Dernières mises à jour
Aphorismes, maximes, pensées
et humeurs.
.©
Romain Guilleaumes. Tous droits réservés.
◊
On est jeune
et con tant qu'on prend ses rêves pour des réalités et ses idées
reçues pour des vérités. Les deux sont associables, mais pas
forcément.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Donnez un peu
de pouvoir à celui qui en est dépourvu et il en abusera.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Puisque le
présent est déjà le passé de l'avenir, ceux qui nient la
valeur du passé nient déjà celle du présent.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Qui sème le
doute, récolte la défiance et la colère.
(Reliefs et
digestifs)
◊
L'homme qui ne
place pas sa femme en tête de liste de ses passions et
priorités reste un cœur à prendre.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Tout métier
dont l'objet revient à nuire à autrui devrait frapper
d'infamie ceux qui l'exercent sans états d'âme.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Ceux qui
vantent leur intelligence publiquement avouent ainsi en
manquer cruellement.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Toute aide
sociale doit bénéficier aux faibles, aux fragiles et aux
nécessiteux ; l'abus du système commence là où l'aide
profite à qui s'en passerait aisément pour vivre décemment.
(Reliefs et
digestifs)
◊
L'amour est
l'unique espoir pour l'homme de trouver mieux que lui-même,
un idéal qui peut le réconcilier avec l'existence.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Volatiles sont
les larmes ; pleureuse du jour, aux éclats rira demain.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Si nous avons
tous un passé et un présent, d'avenir gardons-nous d'en
préjuger.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Je n'ai jamais
nuit à quiconque qui ne m'ait d'abord fait quelque misère ; mais
alors mon mépris, ou ma haine et ma rage, n'ont plus connu ni mesure,
ni répit.
(Reliefs et
digestifs)
◊
La science
n'est à la connaissance que la photographie d'un instant
fugace, celui de l'état présent du savoir.
Véritable art de
l'éphémère, une science est toujours en danger d'être
contestée, corrigée, niée ou désavouée par de nouvelles
découvertes. Figée, elle ne serait plus science mais
doctrine.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Ordre, rigueur
et discipline forment le terreau nourricier de la sécurité.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Est fragile et
n'est peut-être qu'apparence le couple qui tolère que
"je" l'emporte sur "nous".
(Reliefs et
digestifs)
◊
De trop
nombreuses femmes ne semblent avoir retenu qu'une seule
chose de l'égalité des sexes : qu'elles avaient désormais le
droit de se montrer aussi vulgaires que les hommes, sinon
plus.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Il y a deux
sortes d'humains : ceux qui estiment que leur corps est un
outil au service de leur cerveau, et ceux qui pensent que
leur cerveau doit contribuer à satisfaire les exigences de
leur corps et de leurs sens.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Réussir des
études n'est pas une question d'intelligence, mais de
travail, de méthode et de discipline.
(Reliefs et
digestifs)
◊
"Croire
savoir" et "croire comprendre" fondent la plupart des
erreurs de l'humanité.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Fumer est un
excellent moyen de se tuer en y prenant plaisir.
L'à peine sevré qui déprime, par l'un et l'autre se
laisserait volontiers tenter.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Qu'est-ce
qu'un libéral ? Quelqu'un qui a plus de fric que son voisin.
Qu'est-ce qu'un socialiste ? Quelqu'un qui veut avoir plus
de fric que son voisin.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Critiquer ses
amis dans la sphère privée est un devoir, le faire sur la
place publique procède d'une nature foncièrement inamicale.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Lorsque,
inlassablement, les événements qui dirigent votre vie
échappent à votre emprise, lorsqu'ils contrarient votre
volonté, vous bousculent et vous tourmentent, c'est
peut-être par la volonté d'une puissance supérieure et
mystérieuse qui souhaite vous amener à un certain endroit,
dans un certain état d'esprit, à un moment donné, afin que
vous y posiez les seuls actes capables d'assurer votre
renouveau...
(Reliefs et
digestifs)
◊
Seuls les
privilèges d'autrui nous paraissent illégitimes. C'est là ce
qui nous rend si communs.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Ce que l'Homme
espère de la mort, ce n'est pas Dieu mais la possible
perpétuation de l'esprit au-delà du corps. Cet espoir-là ne
fait pas vivre, il aide à mourir.
(Reliefs et digestifs)
◊
La politique,
de tous les bords et pas seulement aux extrêmes, ne consiste
jamais qu'à désigner deux ou trois boucs émissaires à la
vindicte populaire et à capitaliser sur leur diabolisation.
