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Aphorismes, maximes, pensées
et humeurs.
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Romain Guilleaumes. Tous droits réservés.
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Au bord du précipice, l'esprit tourmenté - mais toujours avide de connaissances - choisit parfois le grand saut vers l'inconnu.
(Tourments) ◊
D'égarements en échecs, de désespoir en déchéance, à grands coups d'indépendance, d'amour-propre et de fierté, on arrive par lassitude et renoncement à n'avoir plus pour vivre que la rue.
(Tourments) ◊
Tout progrès comporte ses effets pervers. Ainsi la bonne santé des individus, accrue par les avancées de la médecine et de l'hygiène, engendre-t-elle la surpopulation, la raréfaction des ressources naturelles et met-elle en péril l'humanité.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Aucune élégance, aucune classe, ni dans le verbe ni dans le geste, voilà qui forge le destin d'un scribouillard sans lendemains.
(Le Crachoir à venin) ◊
Si tous les écrivains souffrent de troubles psychiques, ne serait-ce qu'un profond désordre psychoaffectif ou une mauvaise gestion de l'ego, chaque esprit perturbé ou malade mental qui aligne des mots n'est pas pour autant digne du statut d'écrivain.
(Diary - "120206") - Petite pensée pour un olibrius à l'ego surdimensionné ◊
Tant que nous ressentons ses effets, le passé n'est pas tout à fait le passé.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Dans un couple, lorsqu'on s'impose mille efforts et concessions sans recevoir de l'autre le moindre égard, on n'est finalement pas mieux récompensé que par son départ.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Il faut toujours rendre à ses parents au moins autant qu'on en a reçu. C'est en cela que le surendettement nous guette sûrement le plus.
(L'Amanite humanoïde) ◊
C'est par profond et sincère irrespect que je ne vous rendrai jamais vos coups, père ; et je n'aurai jamais assez de ce qu'il me reste à vivre pour te rendre tout ton amour, maman.
(Diary - "120205") ◊
La démocratie n'est que le règne du plus grand nombre, c'est-à-dire des quotients intellectuels les moins élevés. Il est qualitativement inéquitable que le vote d'un Q.I. 80 ou 90 pèse autant sur l'avenir d'un pays que celui d'un 150 ou 160.
(Le Crachoir à venin) ◊
La fréquentation des humains - incapables de ne pas juger ou moquer - me rend triste et malheureux, celle des bêtes m'est toujours source de paix et de sérénité.
(Tourments) ◊
Les francs sourires séducteurs qui s'échangent et s'affirment à chaque rencontre, parfois espacées de longs intervalles, aiguisent l'appétit des coeurs troublés que la raison s'efforce pourtant de tempérer.
(L'Amanite humanoïde) - Merci à la muse E.-L. J. ◊
Choisis tes amis avec soin, ils seront les parfums de ton chemin de vie.
(L'Amanite humanoïde) - Merci à la muse Christine Mortel ◊
Hollande est aussi plat que les Pays-Bas !
L'homme qui fait actuellement campagne pour la présidentielle française n'est que le produit artificiel d'une agence de pub, pardon d'une agence de "communication". Un vulgaire yaourt, quoi.
Le vrai François Hollande, celui qu'on connaît depuis plus de vingt ans, est un personnage falot, diaphane et inconsistant, sans aucune envergure digne du pays qu'il espère incarner à l'avenir.
Certains hommes politiques sont tellement insignifiants que les voir briguer la magistrature suprême de la cinquième puissance mondiale relève de l'injure à cette dernière.
("Le Crachoir à venin" & "Diary - 120130") ◊
Tristesse, mélancolie et nostalgie, sont des compagnes d'une fidélité exemplaire.
(Tourments) ◊
Écoutez ce que disent, mais surtout ce que taisent les gens.
Tant qu'ils se plaignent, c'est qu'ils ne vont pas si mal que cela. Les grands malheurs et dégoûts d'une existence ne s'expriment que par le silence.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Tuer un animal sauvage - pour le "sport" -, c'est assassiner la liberté.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Les commissaires européens, élus par personne - ni directement, ni indirectement - imposent leur politique aux élus des démocraties et ne rendent de comptes, finalement, qu'à des lobbyistes également non élus.
(Diary - "120127") ◊
Un frôlement porte parfois plus de charge émotionnelle qu'une étreinte passionnée.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Le jugement ne révèle que le point de vue de celui qui juge selon ses propres compétences et références.
(L'Amanite humanoïde) ◊
La noble dignité des vrais pauvres, humbles et silencieux, m'inspire dégoût et mépris envers tous les pleurnichards qui baignent dans le superflu et revendiquent bruyamment le droit d'en accumuler encore plus.
(Diary - "120121") ◊
Le plus insupportable lors d'une rupture non souhaitée n'est-il pas, en vérité, que quelqu'un d'autre s'arroge le droit de décider du sort de nos lendemains ?
(Diary - "120120") ◊
La société - sur base de ses conventions, critères et valeurs artificiels et arbitraires - juge et condamne sans appel celui qui a raté sa vie, le punit de ses échecs, l'écrase et l'abaisse plus bas que terre, ne lui laissant bientôt d'autre droit ou choix que de descendre jusqu'à six pieds.
(Tourments) ◊
Les rêves et l'espoir sont assassins, qui nous font prendre des vessies pour des lanternes et croire absurdement en de meilleurs lendemains.
(Diary - "120119") ◊
La plus grande force du pessimiste est que plus rien ne peut le décevoir, et tant de choses le surprendre agréablement ou merveilleusement.
(L'Amanite humanoïde) - Merci à André-Pierre Diriken pour l'inspiration ◊
Sombre !, sombre !, mais sombre donc !, pitoyable navire à la dérive, frêle esquif vermoulu, infertile arche de souvenirs, d'espoirs déçus et de rêves inassouvis. Sans lendemains, tel est ton meilleur destin !
("Tourments" et "Diary - 120117") ◊
Interaction sociale oblige, chacun serait différent - même pour une part infime - s'il ne nous avait rencontré, qui que nous soyons.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Partir sans rien laisser de personnel, pas même un enfant, c'est n'avoir pas existé.
(Tourments) ◊
Le principal effet pervers de la démocratie contraint les politiciens à fonder leur popularité sur le manque d'érudition de gens simples dont ils abusent de la naïveté et de la crédulité.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Mieux vaut croire en Dieu qu'en ses saints et ses apôtres.
Comment croire, en effet, aux valeurs chrétiennes promues par des prêtres pédophiles ou par des laïques qui ignorent les sacrements du mariage, ne pratiquent guère le respect du prochain, ne donnent l'exemple ni de la fidélité conjugale ni de l'honnêteté, ne cultivent pas plus le sens de l'honneur qu'ils ne se détournent du veau d'or, tout en vantant hypocritement le message de spiritualité, d'humanisme, d'humilité et de pauvreté, tenu jadis par le Christ ?
(Le Crachoir à venin) ◊
Les politiciens n'ont même plus besoin de nous mentir pour nous abuser à leur avantage. Les prometteuses autoroutes de l'information d'il y a quinze ans sont devenues les voies royales de la désinformation. Elles regorgent de pseudos vérités, populaires car séduisantes mais néanmoins fausses, répandues par des personnes mal informées, mal intentionnées ou militantes, qui leur
mâchent la besogne.
(L'Amanite humanoïde) ◊
L'ignorance est mère de toutes les croyances.
(L'Amanite humanoïde) ◊
C'est sans doute afin de lutter contre les dangers d'une démographie planétaire galopante que notre époque encourage les comportements sexuels à risques.
Après les grandes guerres, place aux pandémies virales...
(Le Crachoir à venin) ◊
C'est par crainte qu'on y lise leurs pensées véritables malgré eux, que les gens faux détestent qu'on les regarde dans les yeux.
Bien des regards fuyants ne s'expliquent pas autrement.
(Diary - "120110") ◊
Le perfectionnisme consiste, aussi, à mettre un point d'honneur à réussir nos échecs et nos erreurs sans le moindre espoir d'absolution.
(Tourments) ◊
L'endoctrinement transforme les idées reçues, ou imposées, en vérités intangibles.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Pour un écrivain égotique - probable pléonasme ! -, tomber dans le domaine public signifie que son œuvre intègre le patrimoine de l'humanité et que son génie singulier appartient à la postérité.
(Diary - "120109") ◊
Le mépris de la vie humaine commence par le mépris des animaux autres qu'humains.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Ce que j'écris est plus souvent le fruit de la réflexion, de l'observation et de l'expérience, qu'une profession de foi et un engagement personnels.
(Diary - "120106") ◊
Je ne vibre qu'au ressenti d'émotions fortes, tout le reste me paraît vite insipide.
(Diary - "120105") ◊
Quand on a pris goût à la solitude, mieux vaut ne point s'en détourner que la trouver insoutenable à son retour.
(Tourments) ◊
Il m'est beaucoup plus facile d'admettre un décès volontaire qu'une mort accidentelle ou naturelle, injustement subie.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Au nom de l'évolution et de la sélection naturelle, si c'est bien la nature qui fait les pédés,... c'est forcément pour les empêcher de se reproduire.
(Le Crachoir à venin) ◊
L'homme est si peu le maître de la planète qu'il en subit la loi, ballotté par l'implacable force des vents et des flots.
(L'Amanite humanoïde) ◊
L'orgie d'illuminations et de feux d'artifices privés, à l'occasion des fêtes de fin d'année, tend à démontrer que le pouvoir d'achat des classes moyennes n'est pas tant en péril qu'elles aiment le clamer.
(Diary - "120102") ◊
A Michel, à Jérôme et à Véronique, partie le 5 novembre et si vache fut-elle.
Elle fut l'unique femme de sa vie et, si elle ne lui avait fait tant de misères, il aurait aimé lui tenir la main, aux côtés de leur fils adoré, lorsque la vie s'éloignait de ce corps tant de fois aimé, emportée par cette longue et pénible maladie qu'on répugne encore à nommer cancer.
Mais leurs chemins de vie s'étaient depuis trop longtemps éloignés.
Il souffrit leur seconde séparation dans le silence de sa solitude et elle mourut soutenue par un autre que lui.
(Diary - "120101") (Première publication le 3 mars 2011) ◊
L'empreinte laissée par un amour véritable se lit dans la tristesse du regard.
(Tourments) ◊
Quand on sait que le lendemain n'apportera rien de plus ni de mieux que le jour présent et les précédents, on retarde sa venue en renonçant au sommeil.
(Diary - "111227") ◊
Après le grand amour, la vie se résume à l'attente, longtemps insatisfaite, de son renouveau ou de la délivrance éternelle.
(Tourments) ◊
Le plus lâche des suicides consiste à se laisser vivre jusqu'à ce que mort s'en suive.
(Tourments) ◊
Artiste du mensonge, la photo ne présente qu'un instant fugace, qu'il soit de rires ou de larmes, parfois mis en scène, qui ne reflète rien d'autre que lui-même. Elle voudrait pourtant nous faire croire à un état durable ou constant... et nous nous y laissons souvent prendre.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Si le chien est le meilleur ami de l'homme, il est surtout le seul ami de l'individu. Son amour et son soutien lui sont indéfectibles, dans la joie ou la tristesse, l'aisance ou l'indigence, la réussite ou la déchéance, la solidité ou la fragilité, la force ou la faiblesse. Combien d'humains n'ont-ils renoncé à la séduisante idée du suicide qu'à la faveur de cet amour-là ?
(Tourments) ◊
Nos défauts sont une sorte de grâce qui aide ceux que nous avons quittés à se passer de nous et à nous oublier.
(L'Amanite humanoïde) ◊
L'amant parti, c'est dans l'attente du suivant que la femme infidèle fait mine d'aimer son mari.
(Le Crachoir à venin) ◊
En amour, il est facile à l'homme d'avoir tout faux. Il lui suffit de confondre amour et désir.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Je n'aime pas tout le monde - très loin s'en faut ! -, mais chacun, âme noble ou vile, mérite l'amour de quelqu'un.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Les émotions polluent le raisonnement ; la raison dégrade les sentiments.
Pile et face de l'humain ne sont pas destinés à se rencontrer, sous peine de déprécier ses talents particuliers.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Ai-je tout dit de l'essentiel, ai-je bien fait, puis-je me satisfaire d'un parcours complet, raisonnablement achevé, dont je puisse ne pas avoir honte à défaut d'en être fier ?
(Diary - "111222") ◊
L'amour rend aveugle, je veux bien le croire. Ainsi, combien de parents ne voient-ils dans leurs enfants, pourtant disgracieux, gras ou obèses, que d'authentiques gravures de mode ?
L'amour, ou la bêtise, ou une santé mentale déficiente !
(Diary - "111222") & (Le Crachoir à venin) ◊
Si "mourir d'aimer" est une jolie expression, souffrir d'aimer est une réalité universelle.
(Tourments) ◊
Comme par instinct, les mères savent qui fera souffrir la chair de leur chair.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Pour s'épanouir, l'amour a autant besoin de gestes que de mots
Sans les premiers, les mots ressemblent vite à du vent ; sans les seconds, les gestes convainquent difficilement.
