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Diary - Le journal de Romain Guilleaumes, à partir de janvier 2011.

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Romain Guilleaumes

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RÉFÉRENCE

Synapse Développement est la société qui produit le logiciel Cordial et ses nombreux dictionnaires, ainsi que les correcteurs orthographique et grammatical de  Word.

Dans son dictionnaire de citations, Synapse présente 152 aphorismes de Romain Guilleaumes depuis 2008.

Romain y est présenté comme l'un des derniers moralistes contemporains vivants.

Lien : Synapse-fr.com
Chapitre 48
Aphorismes, pensées et sentences.
Du 18 septembre 2010 au 17 septembre 2011, quarante-huitième année d'observation, de questionnements, d'humeurs, d'épreuves et de découvertes.
Quarante-huitième chapitre de la vie d'un passant à l'esprit curieux, au cœur sensible, à l'humeur irritable, soucieux que son passage ne reste pas vain et qui s'emploie alors à témoigner - d'un regard qui assume fièrement toute sa subjectivité - de ce qu'il vit, de ce qu'il voit, de ce qu'il sait, de ce qui fut, de ce qui est et de ce qui, sans nul doute, se reproduira puisque l'homme n'apprend rien de l'expérience de ses anciens et condamne l'histoire à se reproduire. Inlassablement.
.© 2010 - 2011  Romain Guilleaumes. Tous droits réservés.

"Celui qui ignore le passé est condamné à le revivre."
Ce louable enseignement se délite hélas entre l'émetteur et un récepteur toujours enclin à simplifier ce qu'il entend.
Ainsi crie-t-on "au facho !" ou "au nazi !" dès qu'un mot ou une idée déroge au laxisme de la pensée unique,
mais a-t-on laissé se perpétrer - sans gêne et sans honte - les génocides rwandais et yougoslave.

A lui seul, chaque humain est un tribunal inquisitoire qui juge et condamne, sans appel, chaque autre sous l'unique autorité de ses préjugés.

A part moi-même, et sans réserve, je n'ai rien à vous offrir ; mais l'amour véritable exige-t-il autre chose ?

A part souffrir, y a-t-il pire que vieillir ?

A part un ego surdimensionné, rien ne nous autorise à enfreindre les lois.

A quoi bon traverser la vie si personne ne partage nos souvenirs d'un si long voyage ?

A voir croître l'impunité des délinquants et un climat d'insécurité s'installer durablement, on se dit qu'un jour viendra où l'unique solution sera un État policier. Et l'on ne sait plus très bien s'il faut le craindre ou l'espérer...

Ah !, le sourire de quelqu'un qu'on aime ! Mais que demander de plus à la vie quand on est malheureux ?

Aimer ou haïr, la passion ne fait rien à moitié.

Aimer ses enfants, c'est les préparer aux exigences et à la dureté de la vie et non les en préserver.

Accueillons le voyageur à notre table et partageons notre pain avec joie, pour autant qu'il ne nous impose ni sa volonté, ni ses choix.

Adhérons avec conscience et humilité à l'unique épitaphe digne de toutes les pierres tombales : "Tout ça pour ça !"

Aime, aime encore, aime toujours ceux qui t'émeuvent, qui te troublent et qui t'aiment. Tous ceux là, en fait, qui font ton bonheur essentiel et personnel.
Merci à la muse Véro "Loolylool"

Alors que l'espoir fait vivre, les illusions déçues tuent à petit feu.

Après des décennies d'un combat sans merci, ne survivra qu'un seul des deux derniers impérialismes omnipotents et antagonistes, la corruption morale du capitalisme effréné ou l'obscurantisme doctrinaire de l'islam.

 Le vainqueur contrôlera le monde entier, et dans l'homme ne verra plus que son outil ou son jouet, alors privé de ces droits et libertés individuels qui ne servent pas les intérêts du système.

Après tant d'admiration stérile, je cherche désormais, et sans succès, la femme exceptionnelle qui saura détourner mon cœur et mes tendres pensées de celle qui va bientôt se marier avec cet autre qu'elle aime.

Après une jeunesse pleine de ces excès de vie qui font sa richesse, las des relations bancales et du plaisir immédiat, j'ai fait miens les dictons "Mieux vaut être seul que mal accompagné" et "Qualité vaut mieux que quantité". Après huit ans de célibat et quatre de solitude, je n'y vois plus que de sacrées conneries !
Le temps a passé, j'ai vieilli, les Sabine, Stéphanie, Wafa et autres très jolies filles, dont les sourires me sont précieux, ne m'ont pas attendu pour faire leur vie ou me regardent aujourd'hui comme un vieux débris importun...

