A vrai dire
Aphorismes,
maximes et pensées.
.©
2007-2008 Romain Guilleaumes. Tous droits réservés.
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A beau parleur, la flatterie est le
vernis du mépris.
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A
propos de ce qu'on dit de moi, le bien comme le mal, tout est vrai. Aux
yeux de celui qui le dit, bien entendu...
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A vingt ans, on s'éloigne de ses parents,
perçus comme une entrave à l'autonomie ; à trente, on mesure mieux
l'ampleur de leurs sacrifices et on s'en rapproche ; à quarante, on
craint de les voir partir bientôt et on recherche leur compagnie.
Mais c'est à tout âge que peut survenir l'instant où l'on n'aura plus
jamais l'occasion de leur dire combien on les aime.
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Au contraire de la nouveauté, ce qui est
éprouvé décevra difficilement.
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Au
contraire du fouillis multiculturel, la société multiraciale ou
multiethnique est parfaitement viable, pour autant que tous adhèrent aux
mêmes valeurs morales et sociales, culturelles par essence.
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Aucun
adulte ne peut réparer son enfance brisée. De là naissent les vainqueurs
insensibles et les vaincus romantiques, les puissants et les ratés.
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Aux
derniers instants de la vie, le seul bilan qui vaille est celui de
l'affection. Amour, haine et peine. Qu'as-tu donné, qu'as-tu reçu ?
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Aux jeunes générations l'on cite en
exemple les apparentes belles réussites, alors qu'il leur serait plus
profitable d'entendre l'enseignement des cabossés de la vie, seuls aptes
à les édifier sur les inévitables et cruels écueils que l'existence leur
imposera.
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Bon
bouclier du cœur, l'esprit critique nous assassine lorsqu'il se mue en
une armure inviolable qui étouffe jusqu'à nos plus simples et sincères
sentiments.
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Bonheur est le nom public de sérénité.
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C'est
parfois dans les plus petites choses, dans les petits plaisirs, qu'on
rencontre les plus grands bonheurs.
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Ce
sont des pleurs étouffés, intimes et secrets, qui fécondent la hargne et
la rage des mots qui blessent ou scandalisent.
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Ce
qui n'existait pas hier et n'existera plus demain est indigne d'intérêt
aujourd'hui.
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Celui qui renonce à ses espérances est
bien près de nous quitter.
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Celui qui revendique l'égalité, aspire
en fait à inverser les rapports de force.
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Dans l'isoloir, c'est la clémence
complice des corrupteurs et des corruptibles qui maintient les corrompus
au pouvoir.
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De
tous temps, les politiques ont dû choisir entre l'avenir du peuple et
l'avis du peuple, entre s'occuper de la société ou de leur carrière.
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Dieu
est le nom de la conscience des hommes. Lorsque la foi s'éloigne, la
morale s'égare.
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Doux
rêveur que celui qui s'imagine qu'honnêteté et autodiscipline sont des
valeurs autres que théoriques.
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Du
pauvre qui le reste ou du riche dont les privilèges ne seront plus que
souvenirs, j'ignore qui est le plus à plaindre.
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Du
présent, nous attendons toujours plus et mieux. Ainsi le bonheur ne se
conjugue-t-il qu'au passé ou au futur.
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En politique, il est deux sortes
d'individus dont il faut toujours se méfier : ceux qui flattent le
peuple et ceux qui le méprisent. Les pires, démagogues et populistes,
dissimulent leur mépris derrière la flatterie et se révèlent souvent les
plus populaires...
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En toute chose humaine, une crise est
toujours - pour les consciences jusqu'alors endormies - une opportunité
salutaire de réévaluer le système qui y a présidé, de le corriger et de
l'optimiser.
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Entre
amour et désir, les hommes ont toujours peine à distinguer.
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Faillite
de l'utopie multiculturelle, la Belgique est un Etat artificiel, une
non-nation dépourvue d'âme, dont la déroute est un enseignement pour
tous les peuples.
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Ignorer
tout du monde, de l'humanité et du savoir, ne connaître que quelques
êtres proches, n'est-ce pas là le secret du bonheur ?
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Il
n'est pas de bien aussi précieux que le sourire de ceux qu'on aime.
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Il
ne croit en rien, celui qui ne croit qu'en lui.