Ne serait-ce que par pudeur, retenir ou compter les uns et les autres assassine tout espoir de lendemains prometteurs.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Si hors du couple nouvel amour il y a, c'est que l'amour dans le couple est mort déjà.
(Tourments) ◊
Tourments de l'esprit, de l'âme et du coeur, ma vie ne serait rien sans vous... qui l'empoisonnez pourtant.
(Tourments) ◊
Évite de maltraiter mon coeur, car tu te trouves à l'intérieur.
(Diary - "111216") ◊
A l'absence volontaire, on ne peut rien opposer que le silence.
Comme la vie est bien faite, puisque c'est justement là tout ce qu'elle mérite.
(Tourments) ◊
L'auto-dérision sarcastique et l'humour noir sont politesses du désespoir.
(Tourments) ◊
Si la vie ne peut offrir le bonheur et n'accorde que des moments de bonheur, autant les vivre passionnément.
(Tourments) ◊
Chaque peuple doit souffrir son lot de criminels et de délinquants ; aucun ne devrait se sentir obligé - moralement ou légalement - d'admettre ceux d'importation et de les traiter avec égards.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Il n'est de vices qu'aux yeux de qui s'est d'abord forgé des principes vertueux.
(L'Amanite humanoïde) - Merci à Fred Havard pour l'inspiration ◊
Chassez ces pauvres de ma vue ! Ils pourraient donner mauvaise conscience à mes jérémiades, moi qui suis moins riche que ceux que j'envie...
(L'Amanite humanoïde) - Merci à Didier Reuter pour l'inspiration ◊
Rien ne justifie plus notre existence que ce que nous y réalisons. Autant en conserver quelques souvenirs et en cultiver quelque fierté.
(L'Amanite humanoïde) ◊
La confiance en soi est une forme d'espérance car elle nous surestime toujours.
(L'Amanite humanoïde) ◊
J'aime encore bien ces drôles d'oiseaux venus d'ailleurs, mais d'Aras point trop ne m'en faut.
(Le Crachoir à venin) ◊
Hors l'espérance, rien de grand n'est possible à l'homme conscient de ses limites.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Parler parce qu'on a quelque chose à dire et non parce qu'on a le droit de dire quelque chose, voilà un bon usage de l'intelligence.
(Diary - "111206") ◊
Trop souvent priver l'autre de notre présence finit par lui procurer le goût plaisant de notre absence.
(Tourments) ◊
S'ils étaient en pleine possession de leurs facultés intellectuelles, les conjoints trompés n'ignoreraient pas que seul l'infidèle mérite sanctions ou rétorsion, et non la maîtresse ou l'amant qui n'a jamais pris le moindre engagement moral ou légal envers eux et dont ils font pourtant les premières cibles de leur colère.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Les citoyens devraient comprendre, et les politiciens se rappeler, que la politique n'est pas un métier, ni un plan de carrière, mais l'honneur fait à quelques uns d'exercer une fonction représentative de tous.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Une seule phrase peut faire la condamnation sans appel de quiconque, fut-il le plus innocent. Servez-vous, je vous offre une pléthore de munitions suffisantes pour m'exécuter en place publique...
(Diary - "111205") ◊
Nous sommes tous des docteurs Frankenstein, esclaves et victimes de notre propre créature monstrueuse : l'argent.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Plus grand monde ne veut aujourd'hui croire en Dieu, mais beaucoup s'obstinent à croire en l'existence du bonheur et de l'amour éternel, combien plus improbables encore...
(L'Amanite humanoïde) ◊
En matière de compliments, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même. Tel est le leitmotiv de ceux qui s'y entendent à merveille, usant et abusant de ce qui semble être leur unique talent.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Au bout d'un jour de dur labeur, le corps épuisé, c'est avec délectation que nous goûtons au sommeil ; au bout d'une vie parfois courte mais toujours lourde d'épreuves, le corps las et l'esprit fatigué, il n'est que juste d'aspirer au sommeil éternel.
(L'Amanite humanoïde) ◊
J'aimerais ne plus voir personne, souvent, mais sans vie sociale qui donc peut survivre longtemps ?
(Diary - "111127") ◊
Souvent, nos bons sentiments ne sont que de vaines et belles déclarations d'intentions à l'unique effet de nous faire valoir. A nos propres yeux ou à ceux d'autrui.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Un enfant se souviendra toute sa vie de ce que tu lui as appris, mais il oubliera très vite ce que tu lui as offert.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Qu'est-ce que l'âme, sinon un cerveau magnifié par les sentiments et les émotions ?
(L'Amanite humanoïde) ◊
Il est nombre de gens - compagne, compagnon, amie ou ami -, habiles et obstinés manipulateurs, qui s'évertuent à couper l'autre de toutes ses relations affectives et sociales afin de se le garder exclusivement et d'exercer bientôt, sur elle ou sur lui, un pouvoir absolu, totalitaire, liberticide et décérébrant.
Méfions-nous en comme de la pire des pestes, que la vigilance préserve notre lucidité.
(Diary - "111123") ◊
Toujours compliquée, la condition de maîtresse ou d'amant est porteuse de frustrations parmi les plus insoutenables.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Menacé par aucun prédateur naturel, l'homme est l'unique animal, irresponsable et proliférant, qui nuise constamment, durablement - et trop souvent volontairement - à l'écosystème planétaire. Il démontre à chaque instant être, bel et bien, cette vermine de la Terre que Malraux condamnait sans appel.
(L'Amanite humanoïde) ◊
On est d'abord séduit par l'aspect, les apparences et le physique d'une personne, mais on ne s'y attache que par ses qualités imperceptibles à l'oeil : son intelligence, sa grandeur d'âme, son instruction, sa mentalité et ses comportements intimes et affectifs.
(L'Amanite humanoïde) ◊
L'austérité, c'est quand la finance internationale contraint les élus à appauvrir le peuple pour enrichir les banques.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Ce sont ses capacités cérébrales qui distinguent l'homme du singe. Qui néglige d'enrichir son cerveau - d'en faire bon usage et de le cultiver - reste au stade primaire des hominidés.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Tourne-toi vers le passé, s'y trouve ta vie ; tourne-toi vers l'avenir, s'y trouve ta mort.
(Tourments) ◊
Bien des gens ne conçoivent le monde que selon leur propre intérêt.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Un amour qui recherche ta présence selon ses humeurs, et non ses sentiments, ne t'aime évidemment pas.
(Diary - "111119") ◊
Mieux vaut être seul à n'attendre personne, qu'impatient de revoir qui préfère la compagnie des autres à la tienne.
(Diary - "111118") ◊
Sans aucune illusion sur la pertinence du régime démocratique, je ne tolèrerai pourtant sa fin qu'à l'unique condition que la majorité des gens en ait le souhait et l'exprime clairement par la voie des urnes.
(Diary - "111118") ◊
Chaque plaisir, petit ou grand, suffit à illuminer le jour présent pourvu qu'on ne l'ignore pas ou que notre attention ne lui préfère du même jour les seuls tracas.
(L'Amanite humanoïde) - Merci à la muse Christine Mortel ◊
Qui joue de toi, se moque de toi.
(Diary - "111117") ◊
Quand un nouvel amour se présente, je m'abandonne immanquablement corps et âme à la passion, même si entre deux émotions du coeur je me raisonne et m'interdis toujours d'y goûter à nouveau et de m'infliger ses inévitables douloureux lendemains.
(Diary - "111116") ◊
Une pléthore de gens ont les idées à gauche et le portefeuille à droite. Je dois être un des rares spécimens dont les idées sont à droite mais le coeur et le portefeuille, toujours vide et malgré tout généreux, à gauche.
(Diary - "111114") ◊
A Michel, à Jérôme et à Véronique, partie ce jour et si vache fut-elle.
Elle fut l'unique femme de sa vie et, si elle ne lui avait fait tant de misères, il aurait aimé lui tenir la main, aux côtés de leur fils adoré, lorsque la vie s'éloignait de ce corps tant de fois aimé, emportée par cette longue et pénible maladie qu'on répugne encore à nommer cancer.
Mais leurs chemins de vie s'étaient depuis trop longtemps éloignés.
Il souffrit leur seconde séparation dans le silence de sa solitude et elle mourut soutenue par un autre que lui.
(Diary "111105" -
Impudeurs) (Première publication le 3 mars 2011) ◊
Hormis la souffrance, rien n'est grave dans l'existence. Pas même la mort.
(Tourments) ◊
C'est une vérité universelle et intemporelle que l'épanouissement personnel de l'individu passe plus sûrement par son équilibre psychoaffectif et sexuel que par son statut économique ou son image sociale.
(L'Amanite humanoïde) ◊
"Tuer ceux qu'on ne peut soumettre ou rallier", telle est la devise de la barbarie.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Esseulé sur un quai de gare lugubre, patient mais pitoyable et pathétique, le désespéré passif attend ce train qui tarde trop à venir, celui de son dernier voyage.
(Tourments) ◊
Toute décision radicale engage l'avenir sans espoir de retour. On comprend mieux que l'hésitation gouverne tant de vies.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Il est erroné de soutenir que les hommes pensent avec leur sexe. Que celui-ci motive nombre de leurs actes est indéniable, mais il n'en est pas moins vrai que la quasi totalité des philosophes sont de sexe masculin. Et même les très rares femmes qui s'adonnent à cette discipline intellectuelle ont, pour l'essentiel, des allures souvent très masculines.
Si l'homme pense, la femme préfère généralement compter.
(L'Amanite humanoïde) ◊
La naissance est promesse de souffrances, le décès libère des affres de l'existence. Pleurons les nouveaux-nés, non les défunts.
(Tourments) ◊
Parler d'amour à quelqu'un qu'on n'aime plus, parce qu'il souffre, n'est pas la dernière preuve d'amour mais la première du mépris qu'il nous inspire désormais.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Quand une femme évoque la beauté intérieure d'un homme, c'est évidemment à sa situation financière qu'elle pense.
(Le Crachoir à venin) ◊
La certitude que sa mort se rapproche inexorablement est l'unique saveur que la vie puisse encore offrir au malheureux sans espoir.
(Tourments) ◊
Nous n'appréhendons la mort que selon notre qualité de vie.
(Tourments) ◊
Nulle part on ne peut être mieux et plus en droit de régner en maître que chez soi, c'est-à-dire aux lieux de nos racines.
(L'Amanite humanoïde) ◊
L'ignorance et le mépris sont toujours les meilleures réponses à l'arrogance d'insignifiants détracteurs.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Le grand danger pour l'ironie est d'être perçue comme une affirmation sans détours plutôt qu'un trait d'humour ou de moquerie sur fond de vérité.
(L'Amanite humanoïde) ◊
La liberté doit être vécue non comme un droit, mais comme une responsabilité. Son plein exercice engage des conséquences qu'il nous faut estimer correctement et assumer sans jérémiades.
(L'Amanite humanoïde) ◊
L'omnipotence des bourses et de la spéculation a fait de l'homme un serviteur de cet argent qui devait lui faciliter la vie.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Comme les enfants ne dirigent pas une famille respectable, il n'appartient pas à un peuple uniquement soucieux d'intérêts, de caprices et de privilèges égoïstes de diriger une nation.
(L'Amanite humanoïde) ◊
L'anarchisme conduit au règne absolu des égoïsmes et à la restauration finale de l'ordre par un pouvoir tyrannique.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Le mépris de ceux qu'on aime nous fait détester jusqu'à nos sentiments, et parfois nous-mêmes.
(Tourments) ◊
Coup de cœur et crise cardiaque, j'ai connu les deux ; si chacun nous laisse meurtri, c'est du coup de foudre dont le cœur souffre le plus et se remet le moins bien.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Je ne suis pas rancunier, ce sont mes blessures qui ont la mémoire longue, tenace et implacable.
(Tourments) ◊
Si vous êtes bien le modèle de tolérance que vous vantez, tolérez donc mon intolérance !
(L'Amanite humanoïde) ◊
Baignées d'insouciance et de nombrilisme futile au présent, certaines gens ne sont capables d'aimer que ce qu'elles ont perdu.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Intellectuellement actif, j'essaye toujours de comprendre mieux et d'en savoir plus ; ma curiosité dérange les esprits endormis ou moribonds.
(Diary - "111027") ◊
Quand on a tout dit, tout fait et tout donné pour démontrer la qualité de nos sentiments, il n'appartient plus qu'à l'autre d'en faire autant pour assurer le règne d'un amour lumineux.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Le mari et l'amant ont en commun l'infidélité de leur élue.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Les amours extraconjugales secrètes sont plus adroites encore que la jalousie pour nous ronger d'inquiétude et de souffrances silencieuses.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Les mensonges répétés ôtent tout crédit au menteur, même lorsqu'il dit la vérité.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Le sida est arrivé et s'est propagé par les vices des pédés dégénérés, des bisexuels pervers et de ces épaves de drogués, puantes raclures de notre espèce.
Coupables de crimes contre l'humanité, c'est pourtant alors qu'ils ont gagné l'impunité et le statut scandaleux de minorités protégées.
(Le Crachoir à venin) ◊
Démocratie : droit pour le peuple d'élire le personnel politique qui fonctionne sous l'influence permanente du pouvoir économique, des groupes de pression et de lobbies non élus.