Au-delà de l'apogée de la vie, nous ne vivons rien que n'ayons déjà vécu, à quelques variantes près, plus souvent en pire qu'en mieux.

Au plus vite, ôte-toi de l'esprit l'illusion de pouvoir changer les gens. On s'en accommode ou pas, c'est tout !

Aucun humain, sans hypothéquer sa santé physique ou mentale, ne peut faire face à de perpétuels problèmes socio-économiques s'il n'a la chance de s'appuyer sur l'amour ou de nourrir l'espoir de le faire bientôt.

Aujourd'hui, on parle de cul tant qu'on veut ; mais parler de sentiments paraît vite indécent.

Aujourd'hui, Sodome et Gomorrhe se nomment San Francisco et Los Angeles. Dès que l'argent coule à flots, la dégénérescence mentale et morale devient vite modèle ou référence.

Aux anniversaires et passages de l'an, périodes de bilans, la solitude et la faucheuse s'accouplent souvent.

Aux yeux de l'Histoire, une nation qui existe à peine 180 ans relève de l'insignifiance ; les interminables râles d'agonie de la Belgique ne sont qu'anecdote et démontrent uniquement que, fruit artificiel des intérêts géopolitiques des grands d'Europe, ce pays fait de bric et de broc n'avait pas vocation d'être.

Avant de prêter foi à une critique d'autrui, estime donc la qualité de son auteur ou colporteur.

Aventurier est un qualificatif complaisant attribué aux escrocs, amoraux, sans foi ni loi.

Avez-vous remarqué que les optimistes invétérés ne lisent pas et n'écoutent pas les actualités, ne s'occupent pas de la marche du monde et de l'humanité ? Cela s'appelle porter des oeillères.

Beaucoup de gens considèrent que l'omission n'est pas mensonge. Chaque autre varie selon son meilleur intérêt.

Bon ou mauvais, un perdant reste un perdant.

C'est dans le regard des jolies jeunes femmes qu'on se découvre vieux tout à coup.

C'est en regardant ses défauts, sans la moindre complaisance, qu'on se révèle digne d'humilité.

C'est faire insulte à son public que d'abuser de son ignorance. Tricheurs, menteurs et voleurs s'y entendent à merveille.

C'est la mort d'un proche ou d'un intime - souvent du même âge - qui révèle l'importance de leur vie à la plupart des gens, qui les éloigne des servitudes inutiles à leur épanouissement personnel.

C'est le premier homme qui a posé une clôture sur la terre de tous qui a inventé la propriété privée, l'expropriation, la préemption et la spoliation. Le vol ou la confiscation du bien commun, en fait.

C'est par le mariage que bien des hommes s'assurent un port d'attache qui leur épargnera la solitude entre deux aventures.

C'est quand il ne constitue plus un danger pour la société qu'on libère un délinquant ou un criminel.
    Le chauffard peut croiser la route de chacun et à tout moment. En tant que permanent danger pour la société, sa vraie place se trouve donc en prison, durablement, voire à vie!

C'est quand j'aimerais qu'elle sache tout de moi, le bien comme le mal, que je me sais vraiment amoureux d'une femme.

Ce n'est pas tant l'apparence qui fait la dignité que la bonne éducation.

Ce n'était donc que cela, la vie ? Beaucoup d'agitation, d'émotions, de prises de tête,... et puis plus rien !

Ce ne sont pas les gros salaires qui sont indécents, mais les faibles ressources des plus pauvres qui doivent, en plus, subir le mépris affiché de classes vraiment très moyennes, médianes et médiocres.

Ce que la nature fait de plus beau est souvent ce qu'elle a de plus vénéneux.

Ce qui parle à nos sens n'est qu'animal, le coeur et l'esprit seuls font l'humain.

Celui qui passe outre les lois qui le dérangent ne se pliera à des prescrits de la morale, comme la fidélité, qu'à son avantage.

Chaque décès d'une personne que j'apprécie m'arrache un bout de moi-même ; plus j'aime cette personne, plus grande est la part d'âme dont je suis amputé.

