Enseignements
d'une vie
Compilation d'aphorismes,
maximes et pensées inspirés par l'humaine imposture qui
autorise l'homme à se prétendre plus qu'un animal, par ses
vices et par ses vertus, par ses peines et par ses joies,
par ses
illusions et par ses désespoirs, par son vrai et par son faux,
par
son âme et par son masque, par sa face et par son revers.
Un peu de tout ce qui, au fil d'une vie, m'a frappé et que je retiens de la
marche du monde, de l'observation de ces étranges bipèdes
que j'ai côtoyés quarante-sept années durant.
Sélection personnelle, phrases issues de
recueils précédents ou nouvellement formulées.
.©
2004 - 2012 Romain Guilleaumes. Tous droits réservés.
◊
"Celui qui ignore le passé est condamné à le revivre."
Ce louable enseignement se délite hélas entre l'émetteur et un récepteur toujours enclin à simplifier ce qu'il entend.
Ainsi crie-t-on "au facho !" ou "au nazi !" dès qu'un mot ou une idée déroge au laxisme de la pensée unique, mais a-t-on laissé se perpétrer - sans gêne et sans honte - les génocides rwandais et yougoslave.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
"Croire
savoir" et "croire comprendre" fondent la plupart des
erreurs de l'humanité.
(Reliefs et digestifs
-
D'une vie)
◊
"Ma liberté s'arrête où commence celle d'autrui" est le fondement des droits de l'Homme mais, paradoxalement, rien ne serait plus contestable que la proposition inverse qui m'arrogerait le droit de fixer unilatéralement les limites de la liberté d'autrui.
(Diary "110317" -
D'une vie)
◊
"Tuer ceux qu'on ne peut soumettre ou rallier", telle est la devise de la barbarie.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
A contrario de l'ordre moral, le désordre moral s'accompagne généralement de profonds désordres mentaux.
(Le Crachoir à venin
-
D'une vie)
◊
A en croire chaque homme,
sa réussite se doit au mérite et son échec au destin. Le sort des
autres, par contre, s'explique par la chance ou par l'incompétence.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
A force d'être seul, on finit
libre. Désespérément libre.
(Salmigondis
-
D'une vie)
◊
A la longue, chacun finit par aimer sa servitude essentielle, celle dont son quotidien s'est accommodé par la force des choses.
Et la solitude n'est certainement pas la moindre de ces addictions que l'on n'aime guère, finalement, voir entravées.
(Diary "110325" -
D'une vie)
◊
A la vengeance, je préfère
la revanche ; à la souffrance infligée sans gloire, la noble victoire
qui fait rager.
(Errance
-
D'une vie)
◊
A lui seul, chaque humain est un tribunal inquisitoire qui juge et condamne, sans appel, chaque autre sous l'unique autorité de ses préjugés.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
A quoi bon traverser la vie si personne ne partage nos souvenirs d'un si long voyage ?
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Accabler
les élus, c'est accorder une étrange impunité aux électeurs.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Adhérons avec conscience et humilité à l'unique épitaphe digne de toutes les pierres tombales : Tout ça pour ça !"
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Aimer ses enfants, c'est les préparer aux exigences et à la dureté de la vie et non les en préserver.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Alors que l'espoir fait vivre, les illusions déçues tuent à petit feu.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Apprendre
à se contenter de ce qu'il a est le premier instinct du
loser.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
Artiste du mensonge, la photo ne présente qu'un instant fugace, qu'il soit de rires ou de larmes, parfois mis en scène, qui ne reflète rien d'autre que lui-même. Elle voudrait pourtant nous faire croire à un état durable ou constant... et nous nous y laissons souvent prendre.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Au-delà de l'apogée de la vie, nous ne vivons rien que nous n'ayons déjà vécu, à quelques variantes près, plus souvent en pire qu'en mieux.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Au bout d'un jour de dur labeur, le corps épuisé, c'est avec délectation que nous goûtons au sommeil ; au bout d'une vie parfois courte mais toujours lourde d'épreuves, le corps las et l'esprit fatigué, il n'est que juste d'aspirer au sommeil éternel.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Au coeur de chaque prostituée vit d'abord une femme aussi respectable que n'importe quelle autre, sinon plus. Plus, en tout cas, que les femmes hypocritement vertueuses qui n'épousent que des comptes en banque.
(Diary "110322" -
D'une vie)
◊
Au
contraire du fouillis multiculturel, la société multiraciale ou
multiethnique est parfaitement viable, pour autant que tous adhèrent aux
mêmes valeurs morales et sociales, culturelles par essence.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
Au plus vite, ôte-toi de l'esprit l'illusion de pouvoir changer les gens. On s'en accommode ou pas, c'est tout !
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Aucun
adulte ne peut réparer son enfance brisée. De là naissent les vainqueurs
insensibles et les vaincus romantiques, les puissants et les ratés.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
Aujourd'hui, les leaders d'opinion sont
des chanteurs ou comédiens, gorgés d'alcool ou de stupéfiants, qui ont à
peine leur certificat d'études.
(Plume de fiel
-
D'une vie)
◊
Aux yeux de bien des gens, il suffit de penser un peu pour penser déjà trop.
(Diary "110609" -
D'une vie)
◊
Avant de prêter foi à une critique d'autrui, estime donc la qualité de son auteur ou colporteur.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Avec pour devise "Ni
obéir, ni soumettre", on ne va jamais loin dans la société
des hommes, sinon seul et en marge.
(Reliefs et digestifs
-
D'une vie)
◊
Aventurier est un qualificatif complaisant attribué aux escrocs, amoraux, sans foi ni loi.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Avez-vous remarqué que les optimistes invétérés ne lisent pas et n'écoutent pas les actualités, ne s'occupent pas de la marche du monde et de l'humanité ? Cela s'appelle porter des oeillères.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Beaucoup de gens considèrent que l'omission n'est pas mensonge. Chaque autre varie selon son meilleur intérêt.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Beaucoup de gens ne semblent concevoir le compromis qu'en abandonnant vingt-cinq pourcents de leurs positions, pour autant que leur contradicteur renonce à soixante-quinze pourcents des siennes.
(Diary "110317" -
D'une vie)
◊
Bête.
Tout animal dont la bêtise n'atteint pas celle de l'homme.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Bien des gens ne conçoivent le monde que selon leur propre intérêt.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Bien des maladies ressenties comme graves ne sont en fait que des symptômes de troubles psychiatriques.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
C'est en regardant ses défauts, sans la moindre complaisance, qu'on se révèle digne d'humilité.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
C'est
normal que l'homme soit méchant. A peine est-il en ce monde qu'on lui
fout une claque !
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
C'est par crainte qu'on y lise leurs pensées véritables malgré eux, que les gens faux détestent qu'on les regarde dans les yeux.
Bien des regards fuyants ne s'expliquent pas autrement.