(L'Amanite humanoïde) ◊
La jalousie révèle le plus souvent un manque de confiance en soi, mais surtout une belle humilité et un douloureux réalisme.
Serions-nous donc si exceptionnel pour qu'aucun autre ne soit capable de séduire celle dont notre cœur est captif ?
(L'Amanite humanoïde) - Merci à Fred Havard pour l'inspiration ◊
Je ne conçois pas d'aimer sans me donner entièrement et exclusivement... et j'attends de l'autre qu'il (elle, en l'occurrence) en fasse autant. Cette conception, hélas, comprend son revers comme toute médaille, et celui-ci se nomme jalousie.
(L'Amanite humanoïde) - Merci à Didier Reuter pour l'inspiration ◊
Dans l'intimité, une belle femme uniquement vêtue d'une goutte de Chanel n° 5 est, à mes yeux, l'incarnation suprême de l'élégance et du raffinement.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Si souvent on n'aime pas assez, jamais on n'aime trop.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Un acte de mariage n'est pas un acte de propriété puisque les gens ne sont pas des choses.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Comme tout le monde j'aime l'argent, mais sous aucun prétexte je ne vendrais mon âme afin d'en disposer.
(Diary - "111016") ◊
Les bonnes compagnies sont un bienfait de l'existence ; elles ne nous coûtent que lorsqu'il nous faut les quitter.
(L'Amanite humanoïde) - Merci à la muse Christine Mortel ◊
Dormir, penser, manger, communiquer et faire l'amour, c'est la nuit que nous goûtons le mieux à nos plus grands plaisirs, alors libérés du carcan de nos blocages psychologiques et des règles aliénantes de la société qui nous façonne dans son unique intérêt.
(L'Amanite humanoïde) ◊
La vie comporte deux grands mystères fascinants, deux défis à l'esprit : l'amour et la mort. Tout le reste ne vise qu'à nous en distraire.
(L'Amanite humanoïde) ◊
La mort fait peur ! C'est là pourquoi l'idée du suicide choque et scandalise tant de gens, alors confrontés à cette finitude de l'être qu'ils s'emploient, avec soin, à oublier ou nier chaque jour.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Vanter la vie face à celui qui endure la sienne comme un calvaire est-il plus louable que comprendre et accepter son souhait d'en finir, de disposer de son droit inaliénable à l'autodétermination ?
(L'Amanite humanoïde) ◊
Sauver quelqu'un du suicide revient à le condamner à poursuivre une existence qui le torture, à lui faire du mal en prétendant songer à son bien.
(Tourments) ◊
En amour comme en amitié, qui ne donne tout ne donne rien.
(L'Amanite humanoïde) ◊
En politique, les girouettes ne se fixent jamais, tant les vents venus des sondages soufflent en tous sens.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Paraître est l'obsession - et parfois le talent - des gens désarmés pour briller autrement.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Lutter contre les risques de crise cardiaque revient à augmenter nos chances de mourir d'une maladie longue et pénible.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Tradition oratoire de la gauche, la démagogie vante à chacun la primauté absolue de ses droits en occultant ses devoirs ; discours simpliste de la droite, le populisme stigmatise ceux qu'il accuse d'être la source de tous nos maux.
(L'Amanite humanoïde) ◊
L'esprit de contradiction est l'unique outil intellectuel de ceux qui ne peuvent penser par eux-mêmes. Ils n'ont d'idées qu'a contrario des autres.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Mes sentiments sont doux et nobles, mes pensées sont rudes. Sans doute les secondes me protègent-elles des premiers.
(Tourments) - Merci à la muse Christine Mortel ◊
L'extrême droite puise son électorat dans les couches opposées de la société. Parmi les moins instruits qui ne pensent qu'avec leurs tripes et leurs instincts primaires, d'une part, auprès des plus instruits qui ne cultivent plus la moindre illusion sur la classe politique et le système démocratique, d'autre part.
(L'Amanite humanoïde) ◊
Une jeune et belle femme, qui traverse et illumine la noirceur et les décombres encore fumants des épreuves de votre coeur, telle une étoile filante, est une occasion inespérée de formuler un voeu précieux.
(Diary - "110907") ◊
Il n'est pire laideur féminine que sous l'emprise de l'alcool ou de la haine.
(Diary - "110905") ◊
Vénales et cupides, les femmes quelconques sont à vendre, pourvu qu'on en connaisse le prix et la monnaie qui trouve grâce à leurs yeux.
(Diary - "110922") ◊
Étrangères à la raison, les professions de foi du coeur ne relèvent pas de l'intelligence.
(Chapitre 48) ◊
La violence physique est le langage et la force des faibles d'esprit.
(Diary - "110904") ◊
Imaginons un instant que chaque humain ne parle plus que de ses domaines d'expertise, de ce qu'il connaît vraiment. Quel calme, quel silence, quel paradis !
(Diary - "110903") ◊
Passer sa vie à regretter un amour perdu prouve que l'on a aimé vraiment et que notre existence ne fut pas totalement vaine.
(Diary - "110901") ◊
Le socialisme, qui n'ambitionne plus que d'accroître le pouvoir d'achat des masses, est devenu le plus grand défenseur de la société de consommation et de l'économie libérale qui l'organise.
(Chapitre 48) ◊
Souviens-toi de tes erreurs, et la clémence guidera tes jugements.
(Chapitre 48) ◊
Au-delà de l'apogée de la vie, nous ne vivons rien que nous n'ayons déjà vécu, à quelques variantes près, plus souvent en pire qu'en mieux.
(Chapitre 48) ◊
Dieu est un puissant espoir pour ces rêves que l'on est incapable d'atteindre par soi-même.
(Chapitre 48) ◊
J'ai connu tant de belles choses dans la première partie de ma vie d'adulte, jusques et y compris Catherine, et si peu ensuite, que je ressens douloureusement ce qu'est le déclin d'un être dont la vie n'est plus qu'un interminable cheminement, sans joie ni enthousiasme, vers son terme libérateur.
(Diary - "110828") ◊
"Celui qui ignore le passé est condamné à le revivre."
Ce louable enseignement se délite hélas entre l'émetteur et un récepteur toujours enclin à simplifier ce qu'il entend.
Ainsi crie-t-on "au facho !" ou "au nazi !" dès qu'un mot ou une idée déroge au laxisme de la pensée unique, mais a-t-on laissé se perpétrer - sans gêne et sans honte - les génocides rwandais et yougoslave.
(Chapitre 48) ◊
Grâce au web et à l'orthographe des internautes, on dispose désormais d'un excellent baromètre de la qualité de l'enseignement et de la compétence des maîtres des écoles et autres instituteurs.
Si les fondations de l'expression écrite ne sont pas solidement ancrées, les subtilités du langage et du vocabulaire échapperont toujours à nos jeunes - et parfois moins jeunes -, mettant durablement en péril la qualité de la communication entre les individus.
(Diary - "110826") ◊
Ne craignons pas la mort, la vie n'est qu'un purgatoire.
(Chapitre 48) ◊
Il n'est pas de bonheur sans obstacles à franchir, ni contraintes à endurer. Il se mérite.
(Chapitre 48) ◊
Toujours et partout, l'islam promeut - sans concession - les droits de l'homme... sur la femme !
(Diary - "110824") ◊
Il y a plus de sauvages sur nos routes que dans les forêts équatoriales.
(Diary - "110820") ◊
Que peut-on reprocher à quelqu'un qu'on ne parvient pas à aimer selon son mérite, sinon de n'être pas celui ou celle qu'on a tant aimé jadis ?
(Chapitre 48) ◊
Le métier des policiers est la protection de la population. Lorsqu'ils ferment les yeux sur une infraction ou un délit, ils s'en rendent complices, encouragent sa reproduction et mettent en péril la sécurité d'autrui. Faute grave, à sanctionner sans réserve !
(Diary - "110818") ◊
L'intolérance de l'athéisme ressemble à s'y méprendre à celle des pires époques de chaque religion.
(Diary - "110816") ◊
Aimer ses enfants, c'est les préparer aux exigences et à la dureté de la vie et non les en préserver.
(Chapitre 48) ◊
Même après un divorce haineux, la souffrance de l'autre face à la maladie et à la mort ne devrait inspirer que la compassion.
(Chapitre 48) ◊
Lorsque le deuil vous frappe, il est toujours de petites gens qui ne viennent à vous que pour mieux vous parler d'eux-mêmes.
(Chapitre 48) ◊
Les personnes viles, bêtes et méchantes, prennent pour de l'humour ce qui n'est que de la moquerie, parfaite expression du mépris d'autrui.
(Chapitre 48) ◊
Il paraît que je ne sais pas rire, que je ne sais pas m'amuser. Mais voyez-vous en ce monde quelque chose qui - sans se voiler la face - prête plus à rire qu'à pleurer ?
(Diary - "110801") ◊
Il est excessif de parler d'Histoire de Belgique lorsqu'on prend conscience que nos grands-parents ou nos arrière-grands-parents - que l'on a parfois eu la chance de connaître - sont nés alors que ce pays n'était que balbutiant. C'était hier.
(Diary - "110721") ◊
Le plus sûr et rapide moyen d'appauvrir une nation est encore d'ouvrir ses bras et ses portes à toutes les misères du monde.
(Chapitre 48) ◊
La seule constante de l'humanité réside dans l'inconstance de ses valeurs.
(Chapitre 48) ◊
Les géniteurs qui négligent d'éduquer leur progéniture avec rigueur sont indignes de la qualité de parents.
(Diary - "110718") ◊
On ne meurt pas de la maladie, on meurt de la vie qui est l'unique condition universelle de la mort.
(Diary - "110715") ◊
Si les citoyens étaient convenablement instruits, les politiciens n'auraient plus à les séduire mais uniquement à les convaincre.
(Chapitre 48) ◊
Les libertés individuelles n'accordent pas le droit de nuire à la quiétude d'autrui.
(Diary - "110712") ◊
Les mots organisent la pensée, et pense de travers qui ne maîtrise le vocabulaire.
(Chapitre 48) ◊
Il est absurde de demander au citoyen de voter pour l'intérêt général, lorsque rien ne le meut que son intérêt particulier.
(Chapitre 48) ◊
La liberté se paye des deux plus grands maux de l'humanité : la pauvreté et la solitude.
(Chapitre 48) ◊
Pour réussir dans la vie, il faut savoir se vendre. C'est exactement ce que me disait récemment une prostituée...
(Chapitre 48) ◊
Il est des criminels dont la vie est une injure à l'humanité.
(Chapitre 48) ◊
Les opinions sont filles de nos émotions, au contraire de nos pensées qui s'en émancipent par la réflexion et la raison froides.
(Chapitre 48) ◊
La solitude est l'occasion de sympathiser ou d'apprivoiser le seul être à qui nous confions aveuglément notre vie.
(Diary - "110628") ◊
Les ignorants qui refusent d'apprendre pourraient bien être le chaînon manquant entre le singe et l'homme.
(Diary - "110626") ◊
La musique n'est que du bruit destiné à nous vider l'esprit. En cela réside peut-être sa grande popularité.
(Diary - "110619") ◊
Les personnes qui cherchent à nous faire souffrir parce qu'on les a quittées ne réussissent qu'à nous conforter dans nos choix et décisions.
(Diary - "110615") ◊
L'élévation sociale par l'argent ne profite qu'aux apparences, car on ne vole jamais beaucoup plus haut que l'éducation qu'on a reçue.
(Diary - "110610") ◊
La bonne orthographe est la politesse du langage écrit.
(Chapitre 48) ◊
Les petits esprits d'aujourd'hui s'enorgueillissent volontiers de juger les grands esprits d'antan.
(Chapitre 48) ◊
La confiance d'autrui est parfois difficile à gagner, mais toujours facile à perdre.
(Diary - "110609") ◊
Les chagrins d'amour sont d'une grande volupté pour qui aime exhiber ses larmes et attirer la compassion.
(Chapitre 48) ◊
Aimer ou haïr, la passion ne fait rien à moitié.
(Chapitre 48) ◊
Quand ils ne vous libèrent pas, les lendemains de l'amour vous font otages de vos souvenirs.
(Chapitre 48) ◊
Aux yeux de bien des gens, il suffit de penser un peu pour penser déjà trop.
(Diary - "110609") ◊
On est toujours pathétique quand on aime à sens unique.
(Chapitre 48) ◊
La bêtise n'est supportable qu'accompagnée du charme et de la séduction.
(Chapitre 48) ◊
Les politiques visionnaires sont des intellectuels, pas des comptables aux ordres de lobbies économiques.
(Chapitre 48) ◊
Le très bas peuple n'est pas demandeur d'instruction, il n'exige que droits et privilèges.
(Chapitre 48) ◊
Si la joie et le plaisir sont les garants du bonheur, préservons les ignorants de la connaissance et des outils qui condamnent à la réflexion, toujours porteuse de morosité.
(Diary - "110606") ◊
Certains silences sont plus assourdissants que les plus violents tonnerres.
(Diary - "110605") ◊
Sans gestes d'affection et de tendresse, le fragile sentiment d'amour devient très délicat à cultiver.
(Diary - "110603") ◊
Un faisceau de présomptions convergentes ne fait pas preuve, mais il suffit à troubler en profondeur un coeur amoureux.
