir l'amour là où ne règnent que vengeance et revanche.
(Chapitre 48
-
Impudeurs)
◊
L'amitié, comme l'amour,
franchit des
gouffres de différences mais sombre dans une ridule d'indifférence.
(Faim de vie
-
Impudeurs)
◊
L'amour, c'est un lien personnel, intense et exclusif, qui
unit spontanément deux individus qui ne l'ont ni choisi, ni
voulu.
Ce qui le rend si précieux c'est sa rareté, et il ne doit pas être
confondu avec les effets de la beauté physique, de la belle
allure ou du charisme qui touchent bien plus de gens qu'une
seule personne
destinée.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
L'amour doit être
une puissante drogue hallucinogène, sinon pourquoi le monde
et la vie me paraîtraient-ils beaux dès qu'elle m'offre son
sourire ?
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
L'amour exclusif et possessif,
lorsqu'il réunit deux caractères semblables, réalise l'idéal amoureux
qui oblitère le reste du monde.
(A vrai dire
-
Impudeurs)
◊
L'amour fait toujours souffrir. L'un, l'autre ou chacun. On accepte pourtant d'y croire encore. Par goût de l'amour ou par goût de la souffrance ?
(Diary "110316" -
Impudeurs)
◊
L'amour pardonne beaucoup, presque tout.
(Chapitre 48
-
Impudeurs)
◊
L'amour peut se reconnaître lorsque d'un seul sourire naît l'ensoleillement d'un jour ou de plusieurs.
(Chapitre 48
-
Impudeurs)
◊
L'amour qui cesse d'être exclusif pour devenir pluriel est-il encore de l'amour ?
(Diary "110413" -
Impudeurs)
◊
L'amour unit deux êtres lorsqu'ils se regardent avec les mêmes étoiles dans les yeux.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
L'enfance
est le temps où l'on acquiert ces illusions que la vie nous enlève.
(Amertumes
-
Impudeurs)
◊
L'enseignement produit surtout des
individus qui se croient instruits et cultivés lorsqu'ils ne sont que
conditionnés et endoctrinés.
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
L'homme à terre, exsangue d'espoirs et de rêves pour avoir échoué en tous ses projets et ambitions, mérite-t-il de subir encore le jugement de la société ? La double peine serait-elle devenue admissible ?
(Diary "110124"
- Impudeurs)
◊
L'homme dont le coeur reste ancré dans son passé est une proie exigeante pour la femme amoureuse.
(Chapitre 48
-
Impudeurs)
◊
L'homme qui ne
place pas sa femme en tête de liste de ses passions et
priorités reste un cœur à prendre.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
L'homme qui se
révèle capable de préférer la solitude aux histoires de sexe
et aux affections de façade, cet homme-là est enfin mûr pour
l'amour.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
L'orgueilleux
préfère n'être rien que pas grand chose.
(Amertumes
-
Impudeurs)
◊
La certitude que sa mort se rapproche inexorablement est l'unique saveur que la vie puisse encore offrir au malheureux sans espoir.
(Tourments
-
Impudeurs)
◊
La douleur physique est souvent la bienvenue pour nous distraire des tourments de l'esprit et du coeur.
(Diary "110530" -
Impudeurs)
◊
La douloureuse épreuve permanente d'un
esprit libre consiste à s'affranchir des servitudes sociales.
(Amertumes
-
Impudeurs)
◊
La fréquentation des humains - incapables de ne pas juger ou moquer - me rend triste et malheureux, celle des bêtes m'est toujours source de paix et de sérénité.
(Tourments
-
Impudeurs)
◊
La mort d'un proche
est toujours une leçon de vie qui nous enseigne, ou nous
rappelle, que chaque individu qui nous touche est un
précieux joyau qu'il nous faut chérir tant qu'il est là,
quoi qu'il fasse, quoi qu'il soit, quoi qu'il ait.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
La musique, qui ne se limite jamais
aux seules oreilles désireuses de l'écouter, est une constante injure à
cette liberté des uns que l'on dit s'arrêter où commence celle des
autres.
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
La patrie est un puissant lien commun auquel on adhère et que l'on
défend. J'en ai deux : ma langue et l'Occident.
(Errance
-
Impudeurs)
◊
La
plupart des femmes conjuguent l'amour au mode monétaire.
(Plume de fiel
-
Impudeurs)
◊
La quête absolue de l'idéal est le plus sûr moyen de
rater sa vie.