(Diary "120110" -
D'une vie)
◊
C'est par le mariage que bien des hommes s'assurent un port
d'attache qui leur épargnera la solitude entre deux
aventures.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
C'est une vérité universelle et intemporelle que l'épanouissement personnel de l'individu passe plus sûrement par son équilibre psychoaffectif et sexuel que par son statut économique ou son image sociale.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Ce n'est pas tant l'apparence qui fait la dignité que la bonne éducation.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Ce n'était donc que cela, la vie ? Beaucoup d'agitation, d'émotions, de prises de tête,... et puis plus rien !
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Ce ne sont pas les gros salaires qui sont indécents, mais les faibles ressources des plus pauvres qui doivent, en plus, subir le mépris affiché de classes vraiment très moyennes, médianes et médiocres.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Ce que la nature fait de plus beau est souvent ce qu'elle a de plus vénéneux.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Ce
que nous pensons naît plus souvent de nos épreuves que de nos
réflexions.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Ce qui parle à nos sens n'est qu'animal, le coeur et l'esprit seuls font l'humain.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Ce sont ses capacités cérébrales qui distinguent l'homme du singe. Qui néglige d'enrichir son cerveau - d'en faire bon usage et de le cultiver - reste au stade primaire des hominidés.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Celui que l'humanité ne désespère pas, n'a jamais cru en
elle.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
Chaque décès
d'une personne que j'apprécie m'arrache un bout de moi-même
; plus j'aime cette personne, plus grande est la part d'âme
dont je suis amputé.
C'est peut-être ainsi que l'on vieillit avant l'âge, que se taisent les
voix et que s'éteignent les regards des vivants, ainsi que
l'on se prémunit des déchirures intimes en cessant d'aimer,
ou les gens ou la vie.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Chaque plaisir, petit ou grand, suffit à illuminer le jour présent pourvu qu'on ne l'ignore pas ou que notre attention ne lui préfère du même jour les seuls tracas.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie) - Merci à la muse Christine Mortel
◊
Chassez ces pauvres de ma vue ! Ils pourraient donner mauvaise conscience à mes jérémiades, moi qui suis moins riche que ceux que j'envie...
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie) - Merci à Didier Reuter pour l'inspiration
◊
Comme par instinct, les mères savent qui fera souffrir la chair de leur chair.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Comment faire confiance à un peuple
qui croit que la vérité sort des tabloïds ?
(Amertumes
-
D'une vie)
◊
Coup de cœur et crise cardiaque, j'ai connu les deux ; si chacun nous laisse meurtri, c'est du coup de foudre dont le cœur souffre le plus et se remet le moins bien.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Croire
en l'amour, c'est s'offrir à la souffrance. Ne plus y croire, c'est s'y
condamner.
(Sans, tu mens...
-
D'une vie)
◊
Croyant. Qui adhère aveuglément à la parole de celui qui
sait exhorter ses plus forts sentiments ou ressentiments.
(Plume de fiel
-
D'une vie)
◊
Croyez-vous que la
vie est justice ? Songez donc à tous ces honnêtes, polis et
gentils que le sort éprouve ou contrarie avec obstination...
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Dans l'intimité, une belle femme uniquement vêtue d'une goutte de Chanel n° 5 est, à mes yeux, l'incarnation suprême de l'élégance et du raffinement.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Dans
tout compliment se faufile une sollicitation de bienveillance.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Dans
toute vie, le plus dur et permanent des combats consiste à s'accorder
avec les autres sans se renier soi-même.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Défendre sans faillir quelqu'un qui se place systématiquement en défaut d'honnêteté intellectuelle, ce ne peut s'expliquer que par une forte concentration d'amour aveugle ou de bêtise servie par l'ignorance.
(Chapitre 48 & Diary "110128"
-
D'une vie)
◊
Des études qui ne réclament que la restitution correcte de matières ingurgitées ne permettent pas l'estimation de l'intelligence.
(Diary "110330"
-
D'une vie)
◊
Dès qu'on ne leur est plus suffisamment utiles, vient toujours un moment où nos enfants nous délaissent ou nous abandonnent, au contraire de nos chiens fidèles et pleins d'amour.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Dès qu'on ouvre son coeur, s'y engouffrent vents et tornades, vivifiants ou dévastateurs.
(Diary "110424"
-
D'une vie)
◊
Dieu est un puissant espoir pour ces rêves que l'on est incapable d'atteindre par soi-même.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Divorce : la guerre des ex.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Dormir, penser, manger, communiquer et faire l'amour, c'est la nuit que nous goûtons le mieux à nos plus grands plaisirs, alors libérés du carcan de nos blocages psychologiques et des règles aliénantes de la société qui nous façonne dans son unique intérêt.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Elle fut l'unique femme de sa vie et, si elle ne lui avait fait tant de misères, il aurait aimé lui tenir la main, aux côtés de leur fils adoré, lorsque la vie s'éloignait de ce corps tant de fois aimé, emportée par cette longue et pénible maladie qu'on répugne encore à nommer cancer.
Mais leurs chemins de vie s'étaient depuis trop longtemps éloignés. Il souffrit leur seconde séparation dans le silence de sa solitude et elle mourut soutenue par son successeur.
(Diary "110303"
-
D'une vie)
◊
En amour, il vaut toujours mieux partir avant de se faire
jeter. Et s'il en allait de même pour la vie ?
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
En démocratie, grands cœurs et petits
esprits sont les fléaux qui légitiment la démagogie et le populisme,
répugnants parasites d'un fruit qui eut pu être si délicieux.
(Salmigondis
-
D'une vie)
◊
En démocratie, règne la dictature du plus petit commun
cru ou ressenti. Certainement pas pensé.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
En matière de compliments, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même. Tel est le leitmotiv de ceux qui s'y entendent à merveille, usant et abusant de ce qui semble être leur unique talent.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
En toutes choses, le romantisme ne vénère que l'empire absolu et totalitaire des sentiments face à la raison et au matérialisme.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Enfreindre
l'ordre établi est un devoir où le droit est absent ; une méprisable
insolence où il règne.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
Entre le passé et l'avenir, le présent n'est
qu'un fifrelin d'instant déjà évanoui.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Étrangères à la raison, les professions de foi du coeur ne relèvent pas de l'intelligence.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Être vieux, c'est
savoir son avenir derrière soi. Tant qu'on l'imagine à
réaliser, la jeunesse nous anime.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Faillite
de l'utopie multiculturelle, la Belgique est un Etat artificiel, une
non-nation dépourvue d'âme, dont la déroute est un enseignement pour
tous les peuples.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
Fille de l'assurance, l'audace est
mère de quelques échecs et de toutes les réussites.
(Salmigondis
-
D'une vie)
◊
Fuir la solitude, c'est
vouloir s'ignorer.
(Solitudes
-
D'une vie)
◊
Habituellement, les extrêmes se rejoignent en produisant des effets similaires.
Ainsi, un QI faible et un élevé engendrent souvent l'exclusion sociale et d'importants désordres psychoaffectifs.
(Diary "110327" -
D'une vie)
◊
Honneur et intégrité sont des valeurs à ce point désuètes que s'en prévaloir fait à présent le demeuré.