(Diary - "110531") ◊
Les yeux dans les yeux, c'est par le regard des amoureux que leurs âmes communiquent et s'explorent.
(Chapitre
48) ◊
L'amour unit deux êtres lorsqu'ils se regardent avec les mêmes étoiles dans les yeux.
(Chapitre 48) ◊
J'ai fait ce que j'avais à faire, j'ai dit ce que j'avais à dire, que le monde et chacun fassent donc ce qu'ils font le mieux : se passer de moi.
(Diary - "110513") ◊
L'amour pardonne beaucoup, presque tout.
(Chapitre 48) ◊
Il n'est pas de couple épanoui sans sexualité épanouie.
(Chapitre 48) ◊
Quand on aime vraiment,
chaque baiser, chaque caresse est une déclaration d'amour, un acte d'amour plus fort et plus vrai que la copulation.
(Diary - "110507") ◊
A lui seul, chaque humain est un tribunal inquisitoire qui juge et condamne, sans appel, chaque autre sous l'unique autorité de ses préjugés.
(Chapitre 48) ◊
L'amant est toujours bien bête, qui veut voir l'amour là où ne règnent que vengeance et revanche.
(Chapitre 48) ◊
L'homme dont le coeur reste ancré dans son passé est une proie exigeante pour la femme amoureuse.
(Chapitre 48) ◊
Dès qu'on ouvre son coeur, s'y engouffrent vents et tornades, vivifiants ou dévastateurs.
(Diary - "110424") ◊
Pourquoi t'écrirais-je un livre puisque tu es le roman de mon coeur et que celui-là s'écrit tout seul.
(Diary - "110422") ◊
Tout bonheur que l'on reporte risque de ne jamais voir le jour.
(Chapitre 48) ◊
La somme des intérêts individuels nuit à l'intérêt général.
(Chapitre 48) ◊
Les mots, communs à tous, sont impuissants à dire un sentiment unique, à décrire un amour sans pareil.
(Diary - "110419") ◊
Que serions-nous sans l'argent, sinon de vulgaires animaux s'échangeant leurs services et leurs talents sans le moindre esprit de lucre...
(Diary - "110416") ◊
S'il est agréable d'être aimé ou d'aimer, l'être par la personne que vous aimez est si rare que s'en détourner serait pure folie.
(Diary - "110416") ◊
Pensée pour ceux qui sont partis trop tôt et ont laissés désemparés ceux qui les aiment plus que tout. D'un amour que pas même la mort ne peut vaincre, un amour que le souvenir ne fait qu'accroître, plus fort, plus puissant, qui tenaille le cœur à jamais.
(Diary - "110413") - Merci à Jenny et à Michel ◊
Le matérialiste ne réfléchit pas plus loin que le bout de son portefeuille.
(Chapitre 48) ◊
Lorsque ton cœur et ton esprit se contredisent, distingue les clairement et choisis celui que tu écouteras. Si ton esprit l'emporte, longtemps ton cœur saignera ; si ton cœur te convainc, très vite ton esprit s'adaptera.
(Diary - "110414") ◊
S'il n'y avait les disputes, que saurions-nous de l'ardeur des réconciliations ?
(Diary - "110413") ◊
L'humain est dominé par son cerveau et ses sentiments, la bête obéit à ses instincts. Les hommes et les femmes soumis à leurs instincts n'ont pas évolué jusqu'au stade de l'humain.
(Diary - "110412") ◊
Mais pourquoi les femmes critiquent-elles tant les hommes ? Nous ne sommes pourtant que ce qu'elles nous font. Tant nos mères que nos petites amies ou nos épouses induisent tous nos comportements afin que nous gagnions leur amour, que nous les séduisions et les méritions. Ce sont elles qui nous éduquent, nous façonnent et nous font éclore.
(Diary - "110411") ◊
La paix est le plus sournois des crimes contre l'humanité. Avec la fin des grandes guerres, l'homme a cessé d'être son propre prédateur, il prolifère à l'excès et ruine les ressources naturelles de la planète. Sous peu, des milliards d'hommes, de femmes et d'enfants ne vivront que pour connaître l'agonie de la famine.
(Diary - "110410") ◊
Après avoir connu tant de femmes pour m'ouvrir les yeux, j'aimerais rencontrer enfin celle qui me les fermera.
(Diary - "110408") ◊
On ne fait rien de sa vie dès lors qu'on la consacre à faire ce que d'autres feraient tout aussi bien.
(Diary - "110403") ◊
Tant de gens se disent préoccupés par la santé de la planète mais passent leurs vacances aux antipodes, ou moins loin, mais toujours à grands coups de kérosène... Cohérence, dites-vous ?
(Diary - "110407") ◊
Aujourd'hui, on parle de cul tant qu'on veut ; mais parler de sentiments paraît vite indécent.
(Chapitre 48) ◊
La vie n'est jamais aussi simple et facile qu'on aimerait, en cela résident tant son drame que sa richesse.
(Chapitre 48) ◊
On fait du charme quand on veut plaire, on drague quand on veut conclure.
(Chapitre 48) ◊
La démocratie ne vaut guère plus que le pathétique spectacle d'une famille dirigée par ses enfants, égoïstes, versatiles et immatures.
(Chapitre 48) ◊
Rien ne semble plus éternel qu'un amour perdu.
(Chapitre 48) ◊
Qu'est-ce que le bon sens, sinon la raison qui se conforme à l'ordre établi ?
(Diary - "110331") ◊
N'oublie jamais de paraître con, cela fait tellement plaisir aux plus cons que toi.
(Diary - "110330") ◊
Au plus vite, ôte-toi de l'esprit l'illusion de pouvoir changer les gens. On s'en accommode ou pas, c'est tout !
(Chapitre 48) ◊
Lorsqu'une femme comprend mieux un homme que lui-même, elle ne peut être qu'amoureuse.
(Diary - "110328") ◊
Habituellement, les extrêmes se rejoignent en produisant des effets similaires.
Ainsi, un QI faible et un élevé engendrent souvent l'exclusion sociale et d'importants désordres psychoaffectifs.
(Diary - "110327") ◊
L'imbécile est celui qui n'apprend rien de ses erreurs et les répète.
(Chapitre 48) ◊
Au coeur de chaque prostituée vit d'abord une femme aussi respectable que n'importe quelle autre, sinon plus. Plus, en tout cas, que les femmes hypocritement vertueuses qui n'épousent que des comptes en banque.
(Diary - "110322") ◊
Que la femme soit l'égale de l'homme ne fait plus douter quiconque d'un peu sensé. C'est une évidence indiscutable. Mais qu'il lui ait fallu 6.000 ans pour en prendre conscience peut laisser planer comme un doute...
(Le Crachoir à venin & Diary - "110322") ◊
L'être humain aime ignorer que sa mort est inéluctable, qu'elle peut le frapper à tout âge et qu'elle n'éprouvera, au mieux, que certains de ses proches, faisant de lui une statistique insignifiante aux yeux du reste du monde.
(Diary - "110321") ◊
Bien des braves gens ne s'émeuvent d'événements dramatiques qu'à condition que les media leur montrent des enfants en péril. Qu'il en meure chaque jour des dizaines de milliers, loin des media, ne trouble pourtant guère leur quotidien.
(Diary - "110320") ◊
Aucun humain n'est innocent. Même le bébé d'une heure est coupable des souffrances de la grossesse et de l'accouchement de sa mère, ou de l'impact sur autrui de ses hurlements stridents.
(Diary - "110320") ◊
Gouvernée par des tricheurs et des menteurs, la police verbalise peu et rechigne à enregistrer trop de plaintes, afin de produire des statistiques faisant passer l'insécurité pour un "sentiment d'insécurité" que ne confirment pas les chiffres.
(Diary - "110319") ◊
L'amour peut se reconnaître lorsque d'un seul sourire naît l'ensoleillement d'un jour ou de plusieurs.
(Chapitre 48) ◊
Qu'est-ce qu'une plante d'intérieur sinon un bout de nature en captivité ?
(Chapitre 48) ◊
La répression se révèle souvent la meilleure des préventions.
(Diary - "110318") ◊
Sommes-nous là pour comprendre la vie ou pour la vivre ?
(Chapitre 48) ◊
Si la science a inventé et fait progresser la médecine afin de retarder nos morts inéluctables, elle a aussi fait évoluer le lance-pierres vers la bombe atomique ou prétendu dompter la fission et la fusion nucléaires.
Définitivement, le bilan n'est pas en son honneur et nulle fierté ne peut l'habiter.
(Diary - "110317") ◊
Il est toujours amusant ou consternant d'entendre un ignorant critiquer, juger et contester Voltaire, Hugo ou Rousseau, entre autres.
Les grand esprits n'ont pas attendu le jugement des petits pour gagner l'immortalité.
(Diary - "110317") ◊
Beaucoup de gens ne semblent concevoir le compromis qu'en abandonnant vingt-cinq pourcents de leurs positions, pour autant que leur contradicteur renonce à soixante-quinze pourcents des siennes.
(Diary - "110317") ◊
L'amour fait toujours souffrir. L'un, l'autre ou chacun. On accepte pourtant d'y croire encore. Par goût de l'amour ou par goût de la souffrance ?
(Diary - "110316") ◊
Nous choisissons nos vices, mais pas leurs conséquences.
(Chapitre 48) ◊
La vie est vanité, la mort est néant.
Les subterfuges qui sauvent notre esprit de la folie se nomment ego et au-delà.
(Diary - "110315") ◊
Tant que l'Homme s'estimera supérieur à la Nature, son arrogance en subira les foudres jusqu'à l'humilité ou jusqu'à la mort.
(Diary - "110314") ◊
Je ne veux pas n'être qu'aimé de vous, ni même préféré, je veux vous être unique et incomparable.
(Diary - "110314") ◊
Ce qui parle à nos sens n'est qu'animal, le coeur et l'esprit seuls font l'humain.
(Chapitre 48) ◊
Peut-être faut-il craindre la mort pour aimer la vie.
(Diary - "110313") ◊
Tant que le vécu de deux amants n'appartient qu'à eux, il n'en est que plus précieux.
(Chapitre 48) ◊
La politique est éminemment agitatrice de testostérone.
(Diary - "110309") ◊
Celui dont les valeurs encouragent l'oppression de la femme n'a pas place dans un pays de libertés et d'égalité !
(Diary - "110311") ◊
Là où le fric coule à flots, morale, éthique et vertu ne sont que des mots obscurs et sans intérêt.
(Diary - "110311") ◊
En règle générale, les manifestations démontrent surtout la force mobilisatrice des partis d'opposition qui disposent pourtant d'hémicycles parlementaires pour faire valoir leurs considérations.
La manif tente de manipuler les médias afin d'influencer l'opinion publique. Une manipulation finalement bien plus subtile qu'il pourrait y paraître au premier abord, un début d'ersatz de coup de force, quoi.
(Chapitre 48) ◊
Pour tout amour, le danger vient du monde. Si, parfois, l'explosif se trouve parmi les amants, la mèche ne s'allume que de l'extérieur du couple.
(Diary - "110308") ◊
La société formate les gens selon ses besoins. Tout comme en informatique, formater veut bien dire effacer les données anciennes au profit de nouvelles. Autrement dit, il s'agit là d'un lavage de cerveau.
(Diary - "110306") ◊
Civisme. Respect d'autrui garanti par celui de l'ordre et des lois.
(Chapitre 48) ◊
La preuve que l'être humain n'apprend rien de la vie, c'est qu'il en reste encore pour croire en l'amour éternel.
(Chapitre 48) ◊
Un ego surdimensionné s'accompagne souvent d'une intelligence limitée et, parfois, d'un charisme extraordinaire. Gourous et dictateurs en témoignent chaque jour.
(Diary - "110305") ◊
Si Dieu existe, il ne peut exercer de pouvoir que sur les seuls produits de l'univers, dont la nature et les hommes, mais en aucun cas sur les créations humaines qui lui sont étrangères.
(Diary - "110305") ◊
J'aimerais tant vivre dans une bulle, à l'abri du monde des autres et de mes angoisses...
(Diary - "110305") ◊
Les âmes secrètement sales et noires font des gens souvent obsédés par la propreté.
(Chapitre 48) ◊
Les racistes sont des imbéciles, sinon pourquoi la plupart d'entre eux voteraient quand même socialiste, à l'encontre leurs préjugés ?
(Diary - "110305") ◊
A commencer par le travail et la consommation, tout dans notre société vise à occuper notre temps pour nous empêcher de penser et de réfléchir. Il en va de sa propre survie.
(Diary - "110304") ◊
L'humour belge, imprégné d'autodérision et de surréalisme, commence dès la devise du pays : "L'Union fait la force". On n'a pas trouvé mieux que les Belges pour se foutre d'eux-mêmes.
(Diary - "110303") ◊
Elle fut l'unique femme de sa vie et, si elle ne lui avait fait tant de misères, il aurait aimé lui tenir la main, aux côtés de leur fils adoré, lorsque la vie s'éloignait de ce corps tant de fois aimé, emportée par cette longue et pénible maladie qu'on répugne encore à nommer cancer.
Mais leurs chemins de vie s'étaient depuis trop longtemps éloignés.