(Reliefs et
digestifs)
◊
La
vie creuse plus de cicatrices au cœur que de rides au front.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Qu'est-ce
qu'un littéraire pur jus peut bien faire dans un milieu de
scientifiques distingués, sinon passer pour un imbécile ?
(Reliefs et
digestifs)
◊
Les gens
intelligents et les imbéciles ont en commun de se croire
intelligents et de prendre les autres pour des imbéciles.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Une famille
recomposée, c'est d'abord deux familles décomposées. Il n'y
a là rien d'admirable ou de réjouissant.
(Reliefs et
digestifs)
◊
La bêtise est
toujours prompte à s'admirer.
(Reliefs et
digestifs)
◊
L'homme qui se
révèle capable de préférer la solitude aux histoires de sexe
et aux affections de façade, cet homme-là est enfin mûr pour
l'amour.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Le premier pas de la
philosophie consiste à
penser l'homme indépendamment des systèmes qui
l'asservissent, dont il fut l'initiateur avant d'en perdre
le contrôle.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Que te reste-t-il à
vivre ? Ce que tu as déjà vécu : un peu de bien, un peu de
moche, beaucoup de rien, et du temps qui passe...
(Reliefs et
digestifs)
◊
Elle m'éloigna
de l'orbite de ses sourires, à des années lumière des
faveurs de son cœur.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Le nostalgique
ne savoure le présent qu'au passé, lorsqu'il a cessé
d'être éphémère.
(Reliefs et
digestifs)
◊
L'humain de
qualité est animé par la tendresse du sentiment et par la
fermeté de l'opinion. Par l'un il respecte les gens, par
l'autre il crée le débat qui fait évoluer le groupe.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Quand
l'Histoire fait un procès, c'est toujours celui d'un vaincu
; aux vainqueurs, elle accorde ses éloges, son respect ou
son silence complice.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Aucune
religion - d'hier ou d'aujourd'hui, d'ici ou d'ailleurs - ne
peut survivre qui ne tend vers l'universalisation de son
message et de ses valeurs. Elle n'a d'autre choix que
convertir ou combattre qui s'en défie ou s'en détourne.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Celui dont
l'unique conviction lui enjoint d'entendre tous les vents,
sans jamais prendre parti, vaut moins qu'un ignorant.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Tes convictions ne
doivent de comptes qu'à ta conscience. Au contraire de ceux
de tes actes qui nuisent à autrui.
(Reliefs et
digestifs)
◊
La maturité est
cette dignité que l'on acquiert en faisant siens les partis
pris d'un ensemble social que l'on intègre.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Pour toute
matière précieuse, peu de gens distinguent aisément les
nombreux faussaires des trop rares orfèvres. L'amour n'y
fait pas exception.
(Reliefs et
digestifs)
◊
L'esprit de
conformité répond au principe des vases communicants. Ainsi,
celui qui épouse corps et âme l'ordre socio-économique, au
point d'en devenir un incorruptible parangon, revendique
généralement le droit de se soustraire à l'ordre moral qu'il
méprise. Et la réciproque se constate tout autant.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Méfiez-vous d'un
cœur qui souffre, il sera bientôt bourreau.
(Reliefs et
digestifs)
◊
J'ai vu tant
de mes rêves s'écrouler que je me demande comment je
n'étouffe pas sous leurs décombres.
(Reliefs et
digestifs)
◊
La mort d'un proche
est toujours une leçon de vie qui nous enseigne, ou nous
rappelle, que chaque individu qui nous touche est un
précieux joyau qu'il nous faut chérir tant qu'il est là,
quoi qu'il fasse, quoi qu'il soit, quoi qu'il ait.
(Reliefs et
digestifs)
◊
J'ai retrouvé mon
sourire parmi ceux que tu m'as offerts.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Les livres sont des
oreilles à la langue bien pendue, les secrets n'y sont pas
en sécurité.
(Reliefs et
digestifs)
◊
C'est avoir tort que
d'avoir raison le premier.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Il y a des gens qui
disent faire couple avec quelqu'un qu'ils ne voient que pour
dormir...
(Reliefs et
digestifs)
◊
Il y a trop
d'enfants qui ne ressemblent pas du tout à leur père pour croire que la
nature de la femme est plus sage et plus fidèle que celle de l'homme.
(Reliefs et
digestifs)
◊
La vérité est unique
mais sa perception varie selon l'angle et la lumière.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Souvent,
c'est lorsqu'on ne possède rien qu'on prône le plus volontiers les
vertus d'une vie de partage.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Ne vivent dans le
présent que ceux qui ne furent rien et ne seront bientôt plus.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Ne peut se donner
que celui qui s'appartient.