(Diary "110205" -
D'une vie)
◊
Hormis la souffrance, rien n'est grave dans l'existence. Pas même la mort.
(Tourments
-
D'une vie)
◊
Hormis par
l'héritage ou par le jeu, il n'est pas de fortune dont une
part au moins ne soit mal acquise. Et elle profite pourtant...
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Hors l'espérance, rien de grand n'est possible à l'homme conscient de ses limites.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Il
est commode de se fixer des objectifs hors de portée ; cela excuse tous
les échecs.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Il est de nombreux jours où l'on se lève juste avec l'espoir que tout n'aille pas forcément de travers.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Il est des gens qui accordent d'emblée leur confiance jusqu'à ce qu'on les déçoive, d'autres préfèrent attendre qu'on la mérite. Les uns sont victimes des profiteurs et finissent démunis, les autres vivent esseulés.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Il est erroné de soutenir que les hommes pensent avec leur sexe. Que celui-ci motive nombre de leurs actes est indéniable, mais il n'en est pas moins vrai que la quasi totalité des philosophes sont de sexe masculin. Et même les très rares femmes qui s'adonnent à cette discipline intellectuelle ont, pour l'essentiel, des allures souvent très masculines.
Si l'homme pense, la femme préfère généralement compter.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Il est nombre de gens - compagne, compagnon, amie ou ami -, habiles et obstinés manipulateurs, qui s'évertuent à couper l'autre de toutes ses relations affectives et sociales afin de se le garder exclusivement et d'exercer bientôt, sur elle ou sur lui, un pouvoir absolu, totalitaire, liberticide et décérébrant.
Méfions-nous en comme de la pire des pestes, que la vigilance préserve notre lucidité.
(Diary "111123"
-
D'une vie)
◊
Il est une porte que tous franchiront, souvent à contre coeur et par surprise mais inévitablement. Elle ouvre sans doute sur un néant qui nous baignera de sérénité et de repos éternels. Mais nombre d'anxieux, de torturés et de malheureux la franchiront, volontaires et déterminés, à
un moment choisi par eux seuls et comme ils l'entendront.
(Diary "110206"
-
D'une vie) - Fruit d'une conversation avec Fred Havard, qu'il en soit remercié.
◊
Il faut toujours rendre à ses parents au moins autant qu'on en a reçu. C'est en cela que le surendettement nous guette sûrement le plus.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Il m'est beaucoup plus facile d'admettre un décès volontaire qu'une mort accidentelle ou naturelle, injustement subie.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Il n'est de vices qu'aux yeux de qui s'est d'abord forgé des principes vertueux.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie) - Merci à Fred Havard pour l'inspiration
◊
Il n'est pas de bonheur sans obstacles à franchir, ni contraintes à endurer. Il se mérite.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Il n'est pas de couple épanoui sans sexualité épanouie.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Il n'est pire laideur féminine que sous l'emprise de l'alcool ou de la haine.
(Diary "110905"
-
D'une vie)
◊
Il y a des gens qui vous prient de les estimer avec sincérité... mais vous vilipendent si vous ne les encensez. Qui sont-ils, sinon d'inconséquents
imbéciles ?
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Il y a plus de sauvages sur nos routes que dans les forêts équatoriales.
(Diary - "110820"
-
D'une vie)
◊
Il y a trop
d'enfants qui ne ressemblent pas du tout à leur père pour
croire que la nature de la femme est plus sage et plus
fidèle que celle de l'homme.
(Reliefs et digestifs
-
D'une vie)
◊
Îlot
de survivance, la solitude recueille les âmes naufragées.
(Solitudes
-
D'une vie)
◊
Indispensable se croit l'égotique. Les cimetières en sont pourtant pleins.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Initiatrice
de la morale, distinction du bien et du mal, la religion a empêché plus
de crimes que l'homme n'en a commis en son nom.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
Interaction sociale oblige, chacun serait différent - même pour une part infime - s'il ne nous avait rencontré, qui que nous soyons.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
J'ai été riche
et puis pauvre ; si riche c'était évidemment plus
confortable, pauvre c'est beaucoup plus paisible puisque
plus personne ne recherche votre compagnie.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
J'aimerais ne plus voir personne, souvent, mais sans vie sociale qui donc peut survivre longtemps ?
(Diary "111127" -
D'une vie)
◊
J'aimerais tant vivre dans une bulle, à l'abri du monde des autres et de mes angoisses...
(Diary "110305" -
D'une vie)
◊
Je ne suis pas rancunier, ce sont mes blessures qui ont la mémoire longue, tenace et implacable.
(Tourments
-
D'une vie)
◊
L'absence prolongée de câlins, ça vous aigrit un homme.
Une femme aussi, mais elles sont généralement moins dangereuses.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
L'alcool fait plus de dégâts (santé, famille, vie sociale, accidents, etc.) que le tabac, mais les pays producteurs ne combattront jamais ce fléau. Et tous en produisent...
(Diary "110812" -
D'une vie)
◊
L'alcool n'est pas une solution, c'est un problème !
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
L'alimentation, l'amour et le sexe sont les seuls besoins fondamentaux de l'humain. Tout le reste n'est que miroirs aux alouettes dont les vendeurs créent un pseudo besoin qu'ils nous inoculent avec art.
(Diary "110201" -
D'une vie)
◊
L'amant est toujours bien bête, qui veut voir l'amour là où ne règnent que vengeance et revanche.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
L'amour fait toujours souffrir. L'un, l'autre ou chacun. On accepte pourtant d'y croire encore. Par goût de l'amour ou par goût de la souffrance ?
(Diary "110316" -
D'une vie)
◊
L'art de l'insouciance est l'unique
talent que requiert une vie heureuse.
(Salmigondis
-
D'une vie)
◊
L'atterrissage est toujours douloureux lorsqu'on s'est enivré dans l'éther d'un optimisme béat.
(Diary "110719" -
D'une vie)
◊
L'économie
doit être au service de l'homme et non l'inverse. Mais la créature
capitaliste a échappé au contrôle de ses concepteurs et, gargantuesque,
ne sera jamais repue des détresses humaines qu'elle engloutit avec
voracité.
(Amertumes
-
D'une vie)
◊
L'élévation sociale par l'argent ne profite qu'aux apparences, car on ne vole jamais beaucoup plus haut que l'éducation qu'on a reçue.
(Diary "110610" -
D'une vie)
◊
L'endoctrinement transforme les idées reçues, ou imposées, en vérités intangibles.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
L'enfance
est le temps où l'on acquiert ces illusions que la vie nous enlève.
(Amertumes
-
D'une vie)
◊
L'enseignement doit fournir
à chaque individu les moyens d'aller à la rencontre du meilleur de
lui-même.
(Errance
-
D'une vie)
◊
L'enseignement produit surtout des
individus qui se croient instruits et cultivés lorsqu'ils ne sont que
conditionnés et endoctrinés.