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Initiatrice
de la morale, distinction du bien et du mal, la religion a empêché plus
de crimes que l'homme n'en a commis en son nom.
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Jamais une juxtaposition de
différences n'a créé une communauté authentique.
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L'amitié
est un trésor pour qui sait la recevoir et l'offrir, non l'échanger, la
louer ou la négocier.
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L'amour exclusif et possessif,
lorsqu'il réunit deux caractères semblables, réalise l'idéal amoureux
qui oblitère le reste du monde.
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L'erreur fondamentale du communisme
est de nier l'instinct de propriété et le sens du profit de tout être
humain ; celle de la démocratie libérale consiste à nier ses propensions
universelles à l'identité et à la discrimination. Condamner ou combattre
des dispositions inhérentes à la nature humaine conduit à l'échec tout
système qui cultive un idéal impropre à ses sujets.
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L'histoire
des hommes, c'est l'histoire des élites passées. Des obscurs et des
laborieux, il ne reste au mieux que d'infimes fragments de gènes.
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L'homme
a inventé le travail pour s'éviter de trop penser, et l'argent pour
endurer stoïquement le travail organisé. Ainsi naquirent tous les maux
de l'humanité.
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L'homme
déteste ses semblables mais il excelle dans l'hypocrisie qui, selon ses
intérêts, lui facilite leur fréquentation.
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L'homme trouve tous les courages, dès
lors qu'il est satisfait de lui-même.
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L'improbable est, le plus souvent, un
impossible qui manque d'assurance pour s'affirmer.
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L'opinion
s'inspire moins de la connaissance que du ouï-dire.
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L'orgueilleux
préfère n'être rien que pas grand chose.
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La dictature, c'est comme le supplice
du pal. Pour certains, ça commence bien ; pour tous, ça finit mal.
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La liberté reste à conquérir partout
où le moindre artiste ou intellectuel est contraint au silence.
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La
pire insulte qu'on puisse faire à une femme qui tente de vous séduire,
c'est de lui préférer la solitude.
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La plupart des gens préfèrent
critiquer les autres dans leur souffrance que d'apprendre à dominer la
leur en silence.
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La
principale faculté de l'homme, de son âge le plus tendre au plus avancé,
est de se convaincre que ses envies sont des besoins.
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Le combat des nations est dépassé, le
contraste des cultures annonce l'antagonisme des civilisations.
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La richesse fait travailler les
autres, la paresse laisse travailler les autres.
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La vanité de son existence frappe
celui qui se rend seul au parvis de l'au-delà.
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La
vocation d'un mot ou d'une pensée n'est pas de quérir l'accord du
lecteur, mais d'afficher une pertinence qui suscite sa réflexion.
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Le
bon usage du droit de vote suppose de privilégier l'intérêt collectif
aux aspirations individuelles.
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Le
cartésien reconnaît l'amour lorsque, malgré lui, l'irrationnel le
submerge d'étranges et merveilleux émois qui narguent sa raison. Il se
découvre idiot, et il aime cela.
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Le
Dieu des grandes religions est une invention humaine, car il n'accorde
d'estime qu'au seul être humain et néglige le reste de la création. Ce
qui ne prouve en rien l'inexistence d'un Dieu équitable, donc inhumain.
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Le
français, l'allemand, l'espagnol et l'italien sont les langages
qu'emprunte la culture. L'anglais n'est que la langue véhiculaire des
voyageurs ou l'idiome du profit et du matérialisme.
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Le misanthrope redoute surtout
qu'autrui le confronte publiquement aux affligeantes limites de ses
capacités et compétences réelles.
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Le
plein exercice de la liberté condamne à l'isolement. Peu d'âmes sont
assez riches pour payer un prix aussi exorbitant.
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Le plus grand traumatisme qu'on puisse
infliger consiste à priver quelqu'un des habitudes qui rythment la vie
dont il s'est accommodé.
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Le plus plaisant d'une rencontre est souvent le souvenir qu'elle laissera.
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Le
savoir se perd avec celui qui néglige de le transmettre.
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Le
sexe sans amour n'est que la jouissance d'un instant fugace.
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Le véritable amour, ce n'est pas aimer
être aimé mais aimer l'autre au-delà des prescrits de la raison.