(Reliefs et
digestifs)
◊
L'humanisme n'est ni
plus ni moins que du racisme d'espèces ; un racisme tolérable et même
encouragé, comme le fut l'autre jusqu'au dernier tiers du vingtième
siècle.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Le peuple est
partout et de tous temps pareil : il exige la liberté de faire ce que
bon lui semble, sans entraves, mais il incrimine et charge l'autorité ou
l'Etat des conséquences néfastes de ses actes.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Il est rare que nous
soyons disposés à entendre une vérité qui ne confirme pas nos
convictions ou nos croyances.
(Reliefs et
digestifs)
◊
On n'a jamais que la
société que méritent nos journalistes.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Seul le
journaliste qui enrichit mon savoir et contribue à l'évolution de mon
raisonnement est digne de l'idée que je me fais de son métier.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Libérée du
poids de ses illusions, la vie d'un homme ne tient qu'à un fil, celui
qui le relie à la société.
(Reliefs et
digestifs)
◊
On meurt toujours
plus ignorant que savant ; mille ans ne suffiraient pas pour assimiler
tout le savoir humain.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Il ne suffit pas
d'être ignorant de sa bêtise pour connaître le bonheur, regardez les
envieux.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Altruiste, j'aime
l'autre pour lui-même ; égoïste, j'aime l'autre pour ce qu'il m'apporte.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Lorsque quelqu'un
s'obstine à nier une vérité pourtant démontrée, j'aime penser qu'il est
de mauvaise foi car il n'est d'autre option que la bêtise.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Celui qui estime que
faire le bonheur d'autrui mérite la récompense du faire savoir est
aussi médiocre et mesquin qu'égoïste.
(Reliefs et
digestifs)
◊
L'homme de confiance
croule sous les questions et non sous les réponses qu'il avance parfois
avec conviction mais toujours au conditionnel.
(Reliefs et
digestifs)
◊
L'homme n'est
sociable que par crainte des tourments de la solitude.
(Reliefs et
digestifs)
◊
L'athéisme a aussi
ses fanatiques, intégristes et dogmatiques, particulièrement dangereux puisqu'ils
officient dans les médias et dans les universités, là où l'on façonne la
pensée du peuple et de ses élites.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Il est très
difficile de croire en la vocation socialiste de ceux qui malmènent
leurs subalternes et réjouissent leur banquier.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Ce qui n'est
pas radical ne peut être souverain, Majesté.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Passer sa vie à
enrichir un cerveau destiné à mourir et à disparaître, c'est le comble
de l'absurde s'il n'y a personne à qui transmettre le savoir acquis.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Le malin se
sert, utilise et manipule ce qui existe afin de satisfaire ses intérêts
ou d'atteindre ses objectifs ; l'intelligent décrypte le complexe,
interroge et s'interroge afin d'éclairer l'obscur, d'innover ou
d'inventer.
(Reliefs et
digestifs)
◊
La lobotomie
est l'opération par laquelle chacun peut accéder au bonheur.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Le plus
souvent, la
musique qui ne sert aucun texte n'est à mes oreilles que du bruit dont
les sons oscillent entre vaguement et franchement dysharmonieux.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Société,
entreprise et famille sont les trois systèmes coercitifs
dont l'homme croit son bonheur indissociable.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Tout ce qui
distingue l'Homme de la bête se trouve dans sa tête, mais il limite ses
passions à cultiver son corps et satisfaire ses sens.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Ne se croient
la vocation de servir que ceux qu'on éduque en ce sens.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Je suis arrivé
à un âge où l'on vous casse les oreilles avec tout ce qu'il faut arrêter
afin de vivre vieux plus longtemps.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Celui dont l'orgueil
et la fierté ne tolèrent aucun échec, perd vite son esprit d'entreprise.
(Reliefs et
digestifs)
◊
L'idiot répute comme
fausses les vérités qu'il ignore et rit grossièrement de qui les
professe.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Se réaliser dans sa
vie professionnelle trahit d'abord un cruel défaut de vie personnelle.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Avec pour devise "Ni obéir, ni soumettre", on ne va jamais loin dans la
société des hommes, sinon seul et en marge.
(Reliefs et
digestifs)
◊
Celui qui n'a pas d'argent est
simplement pauvre, mais celui qui n'a connu ni l'amour ni la passion est
inaccompli.
(Salmigondis)
◊
Le raisonnement
populaire repose sur un axiome inaltérable : toute vérité que la
majorité n'admet pas se réfute au titre d'erreur.