Il souffrit leur seconde séparation dans le silence de sa solitude et elle mourut soutenue par un autre que lui.
(Diary - "110303") ◊
Une grève de qualité ne s'envisage qu'un vendredi ou un lundi.
(Chapitre 48) ◊
Trouvez l'amour tant que vous êtes jeune, beau et prometteur ! Ce temps-là passe trop vite et après tout se complique.
(Chapitre 48) ◊
Les utopies font progresser l'humanité mais conduisent toujours les individus à la désillusion, souvent à l'aigreur, parfois au suicide.
(Diary - "110303") ◊
Une seule critique blesse plus que cent compliments ne flattent. L'ego est injuste et inéquitable, impitoyable pour nos sentiments et indélicat pour notre coeur.
(Diary - "110302") ◊
Une petite partie de moi n'aura jamais réussi à cesser de t'aimer. Perseverare diabolicum !
(Diary - "110301") ◊
S'amuser et travailler protègent des tourments de la pensée.
(Chapitre 48) ◊
Un sourire enchanteur, un baiser langoureux, des talents de cordon bleu, et voilà l'homme pris au piège de la femme.
(Diary - "110301") ◊
Blues. Jusqu'au 20 octobre 1996, je n'étais pas qu'un, nous ne concevions la solitude qu'à deux, pour la vie pensions nous... Autres temps et autres lieux dont il me reste la souffrance d'une petite nostalgie que plus personne ne partage.
(Diary - "110301") - Merci au souvenir de Catherine, muse de ma vie et de ma déchéance. ◊
C'est sans doute par précaution que les honnêtes gens - tels qu'ils aiment se voir - ne s'approchent guère des pauvres et des cabossés de la vie, des fois que leurs enfers intimes seraient contagieux ou, pire encore, ébranleraient leurs confortables certitudes.
(Diary - "110228") ◊
Ah !, le sourire de quelqu'un qu'on aime ! Mais que demander de plus à la vie quand on est malheureux ?
(Chapitre 48) ◊
Les religions sont des systèmes omnipotents qui rassurent, endorment ou manipulent les peuples tout en permettant à des clergés d'assouvir leur soif de pouvoir ou de biens matériels. J'encourage celles qui rassurent et aident les gens à vivre, je combats les autres.
(Diary - "110228") ◊
Si plaisir et joie de vivre ne se profilent pas à l'horizon d'une existence, pourquoi continuer à en subir les affres ?
(Diary - "110227") ◊
Une réunion de paumés drogués, crasseux, et fiers de l'être, ne se nomme pas un groupe mais une bouse.
(Diary - "110227") ◊
"Dessine-moi un joli week-end" lui demandai-je avec connivence, et elle m'offrit ce joli sourire qui m'émeut tant et qui me comble d'aise des heures durant.
(Diary - "110226") ◊
Le sain d'esprit passe toujours pour un dérangé aux yeux du malade mental qui trouve digne de s'empuantir du parfum de la fange.
(Diary - "110226") ◊
En remontant son arbre généalogique, elle découvrit, après quelques branches seulement, un imposant régime de bananes dont elle se délecta.
(Diary - "110225") ◊
Ma langue et ma culture sont ma patrie. Les autres, quelque soit leur puissance ou leur arrogance m'importent très peu et ne me concernent guère. Begrijp ?
(Diary - "110224") ◊
Toute ta vie tu resteras l'enfant que tu fus, car ce sont les événements de l'enfance qui conditionnent toute l'existence.
(Chapitre 48) ◊
Au contraire des codes pénal, civil et leur cohorte de semblables, le code de la presse est extrêmement simple et clair :
Art. 1 - Le pouvoir et la police, toujours tu critiqueras ou contesteras.
Art. 2 - La sensation, toujours tu exploiteras.
Art. 3 - Par ton unique parti pris, l'objectivité tu définiras.
POINT FINAL !
(Diary - "110224") ◊
L'humain est en droit de régenter l'humanité, mais pas la Nature dont il n'est que le produit et non l'auteur ou le maître.
(Diary - "110221") ◊
Ne nous voilons pas la face, si l'on peut s'enrichir par le travail, ce ne peut être que par celui des autres.
(Diary - "110220") ◊
Divorce : la guerre des ex.
(Chapitre 48) ◊
Qui d'autre qu'une candide jeunesse peut se croire capable de changer le monde, qui d'autre peut aller, fièrement et passionnément, à la rencontre de tant de désillusions sans passer pour fou ou le devenir ?
(Diary - "110216") ◊
Seule la jeunesse, grâce à la naïveté de son ignorance et de ses idéaux, parvient parfois à nous rendre sympathique l'arrogance.
(Chapitre 48) ◊
Piètre créateur, le comédien n'est que l'interprète de l'oeuvre d'un auteur, aux ordres d'un metteur en scène.
(Diary - "110216") ◊
Comment voudriez-vous que je gagne ma vie, alors que je n'ai pas de chance au jeu...
(Diary - "110216") ◊
La liberté ne nourrit pas le peuple révolutionnaire et en fait une proie rêvée pour un totalitarisme militaire ou religieux. La patience et l'aide humanitaire au moment idéal forment la stratégie infaillible des religions obscurantistes.
(Diary - "110215") ◊
Ils ont voulu la liberté, mais ils n'ont plus de quoi manger. C'est malin, hein ?
(Chapitre 48) ◊
La vérité ne relève pas de nos croyances, ni du bien ni du mal. Voilà pourquoi elle nous dérange tous, parfois ou souvent.
(Diary - "110214") ◊
A part un ego surdimensionné, rien ne nous autorise à enfreindre les lois.
(Chapitre 48) ◊
L'homme qui malmène et détruit la nature doit être traité en parricide.
(Chapitre 48) ◊
Les esprits paresseux croient volontiers que le but de la vie est de gagner de l'argent et de le dépenser.
(Chapitre 48) ◊
Les esprits paresseux croient volontiers que le but de la vie est de gagner de l'argent et de le dépenser.
Pourtant, la seule mission que nous confie la nature est d'aimer et de copuler afin d'assurer la pérennité de l'espèce.
Pour cela, nul besoin d'argent. Enfin, en principe...
(Diary - "110214") ◊
Les conservateurs sont des gens rétrogrades et haineux qui n'aiment ni les homosexuels ni les avorteurs, qui pourchassent trafiquants et drogués, qui ne trouvent aucune excuse aux criminels et s'inquiètent du sort des victimes, qui sont toujours prêts à lutter pour garantir l'ordre, les
libertés et la sécurité des honnêtes gens, quitte à faire la guerre pour défendre le bien face au mal.
Une mentalité arriérée qui ne peut que choquer et scandaliser les médias promoteurs de la pensée unique, les organisations progressistes et les partis de gauche qui cultivent fièrement des valeurs exactement contraires à celles-là.
(Diary - "110213") [ Version raccourcie :
"Les conservateurs sont rétrogrades et haineux. Ils n'aiment ni les gays ni les avorteurs, ne trouvent pas d'excuses aux criminels et s'inquiètent des victimes, mènent des croisades morales pour l'ordre, les libertés et la sécurité des honnêtes gens.
Mentalité arriérée qui dérange la pensée unique des médias et des organisations de gauche qui cultivent des valeurs exactement contraires."]
(Diary - "110213") ◊
Les rêves ne sont en fait que des illusions pour qui se surestime.
(Chapitre 48) ◊
Si tant de gens ont aujourd'hui une orthographe exécrable, c'est qu'on ne leur apprend plus guère qu'à compter, à gagner de l'argent et à le dépenser.
Il importe à la société que la population consomme le plus possible plutôt qu'elle se mettent à penser et à exprimer ses réflexions par des écrits qui défient le temps.
(Diary - "110212") ◊
Je n'ai pas d'enfants, mais je suis certain qu'un jour je donnerai la vie, ne serait-ce qu'à des milliers d'asticots.
(Diary - "110211") ◊
La dépression, ça vous tue un homme plus sûrement que la répression.
(Diary - "110211") ◊
Les femmes aiment les hommes suffisamment sûrs d'eux pour les tromper sans qu'elles s'en doutent.
(Chapitre 48) ◊
Il est peu de plus infécondes intentions que de vouloir instruire un peuple d'un sujet qui ne sert pas ses intérêts et qui ne contribue pas à augmenter ses profits.
(Diary - "110210") ◊
Un journaliste, c'est quelqu'un qui raconte ce que les autres font. Un cafteur, quoi ! . ;-) (Chapitre 48) ◊
Le seul sentiment qui unit bien des couples, c'est la peur de la solitude. Il serait exagéré de parler d'amour. Beaucoup s'en convainquent cependant et font les inévitables divorces.
(Diary - "110209") ◊
Les troupeaux adorateurs d'étendards, fussent-ils bêtement sportifs, nous rappellent cet instinct grégaire qui fit les heures de gloire du nazisme et du communisme, entre autres horreurs bestiales. Les foules fanatiques, ça fait peur !
(Diary - "110208") ◊
Nous souffrons plus de ce que nous ne sommes pas que de ce que nous sommes. les envieux, de ce qu'ils n'ont pas.
(Chapitre 48) ◊
La plupart des gens ne s'intéressent aux grandes questions politiques que lorsqu'il est trop tard pour s'en faire une idée personnelle, dûment instruite et documentée. Alors ils s'en remettent aux politiciens, mais moins à leur clairvoyance qu'à leur pouvoir de séduction.
(Diary - "110208") ◊
Mais il se foutait du monde, cet Einstein ! Essayez donc de convaincre un quinquagénaire amoureux d'une trentenaire que le temps est relatif, vous...
(Diary - "110207") ◊
Que la relativité soit universelle, je n'en sais que ce qu'on m'en a dit (peu de choses, en fait !) ; mais je suis sûr, par contre, que la perception de la réalité est toujours relative et varie d'un être à l'autre, selon ses degrés d'instruction, de sensibilité et d'intelligence, selon son vécu aussi.
(Diary - "110207") ◊
Il est une porte que tous franchiront, souvent à contre coeur et par surprise mais inévitablement. Elle ouvre sans doute sur un néant qui nous baignera de sérénité et de repos éternels. Mais nombre d'anxieux, de torturés et de malheureux la franchiront,
volontaires et déterminés, à un moment choisi par eux seuls et comme ils l'entendront.
(Diary - "110206") - Fruit d'une conversation avec Fred Havard, qu'il en soit remercié. ◊
C'est le premier homme qui a posé une clôture sur la terre de tous qui a inventé la propriété privée, l'expropriation, la préemption et la spoliation. Le vol ou la confiscation du bien commun, en fait.
(Chapitre 48) ◊
Honneur et intégrité sont des valeurs à ce point désuètes que s'en prévaloir fait à présent le demeuré.
(Diary - "110205") ◊
Ce dont un homme défait a le plus besoin, c'est qu'on ne réclame et n'attende plus rien de lui.
(Diary - "110205") ◊
Si la naissance est de la mère la délivrance, celle de l'individu lucide et solitaire est le suicide.
(Chapitre 48) ◊
Un spécialiste, c'est quelqu'un qui vous expliquera demain, avec aplomb, pourquoi ce qu'il avait annoncé hier ne s'est pas produit aujourd'hui.
(Chapitre 48) ◊
La langue française recèle quelques libertés prises avec la réalité. Ainsi, bizarrement, ne fait-elle pas rimer gentillesse et bêtise.
(Chapitre 48) ◊
Comme j'ai eu la décence et l'humilité de n'imposer la vie à personne, s'il me fallait imiter ces pères qui voient en leurs enfants la meilleure part d'eux-mêmes, leur fierté, je soulignerais la fatuité de leurs propos par un ironique et cynique : "Ma plus grande fierté, mes héros, ce sont mes spermatozoïdes !"
(Diary - "110202") ◊
Nous connaissons nombre d'hommes qui disent publiquement n'avoir jamais eu recours aux services de prostituées, mais nous n'en connaissons pas qui n'ait franchi le pas.
Ne serait-ce que par curiosité à 18 ans, plus tard au cours d'une de ces interminables grossesses de leurs épouses, ou n'importe quand pour satisfaire quelque pratique obstinément refusée par leurs compagnes mais bien volontiers accomplie, avec savoir-faire, par d'habiles professionnelles.
Des femmes souvent bien plus honorables que ces nombreuses bourgeoises suffisantes qui ont choisi leur mari par intérêt et goûtent, parfois, au plaisir ou à l'amour dans les bras d'un amant plus ou moins discret.
(Diary - "110202") ◊
L'alimentation, l'amour et le sexe sont les seuls besoins fondamentaux de l'humain. Tout le reste n'est que miroirs aux alouettes dont les vendeurs créent un pseudo besoin qu'ils nous inoculent avec art.
(Diary - "110201") ◊
Le couple hors mariage est un arrangement hors engagement.
(Chapitre 48) ◊
Un sourire peut dissimuler de précieux mots qu'on n'a pas su dire ; il faut en être digne pour savoir les y lire.
(Chapitre 48) ◊
Tellement jolie et convoitée à vingt ans, elle n'était pourtant encore que la chrysalide qui s'épanouirait en un chatoyant papillon vers la quarantaine, alors beauté magnifiée par la profondeur de la maturité.