(Impertinences
-
Impudeurs)
◊
La richesse crée les amitiés ; la pauvreté compte les
amis.
(Impertinences
-
Impudeurs)
◊
La seule droite que je respecte n'est
pas celle qui ne jure que par l'omnipotence du fric et du profit, mais
celle qui veut encore croire en des valeurs éminemment humaines -
malmenées de toutes parts -, comme l'honneur, l'honnêteté, la décence, la
vertu et la dignité.
Une droite qui promeut l'ordre moral bénéfique à
chacun et non l'ordre économique qui ne voit dans les êtres que
l'aliment nécessaire à sa croissance ou à sa pérennité.
Quant à la gauche, elle ne conteste le profit que lorsqu'elle n'en
bénéficie pas et ne revendique, en fin de compte, que le droit à
l'avidité et à la cupidité pour le plus grand nombre, conformant ainsi
les masses à l'ordre économique voulu par la droite.
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
La
solitude est la nuit de l'âme, la plus discrète amie de nos larmes.
(Errance
-
Impudeurs)
◊
La vanité de son existence frappe
celui qui se rend seul au parvis de l'au-delà.
(A vrai dire
-
Impudeurs)
◊
La vie d'un
homme sans descendance s'arrête le jour il perd sa mère ;
ensuite, il ne fait que lui survivre.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Le
cartésien reconnaît l'amour lorsque, malgré lui, l'irrationnel le
submerge d'étranges et merveilleux émois qui narguent sa raison. Il se
découvre idiot, et il aime cela.
(A vrai dire
-
Impudeurs)
◊
Le cœur blessé, rendu cruel par la souffrance, ramène sans cesse l'âme
égarée au souvenir de l'amour perdu.
(Sans, tu mens...
-
Impudeurs)
◊
Le
demeuré se reconnaît aisément. Il n'a d'autre ambition que de gagner
l'argent qu'il consacre à ses seuls confort et divertissements.
(Plume de fiel
-
Impudeurs)
◊
Le doute est l'aphrodisiaque de
l'intelligence et le poison du cœur.
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
Le
fonctionnaire est une énigme de la biologie : comment
peut-il y avoir tant de bêtise dans si peu de matière grise
?
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Le meilleur moyen de ne pas tromper ou trahir consiste à ne
pas s'engager à la légère.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Le mépris de ceux qu'on aime nous fait détester jusqu'à nos sentiments, et parfois nous-mêmes.
(Tourments
-
Impudeurs)
◊
Le misanthrope redoute surtout
qu'autrui le confronte publiquement aux affligeantes limites de ses
capacités et compétences réelles.
(A vrai dire
-
Impudeurs)
◊
Le misanthrope s'éloigne de la vie sans se rapprocher de la mort.
(Chapitre 48
-
Impudeurs)
◊
Le partage d'un fort sentiment intime n'est-il pas plus puissant qu'une vulgaire scène de cul ?
(Diary "110413" -
Impudeurs)
◊
Le principal moteur de l'ambition des
hommes est la cupidité des femmes.
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
Le redresseur de
torts est un cœur délaissé par l'amour qui dissimule son
malheur intime sous une intransigeance et un rigorisme de
façade.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Le tort de la scolarité obligatoire est
de donner l'illusion du savoir, et son insolence, à tous les imbéciles.
(Plume de fiel
-
Impudeurs)
◊
Les
aigris sont les arrogants qui n'ont pas réussi.
(Impertinences
-
Impudeurs)
◊
Les
ambitions d'un homme vaincu se résument à survivre un jour de plus.
(Amertumes
-
Impudeurs)
◊
Les
échecs répétés n'encouragent pas plus l'assurance que les succès
n'enseignent la modestie.
(Diverses idées
-
Impudeurs)
◊
Les francs sourires séducteurs qui s'échangent et s'affirment à chaque rencontre, parfois espacées de longs intervalles, aiguisent l'appétit des coeurs troublés que la raison s'efforce pourtant de tempérer.
(L'Amanite humanoïde
-
Impudeurs) - Merci à la muse E.-L. J.
◊
Les mots, communs à tous, sont impuissants à dire un sentiment unique, à décrire un amour sans pareil.
(Diary "110419"
-
Impudeurs)
◊
Les mots qui font le plus
souffrir sont ceux qu'on n'a pas pu dire. Pour moi, "papa"
règne en maître sur ces maux-là.