(Salmigondis
-
D'une vie)
◊
L'envieux ne doit son malheur qu'à la bile qui le ronge de l'intérieur.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
L'érudition permet d'ouvrir son esprit à tous les maux des
hommes et de la Terre, de s'en imprégner et d'en souffrir.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
L'esclave qui justifie ses chaînes ne
mérite pas la liberté.
(Amertumes
-
D'une vie)
◊
L'espoir est un fourbe qui
rend imaginables l'improbable et l'impossible.
(Solitudes
-
D'une vie)
◊
L'esprit de contradiction est l'unique outil intellectuel de ceux qui ne peuvent penser par eux-mêmes. Ils n'ont d'idées qu'a contrario des autres.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
L'existence est un bûcher
où, du premier au dernier jour, nous brûlons nos illusions jusqu'à
l'ultime, l'hypothèse d'un sens à la vie.
(Solitudes
-
D'une vie)
◊
L'homme à terre, exsangue d'espoirs et de rêves pour avoir échoué en tous ses projets et ambitions, mérite-t-il de subir encore le jugement de la société ? La double peine serait-elle devenue admissible ?
(Diary "110124"
-
D'une vie)
◊
L'homme devient
philosophe lorsque son cœur manque de larmes pour pleurer et
de sang pour saigner.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
L'homme est si peu le maître de la planète qu'il en subit la loi, ballotté par l'implacable force des vents et des flots.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
L'Homme est un simple élément,
constitutif mais non nécessaire, de la Nature et en aucun cas son
maître.
(Salmigondis
-
D'une vie)
◊
L'homo consommatus est un
animal dépensant, c'est-à-dire qui cesse de penser.
(Salmigondis
-
D'une vie)
◊
L'humanité ne désigne pas
l'ensemble des hommes, mais l'infime part de survivance des élites
passées. L'essentiel des humains ne naît que pour mourir, sans rien
marquer, sans rien laisser, sans participer au devenir commun.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
L'idée
d'une destinée est une douceur qui se glisse dans le cerveau de qui ne
croit plus en rien mais s'obstine à espérer encore un peu.
(Errance
-
D'une vie)
◊
L'ignorance est mère de toutes les croyances.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
L'ignorance et le mépris sont toujours les meilleures réponses à l'arrogance d'insignifiants détracteurs.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
L'imbécile est celui qui n'apprend rien de ses erreurs et les répète.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
L'insignifiance
des êtres s'estime à la futilité de leurs passions.
(Amertumes
-
D'une vie)
◊
L'objet de la musique ne consiste-t-il pas à distraire le peuple en le faisant danser ? N'est-il pas plus opportun de s'adresser à l'intelligence des gens avec des mots plutôt qu'à leurs sens avec du bruit ?
(Diary "110317" -
D'une vie)
◊
L'opinion est le fruit du viol d'une pensée par un
sentiment.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
L'orgueilleux
préfère n'être rien que pas grand chose.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
L'unique richesse
qui mérite qu'un homme aille jusqu'à donner sa vie pour la
préserver, c'est sa liberté.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Là où le fric coule à flots, morale, éthique et vertu ne sont que des mots obscurs et sans intérêt.
(Diary "110311" -
D'une vie)
◊
La bêtise n'est supportable qu'accompagnée du charme et de la séduction.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
La confiance d'autrui est parfois difficile à gagner, mais toujours facile à perdre.
(Diary "110609" -
D'une vie)
◊
La confiance en soi est une forme d'espérance car elle nous surestime toujours.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
La crédibilité d'un individu est inversement proportionnelle au nombre de ses effets d'annonce restés sans suite.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
La
démocratie nourrit en son sein un poison virulent et mortel : le
suffrage universel non tempéré.
(Plume de fiel
-
D'une vie)
◊
La dictature, c'est comme le supplice
du pal. Pour certains, ça commence bien ; pour tous, ça finit mal.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
La douleur physique est souvent la bienvenue pour nous distraire des tourments de l'esprit et du coeur.
(Diary "110530"
-
D'une vie)
◊
La douloureuse épreuve permanente d'un
esprit libre consiste à s'affranchir des servitudes sociales.
(Amertumes
-
D'une vie)
◊
La femme aime son mari pour ce qu'il possède ou promet, elle le quitte pour ce qu'il n'a plus.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
Paraphrase de l'aphorisme de Serge Gainsbourg :
"On aime une femme pour ce qu'elle n'est pas, on la quitte pour ce qu'elle est."
◊
La langue française recèle quelques libertés prises avec la réalité. Ainsi, bizarrement, ne fait-elle pas rimer gentillesse et bêtise.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
La liberté doit être vécue non comme un droit, mais comme une responsabilité. Son plein exercice engage des conséquences qu'il nous faut estimer correctement et assumer sans jérémiades.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
La liberté se paye des deux plus grands maux de l'humanité : la pauvreté et la solitude.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
La lobotomie
est l'opération par laquelle chacun peut accéder au bonheur.
(Reliefs et digestifs
-
D'une vie)
◊
La maturité est
cette dignité que l'on acquiert en faisant siens les partis
pris d'un ensemble social que l'on intègre.
(Reliefs et digestifs
-
D'une vie)
◊
La mort fait peur ! C'est là pourquoi l'idée du suicide choque et scandalise tant de gens, alors confrontés à cette finitude de l'être qu'ils s'emploient, avec soin, à oublier ou nier chaque jour.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
La peur de la mort fait aimer la vie contre toute raison.
(Diary "110825"
-
D'une vie)
◊
La
plupart des femmes conjuguent l'amour au mode monétaire.
(Plume de fiel
-
D'une vie)
◊
La
plus belle femme du monde est toujours celle dont les yeux savent vous
parler d'amour.
(Sans, tu mens...
-
D'une vie)
◊
La plus commune des
erreurs humaines consiste à croire que ce que l'on ignore
n'existe pas. Cette erreur, cependant, est le ferment de
tous les débats qui permettent à l'humanité de progresser.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
La plus grande force du pessimiste est que plus rien ne peut le décevoir, et tant de choses le surprendre agréablement ou merveilleusement.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie) - Merci à André-Pierre Diriken pour l'inspiration
◊
La politique est éminemment agitatrice de testostérone.
(Diary "110309"
-
D'une vie)
◊
La preuve que l'être humain n'apprend rien de la vie, c'est qu'il en reste encore pour croire en l'amour éternel.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
La
principale faculté de l'homme, de son âge le plus tendre au plus avancé,
est de se convaincre que ses envies sont des besoins.
(Amertumes
-
D'une vie)
◊
La quête absolue de l'idéal est le plus sûr moyen de
rater sa vie.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
La science naît de la
prétention suprême de l'Homme : tout savoir pour mieux contrôler et
influer. La nature, la planète et l'univers tremblent d'effroi à cette
terrible perspective.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
La seule constante de l'humanité réside dans l'inconstance de ses valeurs.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
La société - sur base de ses conventions, critères et valeurs artificiels et arbitraires - juge et condamne sans appel celui qui a raté sa vie, le punit de ses échecs, l'écrase et l'abaisse plus bas que terre, ne lui laissant bientôt d'autre droit ou choix que de descendre jusqu'à six pieds.