(Chapitre 48) - Merci à la muse Stéphanie ◊
La plupart des hommes ne se soucient pas de distinguer le machiste du phallocrate ou du misogyne, car ils sont tous un peu des trois à la fois - sinon beaucoup.
(Chapitre 48) ◊
Le premier
couple d'une vie d'adulte est rarement le dernier.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Si tu veux être populaire, garde-toi surtout de proclamer la vérité car très peu de gens souhaitent entendre ce qui ébranle ou ruine leurs croyances et convictions.
(Diary - "110129") ◊
L'envieux ne doit son malheur qu'à la bile qui le ronge de l'intérieur.
(Chapitre
48) ◊
L'homme qui ne
place pas sa femme en tête de liste de ses passions et
priorités reste un cœur à prendre.
(Reliefs et
digestifs) ◊
"Croire
savoir" et "croire comprendre" fondent la plupart des
erreurs de l'humanité.
(Reliefs et
digestifs)
◊
En décidant enfant de ne jamais ressembler, ni épouser les choix ou suivre les voies de ce père qui m'avait brisé, je m'étais condamné à rater ma vie, selon les critères des adorateurs du Veau d'or, des banquiers et des commerçants.
(Chapitre
48) ◊
Une personne
de qualité ne vend pas ce qu'elle peut offrir.
(Reliefs et
digestifs)
◊
L'amour, c'est un lien personnel, intense et exclusif, qui
unit spontanément deux individus qui ne l'ont ni choisi, ni
voulu.
(Chapitre
48)
◊
Qui sème le
doute, récolte la défiance et la colère.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Vouloir être comme tout le monde, c'est vouloir être n'importe qui.
(Chapitre
48) ◊
Aujourd'hui, en démocratie, l'électeur n'élit plus des politiciens mais désigne la meilleure agence de pub, pudiquement rebaptisée "de communication". A chaque élection, on nous vend des yaourts et non des idées !
(Diary - "110129") ◊
Ce qu'on lit en diagonale, on le
comprend de travers.
(Salmigondis)
◊
A quelques très rares exceptions près,
il n'y a que les imbéciles et les ignorants pour ne jamais douter d'eux,
et ça leur réussit ma foi fort bien.
(Salmigondis) ◊
Salut, Bruno ! Bien
que parti le 31 mai 1982, tu es toujours là puisque je pense
à toi.
(Chapitre
48)
◊
Nous faisons partie
du milliard d'humains qui sont moins à plaindre que les six
autres. Ne l'oublions jamais !
(Chapitre
48)
◊
La
vie creuse plus de cicatrices au cœur que de rides au front.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Les imbéciles sont la bénédiction des petits esprits, car sans eux jamais ils ne paraîtraient intelligents.
(Chapitre 48) ◊
Méfiez-vous d'un
cœur qui souffre, il sera bientôt bourreau.
(Reliefs et
digestifs) ◊
C'est quand j'aimerais qu'elle sache tout de moi, le bien comme le mal, que je me sais vraiment amoureux d'une femme.
(Chapitre
48) ◊
Le couple meurt lorsque l'enfant
paraît.
(Salmigondis)
◊
Les faux cons sont des ignorants curieux
de tout, les vrais cons sont des gens instruits curieux de rien.
(Salmigondis) ◊
L'homme n'est
sociable que par crainte des tourments de la solitude.
(Reliefs et
digestifs)
◊
On s'arrange mieux de l'exclusion sociale que de l'exclusion affective. On peut vivre malgré l'une, mais notre santé mentale ou physique ne survit pas longtemps à la seconde.
(Chapitre 48) ◊
Les complices d'un système en sont les
premiers esclaves.
(Salmigondis)
◊
La liberté est un plus lourd fardeau que la servitude. Les animaux supérieurs le pressentent par instinct et s'organisent dès lors en société.
(Salmigondis)
◊
La lobotomie
est l'opération par laquelle chacun peut accéder au bonheur.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Que te reste-t-il à
vivre ? Ce que tu as déjà vécu : un peu de bien, un peu de
moche, beaucoup de rien, et du temps qui passe...
(Reliefs et
digestifs)
◊
On ne hait bien que ce qu'on a trop
aimé.
(Salmigondis)
◊
Ce n'était donc que cela, la vie ? Beaucoup d'agitation, d'émotions, de prises de tête,... et puis plus rien !
(Chapitre
48) ◊
Le principal moteur de l'ambition des hommes est la cupidité des femmes.
(Salmigondis)
◊
Il est des gens qui accordent d'emblée leur confiance jusqu'à ce qu'on les déçoive, d'autres préfèrent attendre qu'on la mérite. Les uns sont victimes des profiteurs et finissent démunis, les autres vivent esseulés.
(Chapitre
48) ◊
A force d'être seul, on finit libre. Désespérément libre.
(Salmigondis)
◊
Pour vivre sainement, vivons pauvrement. Avec tout le nécessaire, mais point de superflu.
(Chapitre
48) ◊
Fille de l'assurance, l'audace est
mère de quelques échecs et de toutes les réussites.
(Salmigondis)
◊
Populariser des citations d'autrui sans mentionner leur auteur ou leur origine, c'est s'attribuer des qualités ou des talents que l'on sait nous faire cruellement défaut.
(Diary - "110128") ◊
Le doute est l'aphrodisiaque de
l'intelligence et le poison du cœur.
(Salmigondis)
◊
Néglige vertueusement cet argent qui détruit plus d'une belle relation humaine et empoisonne tant de vies, mais ton mépris du veau d'or risque de ruiner ta propre existence.
Fais ce que je dis ou préserve-toi de ce que j'ai fait...
(Chapitre
48) - Indirectement inspirée par la muse Stéphanie ◊
S'il n'est la réponse à un authentique
repentir, le pardon n'est qu'aveu de faiblesse.
(A vrai dire)
◊
C'est faire insulte à son public que d'abuser de son ignorance. Tricheurs, menteurs et voleurs s'y entendent à merveille.
(Chapitre 48) ◊
La protestation stérile élève l'anonyme au rang d'insignifiant.
(Chapitre 48) ◊
La bêtise et l'ignorance ne sont sympathiques qu'à ceux qui en tirent profit - souvent leur popularité - ou qui s'y reconnaissent.
(Diary - "110128") ◊
La mort n'est peut-être qu'un au
revoir, tel est des hommes le plus fol espoir.
(Faim de vie)
◊
Après des
décennies d'un combat sans merci, ne survivra qu'un seul des
deux derniers impérialismes omnipotents et antagonistes, la
corruption morale du capitalisme effréné ou l'obscurantisme
doctrinaire de l'islam.
Le vainqueur contrôlera le monde entier, et dans l'homme ne verra plus que
son outil ou son jouet, alors privé de ces droits et
libertés individuels qui ne servent pas les intérêts du
système.
(Chapitre
48) ◊
Tout ce qui meurt avec l'individu n'a
finalement que très peu d'importance.
(Faim de vie)
◊
L'érudition permet d'ouvrir son esprit à tous les maux des
hommes et de la Terre, de s'en imprégner et d'en souffrir.
(Chapitre
48) - Merci à la muse Hélène ◊
L'humain de
qualité est animé par la tendresse du sentiment et par la
fermeté de l'opinion. Par l'un il respecte les gens, par
l'autre il crée le débat qui fait évoluer le groupe.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Défendre sans faillir quelqu'un qui se place systématiquement en défaut d'honnêteté intellectuelle, ce ne peut s'expliquer que par une forte concentration d'amour aveugle ou de bêtise servie par l'ignorance.
(Chapitre 48) ◊
Ne laissez jamais
les autres choisir pour vous, telle est la condition
nécessaire et suffisante de la liberté.
(Chapitre
48)
◊
On estime rarement la météo à sa juste valeur. Sans son prétexte, combien de gens ne se seraient-ils jamais adressés la parole, combien d'inoubliables amours et de précieuses amitiés n'auraient-elles vu le jour ?
(Diary - "110126") ◊
La démocratie autorise et encourage ceux qui ne savent pas à juger ceux qui savent.
(Chapitre 48) ◊
Souvent, ce sont des pectoraux saillants qui tiennent lieu d'esprit aux ignorants.
(Diary - "110125") ◊
Le misanthrope s'éloigne de la vie sans se rapprocher de la mort.
(Chapitre 48) ◊
Pourquoi réagir à une insulte ? Pourquoi s'en indigner si elle énonce une vérité, et si elle affirme une erreur, pourquoi en faire plus de cas qu'elle n'en mérite ?
(Chapitre 48) ◊
Je me demande si mon caveau ne sera pas trop humide pour mes vieux os et mon arthrose. Heureusement que j'y serai insensible à tout. Enfin !
(Diary - "110123") ◊
Goûtez à la solitude et vous aurez une idée assez juste de la facilité avec laquelle les autres s'accommoderont de votre mort.
(Chapitre 48) ◊
Un petit et gentil bonjour à chacun dissimule parfois un timide et humble adieu à tous.
(Chapitre 48) ◊
Aujourd'hui, ce sont des non précarisés, pas même en voie de le devenir, qui protestent, manifestent
et pleurnichent pour obtenir une revalorisation de leur pouvoir d'achat, afin de mieux abreuver la société de consommation et de se gaver de superflu, de futile et d'inutile. Ces gens-là n'ont jamais eu faim...
Tout le contraire de ceux qui longent les murs, qui vivent dans la rue ou se cachent chez eux, honteux d'être pauvres mais trop fiers et orgueilleux pour faire entendre leur voix.
L'homme est égoïste et ne voit jamais midi qu'à sa porte.
Comme disait Diderot, avec tant d'à-propos : "Sans un immense superflu, chaque condition se croit misérable."
Ecce homo !
(Diary - "110122") ◊
Par dégoût ou par lassitude, il décida un jour de ne plus baiser et d'uniquement faire l'amour. Si sa vie avait commencé ce jour-là, il serait longtemps resté puceau, peut-être jusqu'à son dernier jour.
(Diary - "110121") ◊
Tirez des leçons de l'expérience et vous obtiendrez des jugements.
(Chapitre 48) ◊
Il y a des gens qui vous prient de les estimer avec sincérité... mais vous vilipendent si vous ne les encensez. Qui sont-ils, sinon d'inconséquents
imbéciles ?
(Chapitre 48) ◊
Un auteur qui n'est pas à la dérive est-il un écrivain ou seulement un conteur d'histoires, parfois talentueux ?
(Diary - "110119") ◊
L'impunité commence avec la paresse ou la corruption de l'autorité.
(Chapitre 48) ◊
Il y a les bons et les mauvais flics. Les premiers se soucient du bien commun, font respecter l'ordre et les lois qui protègent la population - souvent d'elle-même - ; les seconds n'ont trouvé que cela pour échapper au chômage, s'arroger un peu d'autorité, copiner avec des milieux interlopes et en retirer quelque profit personnel. Ceux-ci ignorent tout du devoir et mériteraient des sanctions exemplaires. Ils
nuisent gravement à leur profession mais on peut toujours compter sur eux pour faire sauter des pv...
(Diary - "110119") ◊
Quelles que soient les directives politiques, une infraction à la loi reste une infraction à la loi. Le policier qui dédaigne de la sanctionner s'en fait complice, encourage sa reproduction et manque à son devoir.
(Diary - "110117") ◊
C'est assez facile d'être con, mais il faut beaucoup de courage, d'obstination et de persévérance pour le rester et le prouver chaque jour.
(Diary - "110116") ◊
Si tu veux dédaigner le passé, pourquoi t'encombres-tu de souvenirs ?
(Chapitre 48) ◊
Dans certains pays, renverser une dictature laïque ouvre une voie royale à une dictature islamique. L'éternel choix entre la peste et le choléra, en quelque sorte.
(Diary - "110114") ◊
Si tu décides de te faire ta propre idée sur chaque chose, prépare-toi à vivre en marge et dans le mépris du groupe.
(Diary - "110112") ◊
Comme toute maladie mortelle, comme tout combat sans merci, la dépression connaît sa phase terminale qui mène inexorablement à la mort, au suicide de l'âme torturée.
(Diary - "110110") ◊
Paraît qu'il y a des gens qui s'aiment vraiment sur Terre. Ca fait parfois très mal de l'imaginer.
(Chapitre 48) ◊
Faut quand même avoir une sacrée bonne image de soi pour vouloir se reproduire...
(Chapitre
48) ◊
Celui qui passe outre les lois qui le dérangent ne se pliera à des prescrits de la morale, comme la fidélité, qu'à son avantage.
(Chapitre
48) ◊
Tout au bout de la solitude, on reste sans cœur ou sans vie.
(Chapitre
48) ◊
Si le monde est un théâtre, certaines vies n'y sont que des mascarades qui ne manqueraient à personne.
(Chapitre
48) ◊
Lorsqu'on n'est plus nécessaire à personne et que personne ne nous rend plus la vie belle, l'équation devient dramatiquement simple.
(Chapitre
48) ◊
Aime, aime encore, aime toujours ceux qui t'émeuvent, qui te troublent et qui t'aiment. Tous ceux là, en fait, qui font ton bonheur essentiel et personnel.
(Chapitre
48) - Merci à la muse Véro "Loolylool" ◊
Une femme est avant tout une saveur et toutes sont délectables, mais destinées à un nez adéquat et des papilles appropriées.