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Les
écrivains et philosophes, si soucieux de discipliner les mots en un
ordre harmonieux mais strict, sont souvent éblouis par les sociétés
rigoureuses dont les prétextes rencontrent leurs sentiments. Les
dictatures communistes en ont séduit quantité, les fascistes quelques
uns.
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Les
idées, les phrases et les mots sont des dons faits à l'humanité.
Dépourvus de valeur marchande, ils incarnent l'ultime refuge de la
noblesse humaine, ou ce qu'il en reste.
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Les
idées ne vieillissent pas et ne meurent pas, il leur arrive juste de ne
pas être dans l'air du temps. Quant aux hommes, ils servent uniquement à
les cultiver et à les véhiculer.
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Les
lois liberticides sont celles qui taisent la pensée, non celles qui
entravent le mouvement.
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Les plaintes sont stériles à qui
cherche ses forces hors de lui.
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Les
rancœurs sont les catins de l'aigri. Il lui en coûte de les aimer, mais
il n'a qu'elles.
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Les
tyrannies naissent où règne la pauvreté, qu'elle soit matérielle, morale
ou intellectuelle.
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Lorsqu'il cesse d'être un moyen pour
devenir un but, l'argent corrompt tous les comportements humains et
devient méprisable.
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Lorsqu'un
système de libertés ne profite plus qu'aux forts et aux malins,
qu'insécurité et pauvreté accablent les faibles, il est mûr pour un
ordre moral et social manichéen, autoritaire et rassurant. Le XXIè
siècle verra le triomphe du dernier système rigoriste, l'islam.
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Lorsqu'une
société humaine se sait vulnérable ou à l'agonie, elle cesse de proposer
ses valeurs et les impose. Par la force ou par un arsenal juridique
abusif.
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Lorsque des intérêts particuliers
prévalent sur l'intérêt collectif, tout système devient inique et
appelle son abolition.
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Méfie-toi
du flatteur, méfie-toi de toi-même.
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On
a tôt fait de juger immature l'adulte qui reste fidèle aux idéaux de sa
jeunesse. Pour mériter l'estime d'autrui, il n'y a d'autre voie que
partager les mêmes reniements et s'enorgueillir des mêmes abdications et
soumissions.
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On n'est tolérant qu'à mesure que l'on
espère être toléré ; intolérant selon qu'on est bafoué.
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On
ne peut faire de politique sans être très doué. Pas tant pour donner des
coups que pour les encaisser sans faiblir.
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Où l'école passe, le rebouteux trépasse.
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Patrie
des droits de l'homme et de la démocratie appliquée, la France n'a
pourtant jamais autant brillé que lorsqu'elle confiait son destin à un
despote éclairé, élu ou non.
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Pauvres ou riches, seuls ou non, ne
sont malheureux que ceux qui ne reconnaissent pas dans leur miroir celui
ou celle qu'ils espéraient y voir.
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Puisque ton dernier soupir peut être
le prochain, cueille le bonheur du jour et ne t'accable pas d'un avenir
incertain.
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Quand
la lumière de l'amour ne pénètre plus un cœur, sa nuit ressemble aux
ténèbres.
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Rien n'est plus proche du merveilleux que la sensation d'aimer.
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Rien
ne provoque plus facilement ma colère que mon impuissance face à la
douleur de qui j'aime.
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S'il n'est la réponse à un authentique
repentir, le pardon n'est qu'aveu de faiblesse.
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Se coucher chaque soir et s'éveiller
chaque matin, vivre chaque jour, sans personne à gratifier d'un sourire,
à écouter dire son être et communiquer son âme, à considérer comme son
complément nécessaire et vital, c'est être violemment confronté à la
vanité de toute chose humaine que l'amour n'habite pas.
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Sommes-nous autre chose que les rêves
que nous poursuivons et l'espoir qui les entretient ?
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Trop
peu d'Etat, et ce sont les entreprises qui gouvernent les gens, qui
décident de leurs moyens et dictent leurs besoins.
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Vivre en paix avec soi-même est un
plus estimable et rare défi que se conformer aux attentes de la société
et s'oublier en elle.
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Vous réclamez la paix dans le monde ?
Commencez donc par enseigner à vos enfants de ne jamais nuire à
quiconque, de quelque manière et pour quelque motif que ce soit.
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