 C'est peut-être ainsi que l'on vieillit avant l'âge, que se taisent les voix et que s'éteignent les regards des vivants, ainsi que l'on se prémunit des déchirures intimes en cessant d'aimer, ou les gens ou la vie.

Cinq, cinquante et quarante-cinq sont, en millions de morts, les nombres de victimes de la première guerre mondiale, de la seconde et le bilan annuel de l'avortement. Si l'homme est belliqueux, la femme est assassine, et tous deux sont d'ignobles criminels.

Civisme. Respect d'autrui garanti par celui de l'ordre et des lois.

Comédien. Menteur et tricheur vaniteux qui tire sa grâce et son honorabilité de l'exploitation de ses vices et défauts.

Croyez-vous que la vie est justice ? Songez donc à tous ces honnêtes, polis et gentils que le sort éprouve ou contrarie avec obstination...

Curieuse civilisation où sont honorables et respectables des métiers qui nuisent à autrui, et où l'on désigne à la vindicte populaire des hommes et des femmes qui ne demandent rien à personne sinon qu'on les laisse vivre en paix, dans la pauvreté mais libres.

D'un amour, la souffrance et le souvenir s'accordent souvent.

Dans à peu près tous les domaines d'une existence humaine, il est possible de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Mais de l'absence de câlins, d'amour et de tendresse on ne peut s'accommoder très longtemps sans perdre la raison ou la vie, sinon les deux.

Défendre sans faillir quelqu'un qui se place systématiquement en défaut d'honnêteté intellectuelle, ce ne peut s'expliquer que par une forte concentration d'amour aveugle ou de bêtise servie par l'ignorance.

Dès l'enfance je pris des coups, au propre comme au figuré. Je connus un répit de vingt-cinq à trente-cinq ou quarante ans, puis ça reprit de plus belle. Et l'on voudrait que je me montre plus optimiste et positif ?... Mais seul l'amour pourrait relever ce défi avec succès. Et celui-là se dérobe inlassablement à moi depuis trop d'années...

Dès qu'ils deviennent consensuels, les chanteurs engagés ou polémistes deviennent quelconques, parfois jusqu'à perdre leur qualité de chanteur.

Dès qu'on ne leur est plus suffisamment utiles, vient toujours un moment où nos enfants nous délaissent ou nous abandonnent, au contraire de nos chiens fidèles et pleins d'amour.

Dès qu'un politique fait une campagne simpliste, facile à comprendre, il révèle tout son mépris du peuple. Ce en quoi son élection ne pourra que le conforter...

Dieu est un puissant espoir pour ces rêves que l'on est incapable d'atteindre par soi-même.

Divorce : la guerre des ex.

Elle avait trop d'opportunités pour savoir ce qui lui manquait, je manquais trop de confiance pour qu'elle découvre que c'était moi...

En amour, il vaut toujours mieux partir avant de se faire jeter. Et s'il en allait de même pour la vie ?

En calvaire se mua ma solitude lorsqu'à son annulaire étincela le solitaire qui scellait leurs promesses d'engagement.

En décidant enfant de ne jamais ressembler, ni épouser les choix ou suivre les voies de ce père qui m'avait brisé, je m'étais condamné à rater ma vie, selon les critères des adorateurs du Veau d'or, des banquiers et des commerçants.

En règle générale, les manifestations démontrent surtout la force mobilisatrice des partis d'opposition qui disposent pourtant d'hémicycles parlementaires pour faire valoir leurs considérations.
La manif tente de manipuler les médias afin d'influencer l'opinion publique. Une manipulation finalement bien plus subtile qu'il pourrait y paraître au premier abord, un début d'ersatz de coup de force, quoi.

Enfant, je m'étais juré que, une fois adulte, plus personne ne me ferait souffrir et ne m'imposerait sa volonté. J'y suis globalement parvenu, mais j'avais négligé les affres de cet amour que j'ignorais tortionnaire.

Epitaphe II : "L'heure était venue puisque je ne me voyais plus rencontrer ou assurer l'avenir de personne, pas même le mien."

Étrangères à la raison, les professions de foi du coeur ne relèvent pas de l'intelligence.

Être vieux, c'est savoir son avenir derrière soi. Tant qu'on l'imagine à réaliser, la jeunesse nous anime.

Faut quand même avoir une sacrée bonne image de soi pour vouloir se reproduire...

Goûtez à la solitude et vous aurez une idée assez juste de la facilité avec laquelle les autres s'accommoderont de votre mort.