(Faim de vie
-
Impudeurs)
◊
Les yeux dans les yeux, c'est par le regard des amoureux que leurs âmes communiquent et s'explorent.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Lorsqu'il cesse d'être un moyen pour
devenir un but, l'argent corrompt tous les comportements humains et
devient méprisable.
(A vrai dire
-
Impudeurs)
◊
Lorsqu'on n'est plus nécessaire à personne et que personne ne nous rend plus la vie belle, l'équation devient dramatiquement simple.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Lorsque,
inlassablement, les événements qui dirigent votre vie
échappent à votre emprise, lorsqu'ils contrarient votre
volonté, vous bousculent et vous tourmentent, c'est
peut-être par la volonté d'une puissance supérieure et
mystérieuse qui souhaite vous amener à un certain endroit,
dans un certain état d'esprit, à un moment donné, afin que
vous y posiez les seuls actes capables d'assurer votre
renouveau...
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Lorsque l'avenir devient improbable,
rien ne sert plus de perdre aujourd'hui pour construire ce demain
qui ne sera pas.
(Faim de vie
-
Impudeurs)
◊
Ma capacité à croire en de meilleurs lendemains s'émousse inexorablement, mes dernières forces mentales m'abandonnent, je crains de ne plus pouvoir m'accrocher longtemps encore...
(Diary "111128"
-
Impudeurs)
◊
Ma solitude devint calvaire lorsqu'à son annulaire étincela le solitaire de l'amour.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Méfiez-vous d'un
cœur qui souffre, il sera bientôt bourreau.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Mes sentiments sont doux et nobles, mes pensées sont rudes. Sans doute les secondes me protègent-elles des premiers.
(Tourments
-
Impudeurs) - Merci à la muse Christine Mortel
◊
Mesure
la valeur de ta vie non à ce que tu possèdes, mais à cette part de toi
qui te survivra.
(Diverses idées
-
Impudeurs)
◊
Misanthrope, on peut le devenir par manque de confiance en soi et par crainte des conflits.
Ainsi, je ne sors guère de ma bulle car la fréquentation des humains - passés maîtres dans la promptitude à me juger, me critiquer, me moquer ou m'agresser - m'occasionne des souffrances morales intolérables, me condamne immanquablement à l'autodépréciation et à d'inéluctables épisodes dépressifs majeurs et suicidaires.
La solitude répond à mon instinct de conservation.
("Diary - 120213" & "Tourments" -
Impudeurs)
◊
Moins je te vois et plus tu me manques. Cela en dit long sur la qualité de mes sentiments, je crois.
(Diary "110512"
-
Impudeurs)
◊
Ni fleurs ni couronnes, mon cher ami.
Je serais suffisamment comblé et flatté si tu parvenais, le tant d'un
sentiment sincère, à m'adresser ne serait-ce qu'une pensée altruiste,
dont tu ne serais ni le centre ni la principale préoccupation.
(Amertumes
-
Impudeurs)
◊
On
a tôt fait de juger immature l'adulte qui reste fidèle aux idéaux de sa
jeunesse. Pour mériter l'estime d'autrui, il n'y a d'autre voie que
partager les mêmes reniements et s'enorgueillir des mêmes abdications et
soumissions.
(A vrai dire
-
Impudeurs)
◊
On ne hait bien que ce qu'on a trop
aimé.
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
On s'arrange mieux avec l'exclusion sociale que de l'exclusion affective. On peut vivre malgré l'une, mais notre santé mentale ou physique ne survit pas longtemps à la seconde.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Par
mégarde, j'ai baissé le bouclier de mon cœur. Pour de délicieux émois
incertains, mille tourments et inquiétudes torturent ma raison.
(Sans, tu mens...
-
Impudeurs)
◊
Partager son amour ou le perdre à jamais ; terrible alternative et insupportable souffrance qui rendent sensible aux charmes de la mort et du néant, délivrance et apaisement.
(Tourments
-
Impudeurs)
◊
Passer sa vie à regretter un amour perdu prouve que l'on a aimé vraiment et que notre existence ne fut pas totalement vaine.
(Diary "110901"
-
Impudeurs)
◊
Pauvres ou riches, seuls ou non, ne
sont malheureux que ceux qui ne reconnaissent pas dans leur miroir celui
ou celle qu'ils espéraient y voir.