(Tourments
-
D'une vie)
◊
La solitude est bonne à celui qui sait qu'il ne se rencontrera qu'en lui-même, mais mauvaise, destructrice, voire mortelle, dès qu'il comprend qu'il ne pourra s'endurer que grâce à la connivence d'un authentique amour qui se dérobe pourtant à lui !
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
La solitude est l'occasion de sympathiser ou d'apprivoiser le seul être à qui nous confions aveuglément notre vie.
(Diary "110628"
-
D'une vie)
◊
La
solitude est la nuit de l'âme, la plus discrète amie de nos larmes.
(Errance
-
D'une vie)
◊
La tolérance du vice est une vertu de la décadence.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
La
tristesse assèche le cœur de qui n'a plus de larmes pour pleurer.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
La vanité de son existence frappe
celui qui se rend seul au parvis de l'au-delà.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
La vérité d'aujourd'hui
est l'hérésie d'hier et la sottise de demain.
(Faim de vie
-
D'une vie)
◊
La vie comporte deux grands mystères fascinants, deux défis à l'esprit : l'amour et la mort. Tout le reste ne vise qu'à nous en distraire.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
La vie est vanité, la mort est néant.
Les subterfuges qui sauvent notre esprit de la folie se nomment ego et au-delà.
(Diary "110315"
-
D'une vie)
◊
La vie n'est jamais aussi simple et facile qu'on aimerait, en cela résident tant son drame que sa richesse.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
La violence physique est le langage et la force des faibles d'esprit.
(Diary "110904"
-
D'une vie)
◊
Le
bonheur appartient au présent qui se déleste du passé et ignore
l'avenir.
(Errance
-
D'une vie)
◊
Le
bonheur, c'est simple comme l'ignorance.
(Amertumes
-
D'une vie)
◊
Le cœur n'a pas plus de raison que l'intelligence n'a d'émotions ou de sentiments.
Ces deux maîtres de l'être ne sont pas appelés à faire cause commune.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie) - Merci à la muse Isabelle Polain
◊
Le couple hors mariage est un arrangement hors engagement.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Le doute est l'aphrodisiaque de
l'intelligence et le poison du cœur.
(Salmigondis
-
D'une vie)
◊
Le grand danger pour l'ironie est d'être perçue comme une affirmation sans détours plutôt qu'un trait d'humour ou de moquerie sur fond de vérité.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Le
jugement de l'homme est à ce point peu fiable qu'il se drape dans des
usages et règles dominants, ou dans des lois, pour exercer avec
délectation sa nature discriminatoire des êtres et de leurs
comportements.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Le matérialiste ne réfléchit pas plus loin que le bout de son portefeuille.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Le
mensonge est l'abc de la trahison.
(Errance
-
D'une vie)
◊
Le mépris de la vie humaine commence par le mépris des animaux autres qu'humains.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Le misanthrope s'éloigne de la vie sans se rapprocher de la mort.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Le moraliste ne donne pas de leçons de morale, il observe les moeurs de l'humanité et exprime ce qu'elles lui inspirent.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Le perfectionnisme consiste, aussi, à mettre un point d'honneur à réussir nos échecs et nos erreurs sans le moindre espoir d'absolution.
(Tourments
-
D'une vie)
◊
Le
plein exercice de la liberté condamne à l'isolement. Peu d'âmes sont
assez riches pour payer un prix aussi exorbitant.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
Le
poids des ans, c'est avant tout le poids des rancœurs, remords et
regrets. Ainsi pèse-t-il différemment à chacun.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Le
politicien vulgaire suit le peuple ; l'homme d'État le précède.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
Le principal moteur de l'ambition des
hommes est la cupidité des femmes.
(Salmigondis
-
D'une vie)
◊
Le suicide est le point d'orgue du romantisme ; quelle plus belle mort peut-il y avoir que celle qu'on se donne par amour ?
(Tourments
-
D'une vie)
◊
Le tort de la scolarité obligatoire est
de donner l'illusion du savoir, et son insolence, à tous les imbéciles.
(Plume de fiel
-
D'une vie)
◊
Les âmes secrètement sales et noires font des gens souvent obsédés par la propreté.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Les bonnes compagnies sont un bienfait de l'existence ; elles ne nous coûtent que lorsqu'il nous faut les quitter.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie) - Merci à la muse Christine Mortel
◊
Les
communautés humaines sont détestables. Pour s'en convaincre, il suffit
d'entendre ce qui s'y dit des absents.
(Amertumes
-
D'une vie)
◊
Les complices d'un système en sont les
premiers esclaves.
(Salmigondis
-
D'une vie)
◊
Les convictions qui
s'enracinent prennent des allures de vérités qui enchaînent
l'esprit et le rapprochent de la bêtise.
(Faim de vie
-
D'une vie)
◊
Les décisions du coeur sont les voies royales de l'erreur.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Les émotions polluent le raisonnement ; la raison dégrade les sentiments.
Pile et face de l'humain ne sont pas destinés à se rencontrer, sous peine de déprécier ses talents particuliers.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Les enfants sont des monstres d'égoïsme, turbulents et bruyants, qui transforment leurs parents en aveugles et simplets admirateurs du fruit divin de leurs entrailles.
(Diary "110830" -
D'une vie)
◊
Les enfants sont innocents
et souriants car aucun passé ne les poursuit.
(Errance
-
D'une vie)
◊
Les esprits paresseux croient volontiers que le but de la vie est de gagner de l'argent et de le dépenser.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Les
faiblesses des hommes sont le moyen de les mener, de les soumettre, de
les abuser. Bref, de les gouverner.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
Les géniteurs qui négligent d'éduquer leur progéniture avec rigueur sont indignes de la qualité de parents.
(Diary "110718" -
D'une vie)
◊
Les gens qui nient
la valeur du passé sont ceux qui redoutent la révélation de
ce qu'ils firent en d'autres temps. Suspect !
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Les
honnêtes gens passeront toujours après les profiteurs, les malins, les
cupides, les opportunistes et les arrivistes. Par leur honnêteté, ils se
rendent seuls coupables de leur propre sort. Triste humanité !
(Amertumes
-
D'une vie)
◊
Les imbéciles sont la bénédiction des petits esprits, car sans eux jamais ils ne paraîtraient intelligents.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Les libertés individuelles n'accordent pas le droit de nuire à la quiétude d'autrui.
(Diary "110712" -
D'une vie)
◊
Les
lois que l'on enfreint impunément ou à faible amende déforcent l'empire
de la loi.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Les mensonges répétés ôtent tout crédit au menteur, même lorsqu'il dit la vérité.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Les mots organisent la pensée, et pense de travers qui ne maîtrise le vocabulaire.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Les opinions sont filles de nos émotions, au contraire de nos pensées qui s'en émancipent par la réflexion et la raison froides.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Les personnes viles, bêtes et méchantes, prennent pour de l'humour ce qui n'est que de la moquerie, parfaite expression du mépris d'autrui.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Les petits esprits d'aujourd'hui s'enorgueillissent volontiers de juger les grands esprits d'antan.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Les tueurs d'enfants sont plus souvent des chauffards - ivres ou non - que des pédophiles ou des truands.