Hormis par l'héritage ou par le jeu, il n'est pas de fortune dont une part au moins ne soit mal acquise. Et elle profite pourtant...

Il est absurde de demander au citoyen de voter pour l'intérêt général, lorsque rien ne le meut que son intérêt particulier.

Il est de nombreux jours où l'on se lève juste avec l'espoir que tout n'aille pas forcément de travers.

Il est des criminels dont la vie est une injure à l'humanité.

Il est des gens qui accordent d'emblée leur confiance jusqu'à ce qu'on les déçoive, d'autres préfèrent attendre qu'on la mérite. Les uns sont victimes des profiteurs et finissent démunis, les autres vivent esseulés.

Il est peu probable qu'une personne non instruite d'un sujet soit en mesure - par une surprenante inspiration divine ou métaphysique - d'émettre une opinion ou un jugement de qualité à son propos. Pourtant, nous attendons tous que la démocratie fasse le plus grand cas de nos avis à tous propos...

Il est plus facile d'éloigner et diaboliser ceux qui ne nous disent pas ce qu'on veut entendre que de les écouter et prêter foi à leurs critiques.

Il m'est difficile de trouver logique d'acquérir chèrement un bien immobilier où l'on se contente de dormir, tandis qu'au moindre congé on file avec empressement vers d'autres contrées...

Il n'est pas de bonheur sans obstacles à franchir, ni contraintes à endurer. Il se mérite.

Il y a des gens qui vous prient de les estimer avec sincérité... mais vous vilipendent si vous ne les encensez. Qui sont-ils, sinon d'inconséquents imbéciles ?

Ils ont voulu la liberté, mais ils n'ont plus de quoi manger. C'est malin, hein ?

Indispensable se croit l'égotique. Les cimetières en sont pourtant pleins.

J'ai déjà pas les moyens de me payer une prostituée, alors une épouse...

J'ai été riche et puis pauvre ; si riche c'était évidemment plus confortable, pauvre c'est beaucoup plus paisible puisque plus personne ne recherche votre compagnie.
Avec les conseils pertinents de Frédéric Havard

Je t'en prie Jacques, cesse donc de m'appeler Jef... Tu as raison sur toute la ligne sauf pour le prénom et la bibine.

L'absence prolongée de câlins, ça vous aigrit un homme.
 Une femme aussi, mais elles sont généralement moins dangereuses.

L'amant est toujours bien bête, qui veut voir l'amour là où ne règnent que vengeance et revanche.

L'amour doit être une puissante drogue hallucinogène, sinon pourquoi le monde et la vie me paraîtraient-ils beaux dès qu'elle m'offre son sourire ?

L'amour peut se reconnaître lorsque d'un seul sourire naît l'ensoleillement d'un jour ou de plusieurs.

L'amour se nourrit de tout pour bouleverser des vies jusque là bien ordonnées : d'un sourire, d'un regard, d'un effleurement, d'une pensée commune...

L'amour unit deux êtres lorsqu'ils se regardent avec les mêmes étoiles dans les yeux.

L'amour, c'est un lien personnel, intense et exclusif, qui unit spontanément deux individus qui ne l'ont ni choisi, ni voulu.

 Ce qui le rend si précieux c'est sa rareté, et il ne doit pas être confondu avec les effets de la beauté physique, de la belle allure ou du charisme qui touchent bien plus de gens qu'une seule person
ne destinée.

L'envieux ne doit son malheur qu'à la bile qui le ronge de l'intérieur.

L'érudition permet d'ouvrir son esprit à tous les maux des hommes et de la Terre, de s'en imprégner et d'en souffrir.
Merci à la muse Hélène

L'être humain préfère sa voiture à l'air qu'il respire, voilà toute l'étendue de cette intelligence supérieure dont il se prévaut si volontiers...

L'homme devient philosophe lorsque son cœur manque de larmes pour pleurer et de sang pour saigner.

L'homme dont le coeur reste ancré dans son passé est une proie exigeante pour la femme amoureuse.

L'homme qui malmène et détruit la nature doit être traité en parricide.

L'homme violent ne mérite pas l'amour de la femme qui supporte ses cris et ses coups. Déjà indigne du titre d'humain, il vaut encore moins qu'un animal car aucun ne violente sa femelle.

L'humanité est un archipel où chaque individu figure une île uniquement reliée à d'autres par le besoin ou la nécessité.