(Reliefs et
digestifs)
◊
S'il faut renoncer à défendre et
promouvoir sa propre identité culturelle pour mieux s'ouvrir et
s'imprégner de celle d'autrui, que les immigrés commencent !
(Salmigondis)
◊
Lorsque l'art d'un artiste devient son
métier, ils ne sont plus l'un et l'autre que commerce et comptable.
(Salmigondis)
◊
Le droit des gens
doit l'emporter sur le droit des entreprises, mais les
intérêts particuliers doivent s'effacer devant l'intérêt
général.
(Salmigondis)
◊
A quelques très rares exceptions près,
il n'y a que les imbéciles et les ignorants pour ne jamais douter d'eux,
et ça leur réussit ma foi fort bien.
(Salmigondis)
◊
L'Homme ne pourra s'enorgueillir de son intelligence que le jour où il
s'affranchira, sans concession, de tout ce qui nie et de tout ce qui
nuit à son libre arbitre, des idéologies et religions jusqu'au veau d'or
et à la société de consommation, la plus subtile et perverse des
servitudes.
(Salmigondis)
◊
L'enseignement produit surtout des
individus qui se croient instruits et cultivés lorsqu'ils ne sont que
conditionnés et endoctrinés.
(Salmigondis)
◊
L'obligation faite à chaque être
humain de gagner sa vie n'est ni le plus court, ni le plus évident
chemin vers la liberté, pourtant promise à chaque animal.
(Salmigondis)
◊
L'obligation de vivre en société n'est
supportable que si l'on se dérobe à l'obligation de plaire toujours et à
tous.
(Salmigondis)
◊
Ce qu'on lit en diagonale, on le
comprend de travers.
(Salmigondis)
◊
L'insouciance n'a jamais habité un
être intelligent, à moins qu'il soit corrompu par l'amour.
(Salmigondis)
◊
On ne hait bien que ce qu'on a trop
aimé.
(Salmigondis)
◊
Bien que vieillissant, il vous reste
de vrais amis ? C'est que vous n'avez pas dû faire grand-chose de bien
ou de mal pour qu'ils ne soient devenus ni envieux, ni dédaigneux.
(Salmigondis)
◊
Plus on pense à la somme vertigineuse
de coïncidences favorables qu'il a fallu pour aboutir à ce monde tel
qu'il est, plus on se dit que le hasard a bon dos.
(Salmigondis)
◊
Quand on vieillit, c'est fou le temps
que l'on passe "entre deux âges".
(Salmigondis)
◊
J'ai peine à comprendre que l'on
puisse passer le plus clair de son temps loin de ceux que l'on dit
aimer. Travail, argent, loisirs, devoir, qu'ont-ils donc qui pèse plus
lourd que le besoin de vivre et de dire son amour à chaque instant, de
profiter de ces rares privilèges dont la vie nous privera toujours trop
tôt ?
(Salmigondis)
◊
L'Homme est un simple élément,
constitutif mais non nécessaire, de la Nature et en aucun cas son
maître.
(Salmigondis)
◊
Tout ce qui précède l'apocalypse
s'appelle le progrès.
(Salmigondis)
◊
La complaisance des pères avait toléré
l'émergence du nazisme, celle des fils encourage la propagation de
l'islam ; j'en pleure avec toi, mon pauvre David...
(Salmigondis)
◊
Les faux cons sont des ignorants curieux
de tout, les vrais cons sont des gens instruits curieux de rien.
(Salmigondis)
◊
Si tu penses avec tes émotions, tes
sentiments et tes humeurs, viscéral tu es, primaire et animal tu restes.
(Salmigondis)
◊
La liberté est un plus lourd fardeau
que la servitude. Les animaux supérieurs le pressentent par instinct et
s'organisent dès lors en société.
(Salmigondis)
◊
Les complices d'un système en sont les
premiers esclaves.
(Salmigondis)
◊
Quand un philosophe croit rencontrer
Dieu, c'est toujours là où il entendait démontrer son inexistence et
l'omnipotence de l'Homme.
(Salmigondis)
◊
J'aime les femmes, précieuses et
rares, qui sont honnêtes et sincères lorsqu'elles soutiennent préférer
l'amour à l'argent.
(Salmigondis)
◊
Le principal moteur de l'ambition des
hommes est la cupidité des femmes.
(Salmigondis)
◊
Le couple meurt lorsque l'enfant
paraît.
(Salmigondis)
◊
Les faibles et les fragiles ont autant
le droit de vivre décemment, par la seul grâce de leur naissance, que
les forts et les malins. Hors de ce principe, se perpétue la sélection
naturelle qui exclut jusqu'à l'idée de civilisation.