(Diary "110629" -
D'une vie)
◊
Les
tyrannies naissent où règne la pauvreté, qu'elle soit matérielle, morale
ou intellectuelle.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
Les utopies font progresser l'humanité mais conduisent toujours les individus à la désillusion, souvent à l'aigreur, parfois au suicide.
(Diary "110303" -
D'une vie)
◊
Les voyages n'enrichissent plus que l'industrie du
tourisme.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
Lorsqu'il cesse d'être un moyen pour
devenir un but, l'argent corrompt tous les comportements humains et
devient méprisable.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
Lorsqu'une femme comprend mieux un homme que lui-même, elle ne peut être qu'amoureuse.
(Diary "110328" - D'une vie)
◊
Lorsqu'une
société humaine se sait vulnérable ou à l'agonie, elle cesse de proposer
ses valeurs et les impose. Par la force ou par un arsenal juridique
abusif.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
Lorsque des intérêts particuliers
prévalent sur l'intérêt collectif, tout système devient inique et
appelle son abolition.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
Lorsque le deuil vous frappe, il est toujours de petites gens qui ne viennent à vous que pour mieux vous parler d'eux-mêmes.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Lorsque ton cœur et ton esprit se contredisent, distingue les clairement et choisis celui que tu écouteras. Si ton esprit l'emporte, longtemps ton cœur saignera ; si ton cœur te convainc, très vite ton esprit s'adaptera.
(Diary "110414" - D'une vie)
◊
Lutter contre les risques de crise cardiaque revient à augmenter nos chances de mourir d'une maladie longue et pénible.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Méfie-toi
du flatteur, méfie-toi de toi-même.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
Méfiez-vous d'un
cœur qui souffre, il sera bientôt bourreau.
(Reliefs et digestifs
-
D'une vie)
◊
Même après un divorce haineux, la souffrance de l'autre face à la maladie et à la mort ne devrait inspirer que la compassion.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Mesure
la valeur de ta vie non à ce que tu possèdes, mais à cette part de toi
qui te survivra.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Mieux vaut être seul à n'attendre personne, qu'impatient de revoir qui préfère la compagnie des autres à la tienne.
(Diary "111118"
- D'une vie)
◊
N'oublie jamais de paraître con, cela fait tellement plaisir aux plus cons que toi.
(Diary "110330"
- D'une vie)
◊
Ne craignons pas cette mort forcément inéluctable. Penser à s'y donner, c'est apprendre à l'apprivoiser.
(Tourments
-
D'une vie)
◊
Ne craignons pas la mort, la vie n'est qu'un purgatoire.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Ne juge pas autrui à l'aune de tes
propres valeurs, mais estime-le selon son intégrité et sa cohérence par rapport à celles
qu'il professe.
(Faim de vie
-
D'une vie)
◊
Ne nous voilons pas la face, si l'on peut s'enrichir par le travail, ce ne peut être que par celui des autres.
(Diary "110220"
- D'une vie)
◊
Néglige vertueusement cet argent qui détruit plus d'une belle relation humaine et empoisonne tant de vies, mais ton mépris du veau d'or risque de ruiner ta propre existence.
Fais ce que je dis ou préserve-toi de ce que j'ai fait...
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Noël, c'est avant tout l'anniversaire (date arbitrairement fixée) d'un type - qu'importent son nom et sa qualité véritable - qui, voici deux mille ans, consacra sa vie à prendre soin des faibles et des fragiles, qui honora et rendit leur fierté aux exclus, qui contesta les puissants et les systèmes, qui magnifia l'individu, qui chassa les marchands du temple et
qui combattit l'adoration du veau d'or.
Et c'est bien l'anniversaire de cette naissance que l'on commémore chaque année, à Noël. L'esprit de Noël devient alors une trêve, un souffle d'espoir, d'humanité et de paix, qui peut planer sur le toujours impitoyable et cruel monde des hommes.
Mais l'humain vulgaire, lorsqu'il connaît l'aisance et le confort, corrompt tout ce dont il peut faire prétexte à réjouissances et débauche, transforme ce jour en grand messe du mercantilisme et de l'indécence, honore l'orgiaque Gargantua plutôt que l'homme qui rêva l'amour universel, qui voulut enseigner la compassion et le désintéressement aux hommes de bonne volonté.
A chacun, pensait-il dans sa grande candeur...
Quelques uns se donnent néanmoins bonne conscience, grâce à l'opportune messe de minuit, le temps d'une digestion un peu lourde aux faux airs de profond recueillement spirituel, avant la découverte sacrée des... cadeaux !
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Nos défauts sont une sorte de grâce qui aide ceux que nous avons quittés à se passer de nous et à nous oublier.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Nos malheurs
résultent de nos choix et de nos actes, de notre mentalité
et de notre sensibilité. Si nous sommes parfois des
victimes, ce n'est finalement que de nous-mêmes.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Nos vertus publiques sont des boucliers inspirés par d'anciennes blessures et souffrances.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Nous choisissons nos vices, mais pas leurs conséquences.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Nous faisons partie
du milliard d'humains qui sont moins à plaindre que les six
autres. Ne l'oublions jamais !
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Nous n'appréhendons la mort que selon notre qualité de vie.
(Tourments
-
D'une vie)
◊
Nous sommes le produit du vécu de nos maîtres. Les victimes et témoins du nazisme ont engendré une génération morale et manichéenne, les "golden sixties" ont accouché de la première génération consumériste, et les '70 ont donné la génération cannabis.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Nous sommes tous des docteurs Frankenstein, esclaves et victimes de notre propre créature monstrueuse : l'argent.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Nous vivons un temps où la liberté
d'être importe moins que la liberté d'avoir et de consommer.
(Amertumes
-
D'une vie)
◊
Nulle part on ne peut être mieux et plus en droit de régner en maître que chez soi, c'est-à-dire aux lieux de nos racines.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
On
a tôt fait de juger immature l'adulte qui reste fidèle aux idéaux de sa
jeunesse. Pour mériter l'estime d'autrui, il n'y a d'autre voie que
partager les mêmes reniements et s'enorgueillir des mêmes abdications et
soumissions.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
On a vite du talent quand on écrit normalement, peut-être avec un zeste de personnalité, à une époque où plus grand monde ne sait seulement écrire correctement.
(Diary - "110128"
-
D'une vie)
◊
On est jeune
et con tant qu'on prend ses rêves pour des réalités et ses
idées reçues pour des vérités.
(Reliefs et digestifs
-
D'une vie)
◊
On est las de la vie lorsqu'on sait qu'elle ne nous offrira pas ce qu'on en attend ; on n'aime la vie sans réserve qu'au prix d'ambitions modestes ou médiocres.
(Diary "110407" -
D'une vie)
◊
On ne fait rien de sa vie dès lors qu'on la consacre à faire ce que d'autres feraient tout aussi bien.