L'ignorance qui s'admire est si pathétique qu'elle nous rendrait presque la bêtise sympathique.

L'imbécile est celui qui n'apprend rien de ses erreurs et les répète.

L'impunité commence avec la paresse ou la corruption de l'autorité.

L'unique richesse qui mérite qu'un homme aille jusqu'à donner sa vie pour la préserver, c'est sa liberté.

La bêtise n'est supportable qu'accompagnée du charme et de la séduction.

La bonne orthographe est la politesse du langage écrit.

La crédibilité d'un individu est inversement proportionnelle au nombre de ses effets d'annonce restés sans suite.

La dégénérescence de l'Homme a commencé lorsqu'il a décidé de lutter contre la sélection naturelle et d'encourager les comportements contraires aux principes de l'évolution. Il s'est dissocié de la nature et s'en est proclamé maître pour mieux la soumettre, mais elle n'aura de cesse de le contrecarrer jusqu'à obtenir sa disparition.

La démagogie est à la gauche ce que le populisme est à la droite, le moyen d'empêcher la réflexion en exploitant les sentiments.

La démocratie autorise et encourage ceux qui ne savent pas à juger ceux qui savent.

La démocratie s'exerce dans l'isoloir et non dans la rue, car celle-ci conteste la politique des élus et, donc, le choix des électeurs.

La fidélité est un enchaînement pour qui n'aime que soi.

La juste pensée naît du raisonnement habile et bien instruit, non du sentiment ou de l'émotion.

La langue française recèle quelques libertés prises avec la réalité. Ainsi, bizarrement, ne fait-elle pas rimer gentillesse et bêtise.

La liberté se paye des deux plus grands maux de l'humanité : la pauvreté et la solitude.

La menace physique est courante chez les personnes peu instruites dont l'intelligence joue inlassablement à l'Arlésienne.

La plupart des hommes ne se soucient pas de distinguer le machiste du phallocrate ou du misogyne, car ils sont tous un peu des trois à la fois - sinon beaucoup.

La plus commune des erreurs humaines consiste à croire que ce que l'on ignore n'existe pas. Cette erreur, cependant, est le ferment de tous les débats qui permettent à l'humanité de progresser.

La preuve que l'être humain n'apprend rien de la vie, c'est qu'il en reste encore pour croire en l'amour éternel.

La protestation stérile élève l'anonyme au rang d'insignifiant.

La seule constante de l'humanité réside dans l'inconstance de ses valeurs.

La solitude est bonne à celui qui sait qu'il ne se rencontrera qu'en lui-même, mais mauvaise, destructrice, voire mortelle, dès qu'il comprend qu'il ne pourra s'endurer que grâce à la connivence d'un authentique amour qui se dérobe pourtant à lui !

La somme des intérêts individuels nuit à l'intérêt général.

La vie n'est jamais aussi simple et facile qu'on aimerait, en cela résident tant son drame que sa richesse.

Le biceps tient lieu de cerveau à celui qui manque d'esprit.

Le couple hors mariage est un arrangement hors engagement.

Le matérialiste ne réfléchit pas plus loin que le bout de son portefeuille.

Le misanthrope s'éloigne de la vie sans se rapprocher de la mort.

Le moraliste ne donne pas de leçons de morale, il observe les moeurs de l'humanité et exprime ce qu'elles lui inspirent.

Le peuple réclame des boniments qui le rassurent ou l'enthousiasment, mais s'étonne d'élire des bonimenteurs. Est-ce donc ça, la démocratie que l'on nous vante tant ?

Le plus sûr et rapide moyen d'appauvrir une nation est encore d'ouvrir ses bras et ses portes à toutes les misères du monde.

Le socialisme, qui n'ambitionne plus que d'accroître le pouvoir d'achat des masses, est devenu le plus grand défenseur de la société de consommation et de l'économie libérale qui l'organise.

Le suicide est souvent un reset qui se solde par un crash. Un appel au secours manqué ou... qui sait si on ne repart pas pour un tour, mais amnésique des vécus anciens ?

Le très bas peuple n'est pas demandeur d'instruction, il n'exige que droits et privilèges.

Les âmes secrètement sales et noires font des gens souvent obsédés par la propreté.

Les câlins sont le carburant de l'humain. Tout autre - argent, pouvoir, ambition,... - le détourne de sa nature, le pollue et contamine son environnement social ou familial.