(Salmigondis)
◊
En règle générale, le pessimiste est
tout simplement mieux informé que l'optimiste.
(Salmigondis)
◊
A force d'être seul, on finit
libre. Désespérément libre.
(Salmigondis)
◊
Fille de l'assurance, l'audace est
mère de quelques échecs et de toutes les réussites.
(Salmigondis)
◊
Si tu n'étais pas né, le monde ne
serait pas différent de ce qu'il est. Seuls les grands politiques,
l'élite scientifique et quelques artistes échappent à cette leçon
d'humilité.
(Salmigondis)
◊
A de notables exceptions invérifiées
près, il n'est pas de couple vieux de quelques années qui n'abrite au
moins un cocu.
(Salmigondis)
◊
Le doute est l'aphrodisiaque de
l'intelligence et le poison du cœur.
(Salmigondis)
◊
En démocratie, grands cœurs et petits
esprits sont les fléaux qui légitiment la démagogie et le populisme,
répugnants parasites d'un fruit qui eut pu être si délicieux.
(Salmigondis)
◊
Lorsque des intérêts particuliers
prévalent sur l'intérêt collectif, tout système devient inique et
appelle son abolition.
(A vrai dire)
◊
S'il n'est la réponse à un authentique
repentir, le pardon n'est qu'aveu de faiblesse.
(A vrai dire)
◊
La mort n'est peut-être qu'un au
revoir, tel est des hommes le plus fol espoir.
(Faim de vie)
◊
Tout ce qui meurt avec l'individu n'a
finalement que très peu d'importance.
(Faim de vie)
◊
Ne juge pas autrui à l'aune de tes
propres valeurs, mais estime-le selon son intégrité et sa cohérence par rapport à celles
qu'il professe.
(Faim de vie)
◊
Une vie ratée, c'est d'abord une
succession de rendez-vous manqués.
(Faim de vie)
◊
Pour rencontrer des gens honnêtes, il
est préférable de s'éloigner des chemins de la réussite.
(Amertumes)
◊
Croire en quelqu'un de tout son cœur,
de toute son âme, donne un sens plus sûr à la vie que tous les rêves et
toutes les espérances.
(Faim de vie)
◊
Les convictions qui s'enracinent
prennent des allures de vérités qui enchaînent l'esprit et le
rapprochent de la bêtise.
(Faim de vie)
◊
Armures et boucliers que nous impose
la fragilité de l'être ne tombent et ne s'abaissent qu'aux merveilleux
instants de grâce qu'offrent parfois l'amour et l'amitié.
(Faim de vie)
◊
Paradoxe. Qui parle du sort du monde,
ne se soucie le plus souvent que de la survie de l'humanité, sa
principale vermine.
(Amertumes)
◊
L'amour exclusif et possessif,
lorsqu'il réunit deux caractères semblables, réalise l'idéal amoureux
qui oblitère le reste du monde.
(A vrai dire)
◊
Sommes-nous autre chose que les rêves
que nous poursuivons et l'espoir qui les entretient ?
(A vrai dire)
◊
L'esclave qui justifie ses chaînes ne
mérite pas la liberté.
(Amertumes)
◊
Il
n'est pas de bien aussi précieux que le sourire de ceux qu'on aime.
(A vrai dire)
◊
Rien
n'est plus proche du merveilleux que la sensation d'aimer.
(A vrai dire)
◊
Trop
peu d'Etat, et ce sont les entreprises qui gouvernent les gens, qui
décident de leurs moyens et dictent leurs besoins.
(A vrai dire)
◊
Méfie-toi
du flatteur, méfie-toi de toi-même.
(A vrai dire)
◊
Les
communautés humaines sont détestables. Pour s'en convaincre, il suffit
d'entendre ce qui s'y dit des absents.
(Amertumes)
◊
Quand
on a peu d'occasions de se réjouir de l'existence, nos instants de joie
nous semblent suspects ou coupables.
(Amertumes)
◊
Le
cœur blessé, rendu cruel par la souffrance, ramène sans cesse l'âme
égarée au souvenir de l'amour perdu.
(Sans, tu mens)
◊
L'insignifiance
des êtres s'estime à la futilité de leurs passions.
(Amertumes)
◊
Au
contraire du fouillis multiculturel, la société multiraciale ou
multiethnique est parfaitement viable, pour autant que tous adhèrent aux
mêmes valeurs morales et sociales, culturelles par essence.
(A vrai dire)
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