(Diary "110403" -
D'une vie)
◊
On ne hait bien que ce qu'on a trop
aimé.
(Salmigondis
-
D'une vie)
◊
On ne meurt pas de la maladie, on meurt de la vie qui est l'unique condition universelle de la mort.
(Diary "110715" -
D'une vie)
◊
On s'arrange mieux avec l'exclusion sociale que de l'exclusion affective. On peut vivre malgré l'une, mais notre santé mentale ou physique ne survit pas longtemps à la seconde.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Paradoxe. Qui parle du sort du monde,
ne se soucie le plus souvent que de la survie de l'humanité, sa
principale vermine.
(Amertumes
-
D'une vie)
◊
Paraître est l'obsession - et parfois le talent - des gens désarmés pour briller autrement.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Partir sans rien laisser de personnel, pas même un enfant, c'est n'avoir pas existé.
(Tourments
-
D'une vie)
◊
Peut-être faut-il craindre la mort pour aimer la vie.
(Diary "110313" -
D'une vie)
◊
Plus il s'éloigne du singe, moins l'homme est poilu.
Mais, selon certaines et certains, moins il est poilu, moins il est mâle.
La virilité serait-elle donc simiesque ?
(Diary - "110326" -
D'une vie)
◊
Populariser des citations d'autrui sans mentionner leur auteur ou leur origine, c'est s'attribuer des qualités ou des talents que l'on sait nous faire cruellement défaut.
(Diary "110128" -
D'une vie)
◊
Pour être un
bon agent de consommation, l'homme doit d'abord accepter de
n'être qu'un outil de production.
(Reliefs et digestifs
-
D'une vie)
◊
Pour tout amour, le danger vient du monde. Si, parfois, l'explosif se trouve parmi les amants, la mèche ne s'allume que de l'extérieur du couple.
(Diary "110308" -
D'une vie) - Merci à Fred Havard pour sa pertinente influence
◊
Pourquoi réagir à une insulte ? Pourquoi s'en indigner si elle énonce une vérité, et si elle affirme une erreur, pourquoi en faire plus de cas qu'elle n'en mérite ?
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Pouvoir
et argent sont des ors que l'homme conquiert afin de mieux disposer des
femmes qui les convoitent.
(Amertumes
-
D'une vie)
◊
Puisque chacun atteint, tôt ou tard, son niveau d'incompétence, ne sommes-nous pas tous condamnés à devenir des "has-been" ?
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Qu'est-ce que l'âme, sinon un cerveau magnifié par les sentiments et les émotions ?.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Qu'est-ce que le bon sens, sinon la raison qui se conforme à l'ordre établi ?
(Diary "110331" -
D'une vie)
◊
Qu'il soit Dieu, la nature,
le hasard ou l'évolution, pourquoi donc l'ordonnateur de la vie s'est-il
piqué de nous faire connaître et la raison, et les sentiments ? Des
antinomies telles qu'elles nous pourrissent la vie.
(Errance
-
D'une vie)
◊
Quand il oublie de braire, le peuple se
met à bêler.
(Plume de fiel
-
D'une vie)
◊
Quand on a pris goût à la solitude, mieux vaut ne point s'en détourner que la trouver insoutenable à son retour.
(Tourments
-
D'une vie)
◊
Quand une femme évoque la beauté intérieure d'un homme, c'est évidemment à sa situation financière qu'elle pense.
(Le Crachoir à venin
-
D'une vie)
◊
Quel
horrible crime avons-nous commis, en un ailleurs oublié, pour mériter la
vie ?
(Sans, tu mens...
-
D'une vie)
◊
Quels que soient nos choix, ils nous mènent tous au même endroit. Seules les conditions, voire la durée, du voyage s'en trouvent influencées.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Qui d'autre qu'une candide jeunesse peut se croire capable de changer le monde, qui d'autre peut aller, fièrement et passionnément, à la rencontre de tant de désillusions sans passer pour fou ou le devenir ?
(Diary "110216" -
D'une vie)
◊
Qui
peut désaimer sans rage, colère, haine ou peine, n'a pas aimé.
(Sans, tu mens...
-
D'une vie)
◊
Qui se tait consent moins souvent qu'on ne le croit, surtout parmi les amis.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Qui sème le
doute, récolte la défiance et la colère.
(Reliefs et digestifs
-
D'une vie)
◊
Réduire les rapports entre les gens à
des questions d'argent, voilà tout l'objet du commerce et de l'économie
de marché.
(Salmigondis
-
D'une vie)
◊
Rendons grâce et hommage à tous ces gens que nous trouvons cons, car comment pourrions-nous, sans eux, estimer cette intelligence qui fait notre arrogance inconsciente, quotidienne et commune ?
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Rien ne justifie plus notre existence que ce que nous y réalisons. Autant en conserver quelques souvenirs et en cultiver quelque fierté.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Ripoux et maffias fréquentent souvent les mêmes lieux et les mêmes gens. Bien des unions familiales naissent en ces occasions.
(Diary "110417" - D'une vie)
◊
S'amuser et travailler protègent des tourments de la pensée.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
S'il est agréable d'être aimé ou d'aimer, l'être par la personne que vous aimez est si rare que s'en détourner serait pure folie.
(Diary "110416" -
D'une vie)
◊
S'il n'est la réponse à un authentique
repentir, le pardon n'est qu'aveu de faiblesse.
(A vrai dire
-
D'une vie)
◊
S'il n'y avait les disputes, que saurions-nous de l'ardeur des réconciliations ?
(Diary "110413" -
D'une vie)
◊
S'il
n'y avait notre faculté de rêver et d'espérer, très peu d'entre nous
toléreraient leur vie au-delà de trente ou quarante ans.
(Amertumes
-
D'une vie)
◊
Sans intention réellement consciente, les séducteurs n'expriment en fait qu'un tempérament charmant et charmeur, voire joueur, qui émeut, trouble ou bouleverse en profondeur bien des cœurs, et se perçoivent parfois, avec regrets sincères, comme dangereux pour ceux qui négligent de s'en prémunir.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie) - Merci à la muse Véronique Le Clec'h
◊
Sans
les préjugés, jamais l'humanité n'aurait eu à débattre et l'homme serait
toujours erectus.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
SDF. Personnage malheureux, brisé par les vicissitudes
de son existence, dont l'errance est devenue le quotidien.
Marginal désabusé qu'exhibe la société pour décourager ceux que tente
l'insoumission au diktat social.
(Plume de fiel
-
D'une vie)
◊
Se
couper de ceux qui nous jugent ou nous critiquent, c'est se condamner à
la solitude.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Servir est la vocation de
la religion. Servir Dieu ou les hommes, parfois ; servir les religieux,
souvent.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
Seule la jeunesse, grâce à la naïveté de son ignorance et de ses idéaux, parvient parfois à nous rendre sympathique l'arrogance.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Seule
une femme dyslexique peut aimer un pauvre. Entre économiquement
fiable et économiquement faible, la confusion est alors
aisée.