Les chagrins d'amour sont d'une grande volupté pour qui aime exhiber ses larmes et attirer la compassion.

Les décisions du coeur sont les voies royales de l'erreur.

Les économistes ne sont jamais que des comptables dotés de diplômes et de titres pompeux et ronflants.

Les esprits paresseux croient volontiers que le but de la vie est de gagner de l'argent et de le dépenser.

Les femmes aiment les hommes suffisamment sûrs d'eux pour les tromper sans qu'elles s'en doutent.

Les gens qui nient la valeur du passé sont ceux qui redoutent la révélation de ce qu'ils firent en d'autres temps. Suspect !

Les hommes veulent des femmes, les femmes veulent des enfants. Et l'amour ? Comme le désir, un piège de la nature à la raison, un simple incitant à la procréation.

Les imbéciles sont la bénédiction des petits esprits, car sans eux jamais ils ne paraîtraient intelligents.

Les mots organisent la pensée, et pense de travers qui ne maîtrise le vocabulaire.

Les opinions sont filles de nos émotions, au contraire de nos pensées qui s'en émancipent par la réflexion et la raison froides.

Les personnes viles, bêtes et méchantes, prennent pour de l'humour ce qui n'est que de la moquerie, parfaite expression du mépris d'autrui.

Les petits esprits d'aujourd'hui s'enorgueillissent volontiers de juger les grands esprits d'antan.

Les politiques visionnaires sont des intellectuels, pas des comptables aux ordres de lobbies économiques.

Les rêves ne sont en fait que des illusions pour qui se surestime.

Les seuls tatouages réellement indélébiles sont ceux que l'amour grave dans nos cœurs.

Les yeux dans les yeux, c'est par le regard des amoureux que leurs âmes communiquent et s'explorent.

Loin de chez soi, ce n'est plus chez soi.

Lorsqu'on n'est plus nécessaire à personne et que personne ne nous rend plus la vie belle, l'équation devient dramatiquement simple.

Lorsque le deuil vous frappe, il est toujours de petites gens qui ne viennent à vous que pour mieux vous parler d'eux-mêmes.

Mais pourquoi les femmes qui s'éprennent de frimeurs s'étonnent-elles toujours de leur infortune conjugale ?

Même après un divorce haineux, la souffrance de l'autre face à la maladie et à la mort ne devrait inspirer que la compassion.

Naître riche et mourir pauvre, voilà une vie pleinement vécue.

Ne craignons pas la mort, la vie n'est qu'un purgatoire.

Ne laissez jamais les autres choisir pour vous, telle est la condition nécessaire et suffisante de la liberté.

Ne mérite qu'on y consacre l'essentiel de sa vie que ce qu'on pratique avec art, avec talent ou simplement avec une compétence remarquable.

Ne pas confondre libéralisme et capitalisme ! Le premier défend et promeut les libertés individuelles de tous, dont celle d'entreprendre, le second enrichit une minorité sur le dos des détresses humaines qu'il occasionne.

Néglige vertueusement cet argent qui détruit plus d'une belle relation humaine et empoisonne tant de vies, mais ton mépris du veau d'or risque de ruiner ta propre existence.
Fais ce que je dis ou préserve-toi de ce que j'ai fait...
 - Indirect merci à la muse Stéphanie

Ni démagogues ni populistes, les anarchistes de droite n'ont pas pour vocation naturelle de connaître la popularité.

Nos malheurs résultent de nos choix et de nos actes, de notre mentalité et de notre sensibilité. Si nous sommes parfois des victimes, ce n'est finalement que de nous-mêmes.

Nos vertus publiques sont des boucliers inspirés par d'anciennes blessures et souffrances.

Nous choisissons nos vices, mais pas leurs conséquences.

Nous faisons partie du milliard d'humains qui sont moins à plaindre que les six autres. Ne l'oublions jamais !

Nous sommes le produit du vécu de nos maîtres. Les victimes et témoins du nazisme ont engendré une génération morale et manichéenne, les "golden sixties" ont accouché de la première génération consumériste, et les '70 ont donné la génération cannabis.

Nous souffrons plus de ce que nous ne sommes pas que de ce que nous sommes. les envieux, de ce qu'ils n'ont pas.

On est toujours pathétique quand on aime à sens unique.

On fait du charme quand on veut plaire, on drague quand on veut conclure.