(A vrai dire
-
Impudeurs)
◊
Pensée pour ceux qui sont partis trop tôt et ont laissés désemparés ceux qui les aiment plus que tout. D'un amour que pas même la mort ne peut vaincre, un amour que le souvenir ne fait qu'accroître, plus fort, plus puissant, qui tenaille le cœur à jamais.
(Diary "110413"
-
Impudeurs) - Merci à Jenny et à Michel
◊
Penser
la vie ou vivre sa vie, il faut choisir puisque l'un exclut l'autre.
(Amertumes
-
Impudeurs)
◊
Pour un désespéré il y a
pire que le suicide, c'est l'instinct de conservation.
(Solitudes
-
Impudeurs)
◊
Pour s'épanouir, l'amour a autant besoin de gestes que de mots
Sans les premiers, les mots ressemblent vite à du vent ; sans les seconds, les gestes convainquent difficilement.
Ne serait-ce que par pudeur, retenir ou compter les uns et les autres assassine tout espoir de lendemains prometteurs.
(L'Amanite humanoïde
-
Impudeurs)
◊
Pourquoi t'écrirais-je un livre puisque tu es le roman de mon coeur et que celui-là s'écrit tout seul.
(Diary "110422"
-
Impudeurs)
◊
Qu'est-ce
qu'un littéraire pur jus peut bien faire dans un milieu de
scientifiques distingués, sinon passer pour un imbécile ?
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Qu'est-ce que ta vie ? Le creuset de
bonheurs évanouis, de plaisirs évaporés, de rêves inachevés, de
sentiments usés. Un présent qui peine à espérer demain.
(Amertumes
-
Impudeurs)
◊
Qu'ils sont désespérants et
insipides ces gens bons, irréprochables, toujours égaux, dépourvus de
mesquinerie, de colère, d'acrimonie et d'intransigeance. Heureusement,
si beaucoup les imitent, très peu les égalent... et l'humanité conserve
sa pleine vivacité.
(Impertinences
-
Impudeurs)
◊
Que te reste-t-il à
vivre ? Ce que tu as déjà vécu : un peu de bien, un peu de
moche, beaucoup de rien, et du temps qui passe...
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Quand
j'aime, je peux comprendre et pardonner qu'on me quitte, jamais qu'on
m'abandonne !
(Diverses idées
-
Impudeurs)
◊
Quand
la lumière de l'amour ne pénètre plus un cœur, sa nuit ressemble aux
ténèbres.
(A vrai dire
-
Impudeurs)
◊
Quand le démon de midi vous flanque un coup de blues, ça
fait encore plus mal qu'un coup de boule bien ajusté.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Quand on aime vraiment, chaque baiser, chaque caresse est
une déclaration d'amour, un acte d'amour plus fort et plus vrai que la copulation.
(Diary "110507"
-
Impudeurs)
◊
Quand on aime vraiment quelqu'un,
c'est-à-dire plus que soi, on ne peut qu'être incapable de le
tromper. Ceux qui ne comprennent pas cela n'ont jamais aimé.
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
Quand un amour nous rend un peu plus malheureux chaque jour, c'est qu'on en a fait le tour.
(Chapitre 48
-
Impudeurs)
◊
Quand un jeune homme fier de ses airs trop assurés, futur
marié, n'évoque les choix et les projets de son couple qu'à
la première personne du singulier, lorsque le "nous" lui
paraît aussi étranger que les confins de l'univers, l'union
qu'il s'apprête à sceller ne vivra que le temps pour son
amoureuse d'ouvrir les yeux.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Quand un nouvel amour se présente, je m'abandonne immanquablement corps et âme à la passion, même si entre deux émotions du coeur je me raisonne et m'interdis toujours d'y goûter à nouveau et de m'infliger ses inévitables douloureux lendemains.
(Diary - "111116"
-
Impudeurs)
◊
Qui n'a vu un mari infidèle récupérer l'amour de sa femme bafouée à flots de larmes hypocrites (et vice versa), n'a encore rien vu de la vie.
(Diary "110425"
-
Impudeurs)
◊
Qui
peut désaimer sans rage, colère, haine ou peine, n'a pas aimé.
(Sans, tu mens...
-
Impudeurs)
◊
Rien
n'est plus proche du merveilleux que la sensation d'aimer.
(Sans, tu mens...
-
Impudeurs)
◊
Rien
ne ressemble plus à un ennemi qu'un ami qu'on a déçu.
(Amertumes
-
Impudeurs)
◊
Rien ne semble plus éternel qu'un amour perdu.