(Chapitre
48) ◊
Dans à peu près tous les domaines d'une existence humaine, il est possible de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Mais de l'absence de câlins, d'amour et de tendresse on ne peut s'accommoder très longtemps sans perdre la raison ou la vie, sinon les deux.
(Chapitre
48) ◊
Il est peu probable qu'une personne non instruite d'un sujet soit en mesure - par une surprenante inspiration divine ou métaphysique - d'émettre une opinion ou un jugement de qualité à son propos. Pourtant, nous attendons tous que la démocratie fasse le plus grand cas de nos avis à tous propos...
(Chapitre
48) ◊
S'il est au moins un prédateur de l'humain dévastateur, il est nommé Dieu et fait ce qu'il peut pour contrer la prolifération des nuisibles avec ses deux seules pauvres armes, la maladie et les catastrophes naturelles. L'homme se charge lui-même des guerres et des crimes.
(Chapitre 48) ◊
Aux anniversaires et passages de l'an, périodes de bilans, la solitude et la faucheuse s'accouplent souvent.
(Chapitre
48) ◊
Naître riche et mourir pauvre, voilà une vie pleinement vécue.
(Chapitre
48) ◊
Loin de chez soi, ce n'est plus chez soi.
(Chapitre
48) ◊
Bon ou mauvais, un perdant reste un perdant.
(Chapitre
48) ◊
Avez-vous remarqué que les optimistes invétérés ne lisent pas et n'écoutent pas les actualités, ne s'occupent pas de la marche du monde et de l'humanité ? Cela s'appelle porter des oeillères.
(Chapitre
48) ◊
Vouloir séduire une femme heureuse en ménage et s'attendre à un autre résultat que l'échec, ce n'est manifestement pas une preuve d'intelligence. Mais cela démontre au moins que le sentiment est suffisamment puissant pour dominer la raison !
(Chapitre
48) ◊
"Tomber amoureux". Rarement une expression aura été aussi judicieuse puisque c'est inattendu, accidentel et que ça fait toujours souffrir.
(Chapitre
48) ◊
Enfant, je m'étais juré que, une fois adulte, plus personne ne me ferait souffrir et ne m'imposerait sa volonté. J'y suis globalement parvenu, mais j'avais négligé les affres de cet amour que j'ignorais tortionnaire.
(Chapitre
48) ◊
Je t'en prie Jacques, cesse donc de m'appeler Jef... Tu as raison sur toute la ligne sauf pour le prénom et la bibine.
(Chapitre
48) ◊
Un bon mariage se solde par un divorce réussi.
(Chapitre
48) ◊
Ma solitude devint calvaire lorsqu'à son annulaire étincela le solitaire de l'amour.
(Chapitre
48) ◊
Les hommes veulent des femmes, les femmes veulent des enfants. Et l'amour ? Comme le désir, un piège de la nature à la raison, un simple incitant à la procréation.
(Chapitre
48) ◊
Quant au sort et à l'histoire de la Belgique, les gens qui découvrent aujourd'hui les questions que je me pose depuis trente ans ne peuvent évidemment aboutir aux mêmes réponses.
(Chapitre
48) ◊
D'un amour, la souffrance et le souvenir s'accordent souvent.
(Chapitre
48) ◊
Dès l'enfance je pris des coups, au propre comme au figuré. Je connus un répit de vingt-cinq à trente-cinq ou quarante ans, puis ça reprit de plus belle. Et l'on voudrait que je me montre plus optimiste et positif ?... Mais seul l'amour pourrait relever ce défi avec succès. Et celui-là se dérobe inlassablement à moi depuis
trop d'années...
(Chapitre
48) ◊
Ne pas confondre libéralisme et capitalisme ! Le premier défend et promeut les libertés individuelles de tous, dont celle d'entreprendre, le second enrichit une minorité sur le dos des détresses humaines qu'il occasionne.
(Chapitre
48) ◊
Les câlins sont le carburant de l'humain. Tout autre - argent, pouvoir, ambition,... - le détourne de sa nature, le pollue et contamine son environnement social ou familial.
(Chapitre
48) ◊
Alors que l'espoir fait vivre, les illusions déçues tuent à petit feu.
(Chapitre
48) ◊
Elle avait trop d'opportunités pour savoir ce qui lui manquait, je manquais trop de confiance pour qu'elle découvre que c'était moi...
(Chapitre
48) ◊
Adhérons avec conscience et humilité à l'unique épitaphe digne de toutes les pierres tombales : "Tout ça pour ça !"
(Chapitre
48) ◊
Dès qu'un politique fait une campagne simpliste, facile à comprendre, il révèle tout son mépris du peuple. Ce en quoi son élection ne pourra que le conforter...
(Chapitre
48) ◊
Accueillons le voyageur à notre table et partageons notre pain avec joie, pour autant qu'il ne nous impose ni sa volonté, ni ses choix.
(Chapitre
48) ◊
Pour concevoir un barrage solide et efficace, l'homme a besoin d'un diplôme d'ingénieur. Pas le castor...
(Chapitre
48) ◊
Le moraliste ne donne pas de leçons de morale, il observe les moeurs de l'humanité et exprime ce qu'elles lui inspirent.
(Chapitre
48) ◊
Ce ne sont pas les gros salaires qui sont indécents, mais les faibles ressources des plus pauvres qui doivent, en plus, subir le mépris affiché de classes vraiment très moyennes, médianes et médiocres.
(Chapitre
48) ◊
Il est de nombreux jours où l'on se lève juste avec l'espoir que tout n'aille pas forcément de travers.
(Chapitre
48) ◊
Quels que soient nos choix, ils nous mènent tous au même endroit. Seules les conditions, voire la durée, du voyage s'en trouvent influencées.
(Chapitre
48) ◊
Voir une personne qui nous est précieuse, quel que soit le degré d'intimité qui nous unit, n'est pas tant un plaisir qu'un réel bonheur toujours renouvelé.
(Chapitre
48) - Merci à la muse Stéphanie ◊
A voir croître l'impunité des délinquants et un climat d'insécurité s'installer durablement, on se dit qu'un jour viendra où l'unique solution sera un État policier. Et l'on ne sait plus très bien s'il faut le craindre ou l'espérer...
(Chapitre
48) ◊
Une once de pouvoir fait l'orgueil et l'autoritarisme des
petits chefs, trop insignifiants pour mériter plus ou mieux.
(Chapitre
48)
◊
L'ignorance qui s'admire est si pathétique qu'elle nous
rendrait presque la bêtise sympathique.
(Chapitre
48)
◊
C'est dans le regard des jolies jeunes femmes qu'on se
découvre vieux tout à coup.
(Chapitre
48)
◊
A part souffrir, y a-t-il pire que vieillir ?
(Chapitre
48)
◊
L'homme violent ne mérite pas l'amour de la femme qui
supporte ses cris et ses coups. Déjà indigne du titre
d'humain, il vaut encore moins qu'un animal car aucun ne
violente sa femelle.
(Chapitre
48)
◊
Toute société a la jeunesse que méritent ses enseignants.
(Chapitre
48)
◊
Les gens qui nient
la valeur du passé sont ceux qui redoutent la révélation de
ce qu'ils firent en d'autres temps. Suspect !
(Chapitre
48)
◊
Le peuple réclame
des boniments qui le rassurent ou l'enthousiasment, mais
s'étonne d'élire des bonimenteurs. Est-ce donc ça, la
démocratie que l'on nous vante tant ?
(Chapitre
48)
◊
La démocratie
s'exerce dans l'isoloir et non dans la rue, car celle-ci
conteste la politique des élus et, donc, le choix des
électeurs.
(Chapitre
48)
◊
Les seuls tatouages
réellement indélébiles sont ceux que l'amour grave dans nos
cœurs.
(Chapitre
48)
◊
La démagogie est à
la gauche ce que le populisme est à la droite, le moyen
d'empêcher la réflexion en exploitant les sentiments.
(Chapitre
48)
◊
L'amour doit être
une puissante drogue hallucinogène, sinon pourquoi le monde
et la vie me paraîtraient-ils beaux dès qu'elle m'offre son
sourire ?
(Chapitre
48)
◊
L'homme devient
philosophe lorsque son cœur manque de larmes pour pleurer et
de sang pour saigner.
(Chapitre
48)
◊
A part moi-même, et
sans réserve, je n'ai rien à vous offrir ; mais l'amour
véritable exige-t-il autre chose ?
(Chapitre
48)
◊
Pour s'aimer, deux
personnes doivent se ressembler assez pour se reconnaître et
diverger suffisamment pour s'attirer.
(Chapitre
48)
◊
Nos malheurs
résultent de nos choix et de nos actes, de notre mentalité
et de notre sensibilité. Si nous sommes parfois des
victimes, ce n'est finalement que de nous-mêmes.
(Chapitre
48)
◊
Curieuse
civilisation où sont honorables et respectables des métiers
qui nuisent à autrui, et où l'on désigne à la vindicte
populaire des hommes et des femmes qui ne demandent rien à
personne sinon qu'on les laisse vivre en paix, dans la
pauvreté mais libres.
(Chapitre
48)
◊
C'est la mort d'un
proche ou d'un intime - souvent du même âge - qui révèle
l'importance de leur vie à la plupart des gens, qui les
éloigne des servitudes inutiles à leur épanouissement
personnel.
(Chapitre
48)
◊
Aucun humain, sans
hypothéquer sa santé physique ou mentale, ne peut faire face
à de perpétuels problèmes socio-économiques s'il n'a la
chance de s'appuyer sur l'amour ou de nourrir l'espoir de le
faire bientôt.
(Chapitre
48)
◊
Si votre cœur est
libre, le mien vous offre ses puissants flux artériels de
romance et de passion.
(Chapitre
48) - Merci à la muse "qui se reconnaîtra"
◊
Aux yeux de
l'Histoire, une nation qui existe à peine 180 ans relève de
l'insignifiance ; les interminables râles d'agonie de la
Belgique ne sont qu'anecdote et démontrent uniquement que,
fruit artificiel des intérêts géopolitiques des grands
d'Europe, ce pays fait de bric et de broc n'avait pas
vocation d'être.
(Chapitre
48)
◊
J'ai été riche
et puis pauvre ; si riche c'était évidemment plus
confortable, pauvre c'est beaucoup plus paisible puisque
plus personne ne recherche votre compagnie.
(Chapitre
48) - Avec les conseils avisés de Fred Havard
◊
Hormis par
l'héritage ou par le jeu, il n'est pas de fortune dont une
part au moins ne soit mal acquise. Et elle profite pourtant...
(Chapitre
48)
◊
L'amour se nourrit
de tout pour bouleverser des vies jusque là bien ordonnées :
d'un sourire, d'un regard, d'un effleurement, d'une pensée
commune...
(Chapitre
48)
◊
Un sourire, un éclat de rire, des caresses, un amour et des
amis, voilà dépeint le plus riche de tous les royaumes qu'un
cœur puisse habiter.
(Chapitre
48) - Merci à la muse Suzy
◊
C'est par le mariage que bien des hommes s'assurent un port
d'attache qui leur épargnera la solitude entre deux
aventures.
(Chapitre
48)
◊
On n'est jamais heureux qu'au prix de quelques illusions et
beaucoup d'ignorance.
(Reliefs et
digestifs)
◊
La solitude, c'est quand personne n'a besoin de toi ; la
mort, c'est quand tout le monde parvient finalement, malgré
les pleurs et les promesses des premiers émois pourtant
sincères, à se passer de toi.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Eduquer un enfant dans l'adoration de l'argent, c'est le
condamner à devenir un employé servile, un meneur d'hommes
impitoyable,
un margoulin, un escroc ou un voleur. Parfois le tout en
un...
(Reliefs et
digestifs)
◊
J'ai détesté l'argent dès que j'ai compris que sa quête
pervertissait les gens jusque dans leurs sentiments.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Peu de gens associent spontanément l'exercice de leur
liberté au respect d'autrui.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Le meilleur moyen de ne pas tromper ou trahir consiste à ne
pas s'engager à la légère.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Le suicidaire est un réaliste dont le jugement n'est plus
corrompu par l'espoir ou l'illusion.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Après des
semaines et des mois d'hésitation, il suffit d'une seconde
de détermination, d'une fraction de seconde de courage, pour
qu'à l'intention macabre succède enfin l'acte libérateur.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Arrogance et naïveté
obligent, les certitudes de la jeunesse sont plus erronées
que les aigreurs de
la vieillesse, amers fruits de l'expérience.
(Reliefs et
digestifs)
◊
On connaît
nombre de personnes simples, avides de connaissances, au
commerce bien plus agréable que celles, finalement
vulgaires, qui s'affirment intelligentes lorsqu'elles ne
sont qu'instruites, et imparfaitement.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Dieu est
parfois l'unique espoir des gens qui ne sont pas assez naïfs
ou arrogants pour croire en l'Homme.