On ne gouverne bien ni les hommes ni les nations avec de bons sentiments et des émotions.

On s'arrange mieux de l'exclusion sociale que de l'exclusion affective. On peut vivre malgré l'une, mais notre santé mentale ou physique ne survit pas longtemps à la seconde.

Paraît qu'il y a des gens qui s'aiment vraiment sur Terre. Ca fait parfois très mal de l'imaginer.

Parfois ta vie peut te paraître très moche, mais n'incrimine personne car elle n'est finalement que ce que tu en as fait.

Pour concevoir un barrage solide et efficace, l'homme a besoin d'un diplôme d'ingénieur. Pas le castor...

Pour gagner un procès, il n'est pas si important d'avoir le meilleur avocat que de disposer de celui qui est ami avec le juge.

Pour réussir dans la vie, il faut savoir se vendre. C'est exactement ce que me disait récemment une prostituée...

Pour s'aimer, deux personnes doivent se ressembler assez pour se reconnaître et diverger suffisamment pour s'attirer.

Pour vivre sainement, vivons pauvrement. Avec tout le nécessaire, mais point de superflu.

Pourquoi réagir à une insulte ? Pourquoi s'en indigner si elle énonce une vérité, et si elle affirme une erreur, pourquoi en faire plus de cas qu'elle n'en mérite ?

Puisque chacun atteint, tôt ou tard, son niveau d'incompétence, ne sommes-nous pas tous condamnés à devenir des "has-been" ?

Qu'est-ce qu'une plante d'intérieur sinon un bout de nature en captivité ?

Quand ils ne vous libèrent pas, les lendemains de l'amour vous font otages de vos souvenirs.

Quand le démon de midi vous flanque un coup de blues, ça fait encore plus mal qu'un coup de boule bien ajusté.

Quand on est jeune et encore ignorant de la vie réelle, se marier est l'une des pires erreurs que l'on puisse faire. Par politesse ou convention, tous se sentiront obligés d'exprimer tous leurs voeux de bonheur au nouveau couple, mais bien peu y croiront.

Quand un amour nous rend un peu plus malheureux chaque jour, c'est qu'on en a fait le tour.

Quand un jeune homme fier de ses airs trop assurés, futur marié, n'évoque les choix et les projets de son couple qu'à la première personne du singulier, lorsque le "nous" lui paraît aussi étranger que les confins de l'univers, l'union qu'il s'apprête à sceller ne vivra que le temps pour son amoureuse d'ouvrir les yeux.

Quant au sort et à l'histoire de la Belgique, les gens qui découvrent aujourd'hui les questions que je me pose depuis trente ans ne peuvent évidemment aboutir aux mêmes réponses.

Quel est cet homme qui s'indigne des déjections animales qui souillent ses chers béton, ciment, asphalte ou goudron huileux dont il recouvre la terre et étouffe la nature ? De l'homme ou de l'animal, qui donc nuit à l'environnement ?

Que peut-on reprocher à quelqu'un qu'on ne parvient pas à aimer selon son mérite, sinon de n'être pas celui ou celle qu'on a tant aimé jadis ?

Quels que soient nos choix, ils nous mènent tous au même endroit. Seules les conditions, voire la durée, du voyage s'en trouvent influencées.

Qui se tait consent moins souvent qu'on ne le croit, surtout parmi les amis.

Rien ne semble plus éternel qu'un amour perdu.

S'amuser et travailler protègent des tourments de la pensée.

S'il est au moins un prédateur de l'humain dévastateur, il est nommé Dieu et fait ce qu'il peut pour contrer la prolifération des nuisibles avec ses deux seules pauvres armes, la maladie et les catastrophes naturelles. L'homme se charge lui-même des guerres et des crimes.

Salut, Bruno ! Bien que parti le 31 mai 1982, tu es toujours là puisque je pense à toi.

Sanctifié ou seulement promis, le seul défaut irritable que je puisse trouver à la femme que j'aime, c'est son mari.

Seule la jeunesse, grâce à la naïveté de son ignorance et de ses idéaux, parvient parfois à nous rendre sympathique l'arrogance.

Si la naissance est de la mère la délivrance, celle de l'individu lucide et solitaire est le suicide.

Si le droit consacre pour la femme la propriété exclusive de son corps et de ce qui s'y produit ou s'y développe, ne serait-il pas juste que l'homme puisse faire valoir la propriété de sa semence et un droit de regard sur l'usage qui peut en être fait par des partenaires parfois peu scrupuleuses ?