(Chapitre 48
-
Impudeurs)
◊
S'il faut renoncer à défendre et
promouvoir sa propre identité culturelle pour mieux s'ouvrir et
s'imprégner de celle d'autrui, que les immigrés commencent !
(Salmigondis
-
Impudeurs)
◊
S'il
n'y avait notre faculté de rêver et d'espérer, très peu d'entre nous
toléreraient leur vie au-delà de trente ou quarante ans.
(Amertumes
-
Impudeurs)
◊
Salut, Bruno ! Bien
que parti le 31 mai 1982, tu es toujours là puisque je pense
à toi.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Sanctifié ou
seulement promis, le seul défaut irritable que je puisse
trouver à la femme que j'aime, c'est son mari.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Sans gestes d'affection et de tendresse, le fragile sentiment d'amour devient très délicat à cultiver.
(Diary - "110603"
-
Impudeurs)
◊
Sans plus
d'amour à vivre, sans fortune ou manne céleste à espérer,
sans estime de soi digne d'entretien, demain n'est qu'un
supplice à endurer en silence à moins d'y renoncer.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Se coucher chaque soir et s'éveiller
chaque matin, vivre chaque jour, sans personne à gratifier d'un sourire,
à écouter dire son être et communiquer son âme, à considérer comme son
complément nécessaire et vital, c'est être violemment confronté à la
vanité de toute chose humaine que l'amour n'habite pas.
(A vrai dire
-
Impudeurs)
◊
Si la société ne peut t'intégrer et t'en tient rigueur,
réjouis-toi d'être un homme et non un rouage.
(Diverses idées
-
Impudeurs)
◊
Si le chien est le meilleur ami de l'homme, il est surtout le seul ami de l'individu. Son amour et son soutien lui sont indéfectibles, dans la joie ou la tristesse, l'aisance ou l'indigence, la réussite ou la déchéance, la solidité ou la fragilité, la force ou la faiblesse. Combien d'humains n'ont-ils renoncé à la séduisante idée du suicide qu'à la faveur de cet amour-là ?
(Tourments
-
Impudeurs)
◊
Si le monde est un théâtre, certaines vies ne sont que des mascarades qui ne manqueraient à personne.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Si plaisir et joie de vivre ne se profilent pas à l'horizon d'une existence, pourquoi continuer à en subir les affres ?
(Diary "110227"
-
Impudeurs)
◊
Si votre cœur est
libre, le mien vous offre ses puissants flux artériels de romance et de
passion.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Si
vous avez une femme et non un amour, n'attendez pas son soutien dans le
grain, au premier coup de tabac elle s'en ira.
(Impertinences
-
Impudeurs)
◊
Sombre !, sombre !, mais sombre donc !, pitoyable navire à la dérive, frêle esquif vermoulu, infertile arche de souvenirs, d'espoirs déçus et de rêves inassouvis. Sans lendemains, tel est ton meilleur destin !
("Tourments" et "Diary - 120117"
-
Impudeurs)
◊
Son aura
étoilait dans mon regard et rayonnait dans mon âme, la
faisant soleil de mes jours et de mes nuits.
(Reliefs & digestifs
-
Impudeurs)
◊
Souvent, les voies qu'emprunte la spontanéité la conduisent sur des chemins mystérieux menant à un cœur qui n'attendait et ne réclamait pourtant rien.
(L'Amanite humanoïde
-
Impudeurs) - Merci à la muse Véronique Le Clec'h
◊
Subsister est le vivre des insoumis.
(Impertinences
-
Impudeurs)
◊
Tant que la droite
et les fachos me disent gauchiste, que les gauchistes et
socialos me voient facho, tant que je heurte le sectarisme
des embrigadés, je peux être en paix avec ma conscience, ma
quête du vrai et du juste.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Tant que le vécu de deux amants n'appartient qu'à eux, il n'en est que plus précieux.
(Chapitre 48
-
Impudeurs)
◊
Tellement jolie et convoitée à vingt ans, elle n'était pourtant encore que la chrysalide qui s'épanouirait en un chatoyant papillon vers la quarantaine, alors beauté magnifiée par la profondeur de la maturité.
(Chapitre 48
-
Impudeurs) - Merci à la muse Stéphanie
◊
Ton amour pourrait être plus fort que celui qui faillit m'emporter, jadis. Sans armure ni bouclier, je suis à ta merci, tu as la faculté de me détruire ou de me ressusciter.