(Reliefs et
digestifs)
◊
On est jeune
et con tant qu'on prend ses rêves pour des réalités et ses idées
reçues pour des vérités. Les deux sont associables, mais pas
forcément.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Donnez un peu
de pouvoir à celui qui en est dépourvu et il en abusera.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Toute aide
sociale doit bénéficier aux faibles, aux fragiles et aux
nécessiteux ; l'abus du système commence là où l'aide
profite à qui s'en passerait aisément pour vivre décemment.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Je n'ai jamais
nuit à quiconque qui ne m'ait d'abord fait quelque misère ; mais
alors mon mépris, ou ma haine et ma rage, n'ont plus connu ni mesure,
ni répit.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Ordre, rigueur
et discipline forment le terreau nourricier de la sécurité.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Il y a deux
sortes d'humains : ceux qui estiment que leur corps est un
outil au service de leur cerveau, et ceux qui pensent que
leur cerveau doit contribuer à satisfaire les exigences de
leur corps et de leurs sens.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Réussir des
études n'est pas une question d'intelligence, mais de
travail, de méthode et de discipline.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Critiquer ses
amis dans la sphère privée est un devoir, le faire sur la
place publique procède d'une nature foncièrement inamicale.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Seuls les
privilèges d'autrui nous paraissent illégitimes. C'est là ce
qui nous rend si communs.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Ce que l'Homme
espère de la mort, ce n'est pas Dieu mais la possible
perpétuation de l'esprit au-delà du corps. Cet espoir-là ne
fait pas vivre, il aide à mourir.
(Reliefs et digestifs)
◊
La politique,
de tous les bords et pas seulement aux extrêmes, ne consiste
jamais qu'à désigner deux ou trois boucs émissaires à la
vindicte populaire et à capitaliser sur leur diabolisation.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Les gens
intelligents et les imbéciles ont en commun de se croire
intelligents et de prendre les autres pour des imbéciles.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Une famille
recomposée, c'est d'abord deux familles décomposées. Il n'y
a là rien d'admirable ou de réjouissant.
(Reliefs et
digestifs)
◊
La bêtise est
toujours prompte à s'admirer.
(Reliefs et
digestifs)
◊
L'homme qui se
révèle capable de préférer la solitude aux histoires de sexe
et aux affections de façade, cet homme-là est enfin mûr pour
l'amour.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Le premier pas de la
philosophie consiste à
penser l'homme indépendamment des systèmes qui
l'asservissent, dont il fut l'initiateur avant d'en perdre
le contrôle.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Quand
l'Histoire fait un procès, c'est toujours celui d'un vaincu
; aux vainqueurs, elle accorde ses éloges, son respect ou
son silence complice.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Aucune
religion - d'hier ou d'aujourd'hui, d'ici ou d'ailleurs - ne
peut survivre qui ne tend vers l'universalisation de son
message et de ses valeurs. Elle n'a d'autre choix que
convertir ou combattre qui s'en défie ou s'en détourne.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Celui dont
l'unique conviction lui enjoint d'entendre tous les vents,
sans jamais prendre parti, vaut moins qu'un ignorant.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Tes convictions ne
doivent de comptes qu'à ta conscience. Au contraire de ceux
de tes actes qui nuisent à autrui.
(Reliefs et
digestifs)
◊
La maturité est
cette dignité que l'on acquiert en faisant siens les partis
pris d'un ensemble social que l'on intègre.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Pour toute
matière précieuse, peu de gens distinguent aisément les
nombreux faussaires des trop rares orfèvres. L'amour n'y
fait pas exception.
(Reliefs et
digestifs)
◊
J'ai vu tant
de mes rêves s'écrouler que je me demande comment je
n'étouffe pas sous leurs décombres.
(Reliefs et
digestifs)
◊
La mort d'un proche
est toujours une leçon de vie qui nous enseigne, ou nous
rappelle, que chaque individu qui nous touche est un
précieux joyau qu'il nous faut chérir tant qu'il est là,
quoi qu'il fasse, quoi qu'il soit, quoi qu'il ait.
(Reliefs et
digestifs)
◊
J'ai retrouvé mon
sourire parmi ceux que tu m'as offerts.
(Reliefs et
digestifs) - Merci à la muse Sabine
◊
C'est avoir tort que
d'avoir raison le premier.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Il y a des gens qui
disent faire couple avec quelqu'un qu'ils ne voient que pour
dormir...
(Reliefs et
digestifs)
◊
Il y a trop
d'enfants qui ne ressemblent pas du tout à leur père pour croire que la
nature de la femme est plus sage et plus fidèle que celle de l'homme.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Ne vivent dans le
présent que ceux qui ne furent rien et ne seront bientôt plus.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Ne peut se donner
que celui qui s'appartient.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Il est rare que nous
soyons disposés à entendre une vérité qui ne confirme pas nos
convictions ou nos croyances.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Il ne suffit pas
d'être ignorant de sa bêtise pour connaître le bonheur, regardez les
envieux.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Altruiste, j'aime
l'autre pour lui-même ; égoïste, j'aime l'autre pour ce qu'il m'apporte.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Lorsque quelqu'un
s'obstine à nier une vérité pourtant démontrée, j'aime penser qu'il est
de mauvaise foi car il n'est d'autre option que la bêtise.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Celui qui estime que
faire le bonheur d'autrui mérite la récompense du faire savoir est
aussi médiocre et mesquin qu'égoïste.
(Reliefs et
digestifs)
◊
L'athéisme a aussi
ses fanatiques, intégristes et dogmatiques, particulièrement dangereux puisqu'ils
officient dans les médias et dans les universités, là où l'on façonne la
pensée du peuple et de ses élites.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Il est très
difficile de croire en la vocation socialiste de ceux qui malmènent
leurs subalternes et réjouissent leur banquier.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Passer sa vie à
enrichir un cerveau destiné à mourir et à disparaître, c'est le comble
de l'absurde s'il n'y a personne à qui transmettre le savoir acquis.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Le malin se
sert, utilise et manipule ce qui existe afin de satisfaire ses intérêts
ou d'atteindre ses objectifs ; l'intelligent décrypte le complexe,
interroge et s'interroge afin d'éclairer l'obscur, d'innover ou
d'inventer.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Société,
entreprise et famille sont les trois systèmes coercitifs
dont l'homme croit son bonheur indissociable.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Tout ce qui
distingue l'Homme de la bête se trouve dans sa tête, mais il limite ses
passions à cultiver son corps et satisfaire ses sens.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Celui dont l'orgueil
et la fierté ne tolèrent aucun échec, perd vite son esprit d'entreprise.
(Reliefs et
digestifs)
◊
L'idiot répute comme
fausses les vérités qu'il ignore et rit grossièrement de qui les
professe.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Se réaliser dans sa
vie professionnelle trahit d'abord un cruel défaut de vie personnelle.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Avec pour devise "Ni obéir, ni soumettre", on ne va jamais loin dans la
société des hommes, sinon seul et en marge.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Celui qui n'a pas d'argent est
simplement pauvre, mais celui qui n'a connu ni l'amour ni la passion est
inaccompli.
(Salmigondis)
◊
Le droit des gens
doit l'emporter sur le droit des entreprises, mais les
intérêts particuliers doivent s'effacer devant l'intérêt
général.
(Salmigondis)
◊
L'enseignement produit surtout des
individus qui se croient instruits et cultivés lorsqu'ils ne sont que
conditionnés et endoctrinés.
(Salmigondis)
◊
L'obligation faite à chaque être humain de gagner sa vie n'est ni le plus court, ni le plus évident chemin vers la liberté, pourtant promise à chaque animal.
(Salmigondis)
◊
L'obligation de vivre en société n'est
supportable que si l'on se dérobe à l'obligation de plaire toujours et à
tous.
(Salmigondis)
◊
L'insouciance n'a jamais habité un
être intelligent, à moins qu'il soit corrompu par l'amour.
(Salmigondis)
◊
Bien que vieillissant, il vous reste
de vrais amis ? C'est que vous n'avez pas dû faire grand-chose de bien
ou de mal pour qu'ils ne soient devenus ni envieux, ni dédaigneux.
(Salmigondis)
◊
Plus on pense à la somme vertigineuse
de coïncidences favorables qu'il a fallu pour aboutir à ce monde tel
qu'il est, plus on se dit que le hasard a bon dos.
(Salmigondis)
◊
Quand on vieillit, c'est fou le temps
que l'on passe "entre deux âges".
(Salmigondis)
◊
J'ai peine à comprendre que l'on
puisse passer le plus clair de son temps loin de ceux que l'on dit
aimer. Travail, argent, loisirs, devoir, qu'ont-ils donc qui pèse plus
lourd que le besoin de vivre et de dire son amour à chaque instant, de
profiter de ces rares privilèges dont la vie nous privera toujours trop
tôt ?
(Salmigondis)
◊
L'Homme est un simple élément,
constitutif mais non nécessaire, de la Nature et en aucun cas son
maître.
(Salmigondis)
◊
Tout ce qui précède l'apocalypse
s'appelle le progrès.
(Salmigondis)
◊
Si tu penses avec tes émotions, tes
sentiments et tes humeurs, viscéral tu es, primaire et animal tu restes.
(Salmigondis)
◊
Quand un philosophe croit rencontrer
Dieu, c'est toujours là où il entendait démontrer son inexistence et
l'omnipotence de l'Homme.
(Salmigondis)
◊
J'aime les femmes, précieuses et
rares, qui sont honnêtes et sincères lorsqu'elles soutiennent préférer
l'amour à l'argent.
(Salmigondis)
◊
Les faibles et les fragiles ont autant
le droit de vivre décemment, par la seule grâce de leur naissance, que
les forts et les malins. Hors de ce principe, se perpétue la sélection
naturelle qui exclut jusqu'à l'idée de civilisation.
(Salmigondis)
◊
En règle générale, le pessimiste est
tout simplement mieux informé que l'optimiste.
(Salmigondis)
◊
Si tu n'étais pas né, le monde ne
serait pas différent de ce qu'il est. Seuls les grands politiques,
l'élite scientifique et quelques artistes ou criminels échappent à cette leçon
d'humilité.
(Salmigondis)
◊
A de notables exceptions invérifiées
près, il n'est pas de couple vieux de quelques années qui n'abrite au
moins un cocu. Si ce n'est l'autre, c'est donc toi...
(Salmigondis)
◊
En démocratie, grands cœurs et petits
esprits sont les fléaux qui légitiment la démagogie et le populisme,
répugnants parasites d'un fruit qui eut pu être si délicieux.
(Salmigondis)
◊
Lorsque des intérêts particuliers
prévalent sur l'intérêt collectif, tout système devient inique et
appelle son abolition.
(A vrai dire)
◊
Ne juge pas autrui à l'aune de tes
propres valeurs, mais estime-le selon son intégrité et sa cohérence par rapport à celles
qu'il professe.
(Faim de vie)
◊
Une vie ratée, c'est d'abord une
succession de rendez-vous manqués.
(Faim de vie)
◊
Pour rencontrer des gens honnêtes, il
est préférable de s'éloigner des chemins de la réussite.
(Amertumes)
◊
Croire en quelqu'un de tout son cœur,
de toute son âme, donne un sens plus sûr à la vie que tous les rêves et
toutes les espérances.
(Faim de vie)
◊
Les convictions qui s'enracinent
prennent des allures de vérités qui enchaînent l'esprit et le
rapprochent de la bêtise.
(Faim de vie)
◊
Armures et boucliers que nous impose
la fragilité de l'être ne tombent et ne s'abaissent qu'aux merveilleux
instants de grâce qu'offrent parfois l'amour et l'amitié.
(Faim de vie)
◊
Paradoxe. Qui parle du sort du monde,
ne se soucie le plus souvent que de la survie de l'humanité, sa
principale vermine.
(Amertumes)
◊
L'amour exclusif et possessif,
lorsqu'il réunit deux caractères semblables, réalise l'idéal amoureux
qui oblitère le reste du monde.
(A vrai dire) - Merci à la muse Catherine
◊
Sommes-nous autre chose que les rêves
que nous poursuivons et l'espoir qui les entretient ?
(A vrai dire)
◊
L'esclave qui justifie ses chaînes ne
mérite pas la liberté.
(Amertumes)
◊
Il
n'est pas de bien aussi précieux que le sourire de ceux qu'on aime.
(A vrai dire)
◊
Rien
n'est plus proche du merveilleux que la sensation d'aimer.
(A vrai dire)
◊
Trop
peu d'État, et ce sont les entreprises qui gouvernent les gens, qui
décident de leurs moyens et dictent leurs besoins.
(A vrai dire)
◊
Méfie-toi
du flatteur, méfie-toi de toi-même.
(A vrai dire)
◊
Les
communautés humaines sont détestables. Pour s'en convaincre, il suffit
d'entendre ce qui s'y dit des absents.
(Amertumes)
◊
Quand
on a peu d'occasions de se réjouir de l'existence, nos instants de joie
nous semblent suspects ou coupables.
(Amertumes)
◊
Le
cœur blessé, rendu cruel par la souffrance, ramène sans cesse l'âme
égarée au souvenir de l'amour perdu.
(Sans, tu mens)
◊
L'insignifiance
des êtres s'estime à la futilité de leurs passions.
(Amertumes)
◊
Au
contraire du fouillis multiculturel, la société multiraciale ou
multiethnique est parfaitement viable, pour autant que tous adhèrent aux
mêmes valeurs morales et sociales, culturelles par essence.
(A vrai dire)
|