Si le monde est un théâtre, certaines vies n'y sont que des mascarades qui ne manqueraient à personne.

Si les citoyens étaient convenablement instruits, les politiciens n'auraient plus à les séduire mais uniquement à les convaincre.

Si tu veux dédaigner le passé, pourquoi t'encombres-tu de souvenirs ?

Si personne ne t'aime, peut-être n'as-tu jamais pris la peine de te rendre aimable.

Si votre cœur est libre, le mien vous offre ses puissants flux artériels de romance et de passion.

Sombrer est parfois un besoin salutaire qui nous permettra de toucher le fond pour mieux rebondir et remonter vers la surface.

Sommes-nous là pour comprendre la vie ou pour la vivre ?

Souviens-toi de tes erreurs, et la clémence guidera tes jugements.

Tant que le peuple de France estimera ses dirigeants politiques et économiques dignes d'égards de la part de la justice, la révolution égalitaire restera un mythe national.

Tant que le vécu de deux amants n'appartient qu'à eux, il n'en est que plus précieux.

Tellement jolie et convoitée à vingt ans, elle n'était pourtant encore que la chrysalide qui s'épanouirait en un chatoyant papillon vers la quarantaine, alors beauté magnifiée par la profondeur de la maturité.
Merci à la muse Stéphanie

Tirez des leçons de l'expérience et vous obtiendrez des jugements.

Tomber amoureux. Rarement une expression aura été aussi judicieuse puisque c'est inattendu, accidentel et que ça fait toujours souffrir.

Tout au bout de la solitude, on reste sans cœur ou sans vie.

Tout bonheur que l'on reporte risque de ne jamais voir le jour.

Toute société a la jeunesse que méritent ses enseignants.

Toute ta vie tu resteras l'enfant que tu fus, car ce sont les événements de l'enfance qui conditionnent toute l'existence.

Trouvez l'amour tant que vous êtes jeune, beau et prometteur ! Ce temps-là passe trop vite et après tout se complique.

Un auteur subsidié, hier c'était un ami ou un charmeur des puissants, aujourd'hui c'est un assisté social que sa plume sauve de la folie.

Un bon mariage se solde par un divorce réussi.

Un être humain naît de la réunion de ses deux moitiés, un homme et une femme.

Un journaliste, c'est quelqu'un qui raconte ce que les autres font. Un cafteur, quoi !  .    ;-)

Un milliardaire ruiné, ça fait encore souvent un millionnaire très appréciable.

Un petit et gentil bonjour à chacun dissimule parfois un timide et humble adieu à tous.

Un sourire, un éclat de rire, des caresses, un amour et des amis, voilà dépeint le plus riche de tous les royaumes qu'un cœur puisse habiter.
Merci à la muse Suzy

Un sourire peut dissimuler de précieux mots qu'on n'a pas su dire ; il faut en être digne pour savoir les y lire.

Un spécialiste, c'est quelqu'un qui vous expliquera demain, avec aplomb, pourquoi ce qu'il avait annoncé hier ne s'est pas produit aujourd'hui.

Une bonne éducation gagne plus de cœurs à sa cause qu'une simple belle situation n'ouvre de portes. Politesse vaut mieux que bourse sonore.

Une des principales causes de divorce est l'omniprésence dans le couple d'une belle-mère dirigiste et profiteuse.

Une femme est avant tout une saveur et toutes sont délectables, mais destinées à un nez adéquat et des papilles appropriées.

Une grève de qualité ne s'envisage qu'un vendredi ou un lundi.

Une once de pouvoir fait l'orgueil et l'autoritarisme des petits chefs, trop insignifiants pour mériter plus ou mieux.

Voir une personne qui nous est précieuse, quel que soit le degré d'intimité qui nous unit, n'est pas tant un plaisir qu'un réel bonheur toujours renouvelé.
Merci à la muse Stéphanie

Vouloir être comme tout le monde, c'est vouloir être n'importe qui.

Vouloir séduire une femme heureuse en ménage et s'attendre à un autre résultat que l'échec, ce n'est manifestement pas une preuve d'intelligence. Mais cela démontre au moins que le sentiment est suffisamment puissant pour dominer la raison !


© Bernard Willems-Diriken, dit Romain Guilleaumes .