(Diary "110423"
-
Impudeurs)
◊
Toujours compliquée, la condition de maîtresse ou d'amant est porteuse de frustrations parmi les plus insoutenables.
(L'Amanite humanoïde
-
Impudeurs)
◊
Tourments de l'esprit, de l'âme et du coeur, ma vie ne serait rien sans vous... qui l'empoisonnez pourtant.
(Tourments
-
Impudeurs)
◊
Tout au bout de la solitude, on reste sans cœur ou sans vie.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Très triste,
très malheureux, je ne crois plus en rien que ma misérable
existence puisse magnifier ou dont elle puisse un jour
s'enorgueillir sans forfanterie.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Trop sérieux ! Sans doute le pire des défauts pour un homme qui ne succombe qu'au charme de femmes belles, chatoyantes et d'une nature enjouée.
(Diary "120221"
-
Impudeurs)
◊
Trouvez l'amour tant que vous êtes jeune, beau et prometteur ! Ce temps-là passe trop vite et après tout se complique.
(Chapitre 48
-
Impudeurs)
◊
Un amoureux ne pense
à l'objet de son cœur qu'une fois par jour, mais cela dure
vingt-quatre heures.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Un faisceau de présomptions convergentes ne fait pas preuve, mais il suffit à troubler en profondeur un coeur amoureux.
(Diary "110531"
-
Impudeurs)
◊
Un petit et gentil bonjour à chacun dissimule parfois un timide et humble adieu à tous.
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Un sourire peut dissimuler de précieux mots qu'on n'a pas su dire ; il faut en être digne pour savoir les y lire.
(Chapitre 48
-
Impudeurs)
◊
Une
administration bête et méchante est toujours servie par des
fonctionnaires zélés, à l'esprit étriqué, incapables
d'ouverture d'esprit et donc d'intelligence.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Une
illusion déçue, on s'en remet toujours. C'est la somme des illusions
perdues qui menace la viabilité d'un être.
(Diverses idées
-
Impudeurs)
◊
Une jeune et belle femme, qui traverse et illumine la noirceur et les décombres encore fumants des épreuves de votre coeur, telle une étoile filante, est une occasion inespérée de formuler un voeu précieux.
(Diary "110907"
-
Impudeurs)
◊
Une petite partie de moi n'aura jamais réussi à cesser de t'aimer. Perseverare diabolicum !
(Diary "110301" -
Impudeurs) - Merci à Catherine, muse de ma vie et de ma déchéance.
◊
Une pléthore de gens ont les idées à gauche et le portefeuille à droite. Je dois être un des rares spécimens dont les idées sont à droite mais le coeur et le portefeuille, toujours vide et malgré tout généreux, à gauche.
(Diary "111114" -
Impudeurs)
◊
Une seule phrase peut faire la condamnation sans appel de quiconque, fut-il le plus innocent. Servez-vous, je vous offre une pléthore de munitions suffisantes pour m'exécuter en place publique...
(Diary "111205" -
Impudeurs)
◊
Une vie est un
trésor qui ne dévoilera ses joyaux qu'à celui qui saura
l'aimer et la magnifier.
(Reliefs et digestifs
-
Impudeurs)
◊
Une vie ratée, c'est
d'abord une succession de rendez-vous manqués.
(Faim de vie
-
Impudeurs)
◊
Voir une personne qui nous est précieuse, quel que soit le degré d'intimité qui nous unit, n'est pas tant un plaisir qu'un réel bonheur toujours renouvelé.
(Chapitre
48
-
Impudeurs) - Merci à la muse Stéphanie
◊
Vouloir séduire une femme heureuse en ménage et s'attendre à un autre résultat que l'échec, ce n'est manifestement pas une preuve d'intelligence. Mais cela démontre au moins que le sentiment est suffisamment puissant pour dominer la raison !
(Chapitre
48
-
Impudeurs)
◊
Vous me dites que je l'aime ? Houlà, mais n'exagérons rien !
Certes, j'aime son sourire quand elle me le réserve et m'éblouissent immanquablement ses iris qui abritent un îlot brunâtre dans un océan d'azur.
Oui, je la trouve de plus en plus belle malgré le temps qui passe et, oui encore, j'oublie le reste du monde lorsque nos regards s'épousent et nos sourires se répondent. Oui toujours, je me morfonds en son absence.
Mais de là à dire que je l'aime... Voyons !
(Diary "110130"
-
Impudeurs)
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