(Plume de fiel
-
D'une vie)
◊
Seuls les
privilèges d'autrui nous paraissent illégitimes. C'est là ce
qui nous rend si communs.
(Reliefs et digestifs
-
D'une vie)
◊
Si la joie et le plaisir sont les garants du bonheur, préservons les ignorants de la connaissance et des outils qui condamnent à la réflexion, toujours porteuse de morosité.
(Diary "110606"
- D'une vie)
◊
Si la science a inventé et fait progresser la médecine afin de retarder nos morts inéluctables, elle a aussi fait évoluer le lance-pierres vers la bombe atomique ou prétendu dompter la fission et la fusion nucléaires.
Définitivement, le bilan n'est pas en son honneur et nulle fierté ne peut l'habiter.
(Diary "110317" -
D'une vie)
◊
Si la société ne peut t'intégrer et t'en tient rigueur,
réjouis-toi d'être un homme et non un rouage.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Si la vie ne peut offrir le bonheur et n'accorde que des moments de bonheur, autant les vivre passionnément.
(Tourments
-
D'une vie)
◊
Si personne ne t'aime, peut-être n'as-tu jamais pris la peine de te rendre aimable.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Si Dieu existe, il ne peut exercer de pouvoir que sur les seuls produits de l'univers, dont la nature et les hommes, mais en aucun cas sur les créations humaines qui lui sont étrangères.
(Diary "110305" -
D'une vie)
◊
Sombrer est parfois un besoin salutaire qui nous permettra de toucher le fond pour mieux rebondir et remonter vers la surface.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Sommes-nous là pour comprendre la vie ou pour la vivre ?
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Souvent, nos bons sentiments ne sont que de vaines et belles déclarations d'intentions à l'unique effet de nous faire valoir. A nos propres yeux ou à ceux d'autrui.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Souviens-toi de tes erreurs, et la clémence guidera tes jugements.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Subsister est le vivre des insoumis.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
Taciturne
est l'homme dont le cœur appartient à son passé.
(Sans, tu mens...
-
D'une vie)
◊
Tant que l'Homme s'estimera supérieur à la Nature, son arrogance en subira les foudres jusqu'à l'humilité ou jusqu'à la mort.
(Diary "110314"
-
D'une vie)
◊
Tant que nous ressentons ses effets, le passé n'est pas tout à fait le passé.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Tout
abus longtemps toléré finit en usage ou en coutume.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Tout bonheur que l'on reporte risque de ne jamais voir le jour.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Tout ce qui meurt avec
l'individu n'a finalement que très peu d'importance.
(Faim de vie
-
D'une vie)
◊
Toute décision radicale engage l'avenir sans espoir de retour. On comprend mieux que l'hésitation gouverne tant de vies.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Toute vie est vaine si elle
n'est marquée par une grande réalisation ou ne donne jour à une
progéniture.
(Solitudes
-
D'une vie)
◊
Tirez des leçons de l'expérience et vous obtiendrez des jugements.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Tourne-toi vers le passé, s'y trouve ta vie ; tourne-toi vers l'avenir, s'y trouve ta mort.
(Tourments
-
D'une vie)
◊
Toute ta vie tu resteras l'enfant que tu fus, car ce sont les événements de l'enfance qui conditionnent toute l'existence.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Toutes les opinions sont dignes de respect tant qu'on ne nous les impose pas.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Trop
de collectivisme tue le socialisme ; les excès du capitalisme tueront le
libéralisme.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Trop souvent, l'honneur se dilue dans la quête éperdue
des honneurs.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
Un acte de mariage n'est pas un acte de propriété puisque les gens ne sont pas des choses.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Un enfant se souviendra toute sa vie de ce que tu lui as appris, mais il oubliera très vite ce que tu lui as offert.
(L'Amanite humanoïde
-
D'une vie)
◊
Un
être
humain naît de la réunion de ses deux moitiés, un homme et
une femme.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Un faisceau de présomptions convergentes ne fait pas preuve, mais il suffit à troubler en profondeur un coeur amoureux.
(Diary "110531"
-
D'une vie)
◊
Un milieu composé de cafetiers, d'alcooliques, de truands et de pédérastes, n'est certes pas l'environnement le plus propice au plein épanouissement de jeunes enfants.
(Le Crachoir à Venin & Diary "111101"
-
D'une vie)
◊
Un sourire enchanteur, un baiser langoureux, des talents de cordon bleu, et voilà l'homme pris au piège de la femme.
(Diary "110301"
-
D'une vie)
◊
Un sourire peut dissimuler de précieux mots qu'on n'a pas su dire ; il faut en être digne pour savoir les y lire.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Un spécialiste, c'est quelqu'un qui vous expliquera demain, avec aplomb, pourquoi ce qu'il avait annoncé hier ne s'est pas produit aujourd'hui.
(Chapitre 48
-
D'une vie)
◊
Une brillante réussite sociale suppose l'abdication de la
vertu.
(Impertinences
-
D'une vie)
◊
Une des principales causes de divorce est l'omniprésence dans le couple d'une belle-mère dirigiste et profiteuse.
(Chapitre 48 - D'une vie)
◊
Une jeune et belle femme, qui traverse et illumine la noirceur et les décombres encore fumants des épreuves de votre coeur, telle une étoile filante, est une occasion inespérée de formuler un voeu précieux.
(Diary "110907"
-
D'une vie)
◊
Une nation ne se justifie
que par l'identité de langue et de culture, jamais par des frontières
arbitraires et absurdes.
(Errance
-
D'une vie)
◊
Une once de pouvoir fait l'orgueil et l'autoritarisme des
petits chefs, trop insignifiants pour mériter plus ou mieux.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
◊
Une religion qui, au minimum, ne soignerait pas plaies et bosses de
l'âme ne serait qu'imposture.
(Errance
-
D'une vie)
◊
Une séparation, c'est rompre un lien qui n'attachera plus
que l'autre.
(Errance
-
D'une vie)
◊
Une seule critique blesse plus que cent compliments ne flattent. L'ego est injuste et inéquitable, impitoyable pour nos sentiments et indélicat pour notre coeur.
(Diary "110302"
-
D'une vie)
◊
Une seule phrase peut faire la condamnation sans appel de quiconque, fut-il le plus innocent. Servez-vous, je vous offre une pléthore de munitions suffisantes pour m'exécuter en place publique...
(Diary "111205" -
D'une vie)
◊
Univers. Ensemble de ce qui existe dans l'espace infini,
dont tant l'espèce humaine que chaque individu s'imagine être le
centre.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Vivre consiste à donner la pleine mesure de ce qui nous différencie
d'autrui.
(Diverses idées
-
D'une vie)
◊
Voir une personne qui nous est précieuse, quel que soit le degré d'intimité qui nous unit, n'est pas tant un plaisir qu'un réel bonheur toujours renouvelé.
(Chapitre
48
-
D'une vie) - Merci à la muse Stéphanie
◊
Vouloir être comme tout le monde, c'est vouloir être n'importe qui.
(Chapitre
48
-
D'une vie)
|